Le padel explose en France. Les clubs se remplissent, les terrains se multiplient et de plus en plus de joueurs cherchent à progresser… rapidement. Une question revient alors souvent : comment franchir un cap ? Pour beaucoup, la réponse passe encore par l’Espagne, où le padel fait partie de la culture sportive depuis bien plus longtemps.
La France progresse rapidement, avec de plus en plus de bons joueurs et des coachs souvent issus du tennis. Le diplôme spécifique créé par la Fédération française de tennis n’existe toutefois que depuis trois ans. L’Espagne conserve donc une longueur d’avance sur un point essentiel : la pédagogie et près de 30 ans d’expérience dans l’enseignement du padel.
Là-bas, le padel n’a jamais été considéré comme un simple dérivé du tennis. Il est enseigné comme une discipline à part entière, avec ses propres codes, sa propre culture et une lecture du jeu spécifique. Le tennis reste malgré tout un atout, puisque de nombreux éléments techniques se rejoignent, notamment sur la biomécanique des gestes ou les appuis.
En Espagne, le padel s’apprend autrement
Ce qui frappe souvent les joueurs français lorsqu’ils partent s’entraîner en Espagne, ce n’est pas uniquement le niveau des joueurs locaux. Il y a aujourd’hui d’excellents joueurs en France également. La différence se situe surtout dans la précision de l’enseignement.
Le coach espagnol ne se contente généralement pas de corriger un geste. Il cherche à comprendre pourquoi le joueur commet une erreur, dans quelle situation elle apparaît, quel choix tactique l’a provoquée et comment l’intégrer dans une logique de jeu plus globale. On ne réfléchit pas seulement à la balle que l’on reçoit, mais surtout aux conséquences du choix effectué et aux coups qui vont suivre.
Au padel, progresser ne consiste pas uniquement à mieux frapper la balle. Il faut apprendre à défendre avec les vitres, choisir entre un lob, une chiquita ou une balle tendue, savoir quand accélérer, quand temporiser, quand fermer les angles ou accepter de reconstruire le point. Cette culture tactique est beaucoup plus ancienne en Espagne, et c’est précisément ce qui peut faire gagner un temps précieux à un joueur amateur.
Le piège des stages remplis de matchs
Attention toutefois : partir en Espagne ne garantit pas automatiquement de progresser. Avec l’explosion du padel, le tourisme sportif s’est fortement développé, et toutes les offres ne se valent pas. Certains séjours vendus comme des stages de progression sont en réalité de simples vacances padel, avec autant de cours que de matchs contre des joueurs locaux.
Sur le papier, cela peut sembler séduisant. Jouer tous les jours, affronter des Espagnols, multiplier les parties… Mais pour apprendre réellement, ce n’est pas toujours la bonne méthode. Un joueur qui prend un cours le matin et rejoue en match l’après-midi risque très vite de retomber dans ses anciens réflexes. C’est un peu comme aller chez le médecin pour soigner un rhume, puis retourner volontairement dans le froid tous les jours : le traitement existe, mais on ne lui laisse pas le temps d’agir.
Un bon stage doit d’abord créer une période d’apprentissage sur 3/4 jours idéalement. On travaille un geste, une situation, un déplacement, une intention tactique. On la répète, on crée des ancrages, on ajuste, on assimile via des leçons répétées : on prend nos médicaments, on se soigne, on crée de nouveaux automatismes parce qu’on n’est plus en match !
Les matchs peuvent avoir un intérêt, mais plutôt en fin de séjour, après 6/8 leçons, pour tester les acquis sous pression, idéalement sous le regard de votre coach. Selon ToPadel, les matchs imposés trop tôt font justement partie des erreurs fréquentes, car ils empêchent souvent d’ancrer les acquis et on démonte tout aussi vite les informations fournies à l’élève : on lui donne du contenu, mais on ne l’entraine pas dans des situations qui vont de balles répétées vers des séquences connues, puis des séquences aléatoires qui ressemblent à des conditions de match. Une fois que l’élève maitrise un nouveau geste, déplacement, appui, en situation aléatoire ou innatendue ; il est prêt à aller en match se tester !
Bon joueur ne veut pas toujours dire bon coach
L’autre piège concerne le choix de l’entraîneur. En Espagne, beaucoup de joueurs ont un très bon niveau. Mais être un bon joueur ne suffit pas à faire un bon pédagogue. Un coach de padel doit savoir observer, diagnostiquer, corriger, expliquer simplement, adapter les exercices au niveau du joueur et construire une progression cohérente.
Certains opérateurs revendent très cher des heures de cours avec des coachs “à touristes” peu expérimentés. C’est surtout vrai dans les villes qui sont les plus exposées au tourisme : Barcelone, Marbella, les Canaries… Pour trouver un bon coach dans ces villes, il faut souvent avoir un bon carnet d’adresse et mettre un peu plus cher que la moyenne espagnole car la demande pour les meilleurs y est plus forte ! Pour le joueur étranger, il peut être difficile de faire la différence entre un vrai entraîneur reconnu, un ancien joueur reconverti sérieusement et un simple bon joueur local. C’est là que le choix d’un intermédiaire sérieux devient essentiel.
Avant de réserver, il faut regarder plusieurs éléments : l’expérience du coach, sa spécialisation, son niveau réel d’encadrement, la clarté des tarifs, le contenu du planning proposé. Une offre sérieuse doit être transparente. Elle doit expliquer ce que le joueur va travailler, avec qui, à quel rythme et dans quel objectif.
Partir en Espagne, oui, mais avec la bonne méthode
Pour ceux qui veulent organiser un vrai séjour de progression, des plateformes spécialisées sur les stages en Espagne comme ToPadel, permettent justement de mieux cadrer le projet. L’intérêt n’est pas seulement de partir jouer au soleil, mais de trouver le bon coach, dans la bonne ville, avec un programme adapté à son niveau et à ses objectifs.
ToPadel met notamment en relation les joueurs avec des coachs et académies sélectionnés dans plusieurs villes espagnoles, avec des profils capables d’accompagner aussi bien des débutants motivés que des joueurs plus confirmés. La plateforme revendique 45 coachs disponibles, dont certains évoluent ou ont évolué dans l’environnement du circuit professionnel Premier Padel.
Le vrai objectif : revenir avec un jeu différent
Un bon stage de padel en Espagne ne se mesure pas seulement au nombre d’heures passées sur le terrain. Il se mesure à ce que le joueur ramène avec lui : une meilleure lecture du jeu, des choix plus simples, des gestes plus propres, une défense plus calme, une attaque plus intelligente. L’objectif n’est pas de jouer plus, mais d’apprendre mieux.
L’Espagne reste aujourd’hui l’un des meilleurs terrains d’apprentissage pour cela. À condition de ne pas confondre stage intensif et séjour rempli de matchs, ni coach expérimenté et simple bon joueur local. Pour progresser vite, il faut du volume, oui. Mais surtout de la méthode, de la pédagogie et un encadrement vraiment adapté. C’est souvent là que se fait toute la différence.



































































































Padel Sporting Club Évreux : de 7 à 11 pistes en un an, le complexe normand poursuit son développement
P1000 Break Padel Club – Résultats / Live / Programmation
Kuwait Major : Fonteny / Moragues renouent avec la victoire et défieront la tête de série 1 des qualifications
P1000 Casa Padel Tres Kingersheim – Résultats / Live / Programmation
Coki Nieto envisage de passer à droite : « Les autres arrivent comme des avions physiquement »
Jérôme Inzerillo : « Le padel français a besoin de structures, de bons entraîneurs et de jeunes qui s’investissent »
Michel Corbière (Forest Hill) : « Il va y avoir beaucoup de mauvais clubs de padel, parce qu’il y en aura trop aux mauvais endroits… »
Michel Corbière (Forest Hill) : « Je ne peux pas mourir sans savoir jouer au tennis »
FIP Tour – Blanqué, Hugounenq, Merah… le programme des Français ce vendredi, avec plusieurs têtes de série dans le viseur
Mondial 2026 : Coello / Galán face à Tapia / Chingotto, le duel que tout le padel rêve de voir ?
Leo Augsburger avant les Mondiaux : « Avec Tino Libaak à droite, on peut battre n’importe qui »
Le padel pèse 8,6 milliards d’euros dans l’économie mondiale en 2026
Le padel dépasse le million de licenciés dans le monde : une croissance de 31 %
France, Allemagne, Royaume-Uni : les trois nouveaux moteurs du padel européen
Padel mondial : l’Espagne reste la référence, mais la France et ses voisins accélèrent
Padel Quest Awards : dix spécialistes en lice pour le titre de meilleur stage de padel de l’année
Perd-on son classement Padel FFT après plus d’un an sans licence / sans compétition ?
Padel Xperience : l’Académie ouvre le 2 novembre à Marcheprime, avant l’inauguration du complexe en 2027
La Toussaint – Les Pyramides organisent un stage de padel pour adultes avec un tournoi P50 pour clôturer la semaine
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes