La question revient de plus en plus souvent sur le circuit : faut-il limiter l’accès des joueurs du Top 50 mondial aux tournois FIP Silver et Bronze ?
Un débat relancé la semaine dernière lors du FIP Silver Dubaï, où l’on a vu des joueurs de très haut niveau, Lucas Bergamini, Gonzalo Rubio, Pablo Lijó, Iñigo Jofre, Javi Garrido, Guillermo Collado, Pol Hernández et d’autres s’aligner dans un tournoi qui, en termes de points, pèse finalement assez peu pour eux.
Un problème d’équité sportive ?
Pour les joueurs du Top 50, l’intérêt est surtout de garder du rythme, tester un nouveau partenaire ou sécuriser quelques points.
Mais pour des joueurs moins bien classés, ces tournois représentent une opportunité cruciale de progression.
Quand une tête d’affiche débarque sur un FIP Silver ou Bronze, elle verrouille mécaniquement une partie du tableau, réduisant fortement les chances de points pour ceux qui en ont réellement besoin pour monter.
C’est exactement ce que dénoncent plusieurs joueurs.
La position d’Edu Alonso
Edu Alonso l’a expliqué récemment :
« Je le vois très mal et c’est un grand problème pour les jeunes. Si on ne nous empêche pas de jouer ces tournois, il leur sera très difficile de progresser. »
En clair : sans règles, le système favorise les plus forts, même sur les tournois censés servir de tremplin.
Un calendrier déjà saturé pour l’élite
L’argument des opposants à une interdiction est simple :
les joueurs doivent être libres de jouer où ils veulent.
Mais aujourd’hui, le circuit offre déjà énormément d’options aux meilleurs :
- Premier Padel (26 tournois)
- FIP Platinum (6 tournois – 300 points)
- FIP Gold (13 tournois)
- Des exhibitions lucratives (Hexagon Cup, Reserve Cup, etc.)
Autrement dit, les opportunités de points et de prize money pour l’élite ne manquent pas.
À l’inverse, pour un joueur hors Top 100, les FIP Silver et Bronze sont souvent la seule porte d’entrée vers le classement.
Vers un modèle à la française ?
Sur le circuit français, il existe déjà des limitations de classement par catégorie de tournoi, ce qui permet :
- d’avoir des tableaux plus homogènes
- de garantir des points aux joueurs en progression
- d’éviter qu’un Top joueur vienne « verrouiller » un P100 ou un P250
Une régulation similaire au niveau international pourrait clarifier la hiérarchie des tournois et redonner du sens à chaque catégorie.
Liberté sportive ou protection du développement ?
Deux visions s’opposent :
Pour l’interdiction :
- protéger les jeunes joueurs
- préserver la logique des catégories
- favoriser la progression des paires émergentes
Contre l’interdiction :
- liberté totale d’inscription
- besoin de rythme pour l’élite
- attractivité accrue des tournois grâce aux têtes d’affiche
Le débat est loin d’être tranché, mais une chose est sûre :
avec la multiplication des tournois et la densité du calendrier, la question de la régulation du CUPRA FIP Tour devient centrale pour l’équilibre du padel mondial.
Alors, faut-il interdire les joueurs du Top 50 sur les FIP Silver et Bronze ?
Ou simplement mieux structurer le système ?
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !
























































































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