Martín Di Nenno a fait une révélation sur l’une des décisions les plus marquantes de sa carrière. En 2023, alors qu’il formait avec Franco Stupaczuk les célèbres « Superpibes », l’Argentin a reçu une proposition d’Ale Galán pour jouer à ses côtés. Une opportunité que beaucoup de joueurs auraient acceptée sans hésiter. Mais Di Nenno avait une seule idée en tête : poursuivre son histoire avec Stupa. Un choix du cœur, motivé par une amitié qui dépasse largement les terrains de padel.

« Tout ce que je voulais, c’était rejouer avec Franco »

C’est une confidence qui en dit long sur la relation entre Martín Di Nenno et Franco Stupaczuk. Interrogé sur une proposition reçue d’Ale Galán en 2023, le joueur de droite argentin a confirmé avoir refusé de s’associer à l’Espagnol pour rester aux côtés de son compatriote.

« Tout ce que je voulais quand je suis revenu jouer, c’était retrouver Franco. C’était mon objectif, mon rêve. Je ne sais pas si le mot est amour ou autre chose, mais j’ai toujours voulu rejouer avec lui. »

Une déclaration forte de la part de Di Nenno, dont la carrière a été bouleversée par un grave accident de voiture en 2016. Après avoir traversé cette épreuve et retrouvé progressivement le plus haut niveau, l’Argentin n’avait jamais abandonné l’idée de reformer son association avec Stupaczuk, son partenaire de jeunesse.

« Quand il t’arrive quelque chose de très grave qui interrompt ta carrière ou ta vie quotidienne, tu essaies de retrouver la normalité le plus rapidement possible. Moi, il m’a fallu huit ans pour rejouer avec Franco. »

Malgré les titres remportés avec Paquito Navarro et les différentes étapes de sa carrière, Di Nenno gardait donc cette envie de retrouver celui avec qui il avait grandi sur les pistes.

Un choix du cœur plutôt qu’une association avec Galán

À l’époque, Ale Galán faisait déjà partie des références absolues du padel mondial. S’associer à lui représentait une opportunité sportive considérable, avec la perspective de se battre régulièrement pour les plus grands titres du circuit.

Mais pour Di Nenno, la question ne se résumait pas aux résultats. Après tant d’années à espérer reformer les Superpibes, il n’était pas question de tourner la page aussi rapidement.

« Je l’ai dit à Galán : je te remercie énormément, mais tout ce que je voulais, c’était revenir jouer avec Franco. »

Un choix qui ressemble à une véritable preuve d’amitié et de fidélité envers Stupaczuk. Les deux Argentins ont ensuite écrit l’une des belles histoires du padel moderne, devenant une paire emblématique du circuit et remportant plusieurs titres ensemble.

Leur complicité, leur complémentarité et leur histoire commune ont largement contribué à faire des Super Pibes l’une des associations les plus appréciées du public.

« C’est là que j’ai commencé à prendre de mauvaises décisions »

Mais avec le recul, Martín Di Nenno porte aussi un regard critique sur la manière dont il a géré la suite de sa carrière. Car quelques mois après avoir refusé Galán pour rester avec Stupaczuk, l’Argentin a finalement décidé de mettre un terme à leur association.

« Trois mois ont passé, nous avons perdu quatre demi-finales, ma tête n’allait pas bien et j’ai quitté Franco pour jouer avec le Lobo. »

Un revirement qu’il semble aujourd’hui regretter, davantage pour la manière dont les événements se sont enchaînés que pour son envie initiale de retrouver Stupa.

« C’est là que je pense avoir commencé à prendre de mauvaises décisions. Et deux ou trois années sont passées comme ça, sans rien. »

Une autocritique assez rare à ce niveau, qui montre à quel point la gestion des associations peut peser sur la carrière et le mental des joueurs, même parmi les meilleurs mondiaux.

Di Nenno a refusé Galán pour Stupaczuk : « Tout ce que je voulais, c’était rejouer avec Franco »

Et s’il avait accepté la proposition de Galán ?

Difficile de ne pas imaginer ce qu’aurait pu donner une association entre Ale Galán et Martín Di Nenno en 2023. À cette époque, l’Espagnol évoluait à un niveau exceptionnel et faisait partie des joueurs les plus redoutés du circuit. Avec la régularité, la défense et l’intelligence tactique de Di Nenno à droite, cette paire aurait certainement eu les armes pour remporter de nombreux titres.

Aurait-il gagné davantage de trophées avec Galán ? C’est possible, mais personne ne le saura jamais.

Ce qui est certain, c’est que son choix de rester avec Stupaczuk a donné naissance à une période marquante de sa carrière. Les Superpibes ont fait vibrer les amateurs de padel et leur histoire restera bien au-delà des résultats.

Cette confidence rappelle aussi pourquoi Martín Di Nenno est l’un des joueurs les plus respectés du circuit. Derrière le compétiteur se trouve un homme profondément attaché à ses relations humaines, capable de privilégier une histoire d’amitié à une opportunité sportive exceptionnelle.

Et même si l’Argentin reconnaît aujourd’hui certaines erreurs dans ses décisions, une chose ressort de ses mots : retrouver Franco Stupaczuk représentait bien plus qu’un simple choix de partenaire. C’était l’aboutissement d’un rêve qu’il avait attendu pendant des années.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !