Voix désormais familière des retransmissions de Premier Padel en espagnol, Irene Gómez se définit avant tout comme une narratrice. Son rôle, explique-t-elle, ne se limite pas à décrire ce qui se passe sur le terrain, mais à raconter une histoire, en donnant au spectateur les clés nécessaires pour comprendre les joueurs, les contextes et les enjeux.
« Une fois que l’on est en direct, l’objectif est de connaître les joueurs avec des données, des statistiques, pour que cela arrive au spectateur de la manière la plus proche possible », explique-t-elle. Derrière le micro, le travail est constant, exigeant, et parfois plus complexe qu’il n’y paraît.
Donner de l’émotion, même quand le match ne la produit pas
Irene Gómez insiste sur un point fondamental de son métier : chaque match est un univers différent. Certains affrontements sont attendus, portés par un fort engouement, mais ne tiennent pas toujours leurs promesses sur le plan du jeu. À l’inverse, d’autres rencontres, moins médiatisées, peuvent révéler une intensité inattendue.
« Il y a des matches où ce qui se passe dans le 20×10 ne te donne pas tant que ça. Dans ces cas-là, tu dois construire quelque chose », explique-t-elle. C’est là que le travail en amont prend toute son importance : statistiques, parcours des joueurs, éléments de contexte permettent de créer un fil narratif et de maintenir l’intérêt du spectateur.
Cette gestion de l’émotion n’est jamais linéaire. Elle oscille selon les échanges, les temps forts, les moments creux. L’enjeu, selon elle, est de trouver une forme de régularité émotionnelle, sans surjouer ni s’effacer.

Une approche égalitaire, du numéro un au joueur méconnu
Contrairement à de nombreux consultants issus du très haut niveau, Irene Gómez n’a pas été joueuse professionnelle. Elle le reconnaît sans détour. Si elle a pratiqué le padel et connaît certains joueurs et joueuses, elle affirme que cela n’influence en rien son traitement éditorial.
« Je traite tout le monde de la même manière, que ce soit le numéro un mondial ou un joueur classé au-delà de la centième place », affirme-t-elle. Pour les profils moins connus, le travail est même plus exigeant : il faut chercher davantage d’informations, creuser, enquêter, afin de présenter au public la personne qu’il voit sur le terrain, et pas uniquement son classement.
Se remettre en question en permanence
Irene Gómez avoue avoir longtemps évité de se réécouter. Un réflexe humain, mais qu’elle considère aujourd’hui comme une erreur. « Il faut s’écouter pour apprendre », reconnaît-elle. Désormais, elle prend le temps de revoir certaines retransmissions, notamment lorsque le ressenti n’a pas été totalement satisfaisant.
Après la première journée des Finals, par exemple, elle choisit volontairement de revisionner les matches commentés afin d’identifier les axes d’amélioration possibles. Une démarche qu’elle considère indispensable pour progresser, malgré une expérience déjà conséquente.
À seulement 30 ans, elle cumule déjà de nombreuses retransmissions en tennis et en padel, sur des tours majeurs comme sur des premiers tours, ce qui lui permet d’aborder des contextes très différents.
Un parcours déjà riche dans les médias sportifs
Irene Gómez se dit consciente de la chance qu’elle a eue jusqu’ici. À son âge, elle a déjà travaillé pour des groupes de référence comme Mediaset, DAZN ou Movistar Plus, avant de rejoindre le circuit Premier Padel.
« Je me sens très privilégiée », confie-t-elle, tout en restant lucide sur le chemin à parcourir. Les rêves sont encore nombreux. En tennis, elle aimerait voyager davantage et commenter à Wimbledon, après avoir déjà connu Roland-Garros. En padel, un objectif ressort clairement.
Un rêve encore intact : commenter une finale de Mondial
Si elle a déjà participé à des retransmissions de grands événements, Irene Gómez garde un regret : ne pas avoir commenté une finale de Championnat du monde. Présente sur des matches de classement et lors des premières phases, elle estime qu’une finale mondiale représenterait une étape particulièrement forte sur le plan émotionnel.
« Un mondial est très différent. C’est quelque chose de très émotif », explique-t-elle, en soulignant la dimension collective et symbolique de ce type de compétition.
Discrète, exigeante et profondément attachée à la narration sportive, Irene Gómez continue de tracer son chemin micro en main, avec une conviction claire : le padel ne se raconte pas seulement avec des points gagnants, mais avec des histoires.
Directeur & Coach de son Académie haut-niveau à Barcelone : Alexandre partage la vie des circuits FIP & Premier Padel !


































































































Rotterdam P2 : Josemaría et González prennent leur revanche sur Ortega / Araújo et filent en demi-finale
Championnats de France 2026 : Motz / Ledrap au rendez-vous, des affiches alléchantes en huitièmes
Les « Dimanches Roses » : Padelistes ouvre gratuitement ses pistes aux femmes pendant tout le mois d’octobre
Fitia Robinson, 17 ans et déjà de grandes ambitions : « Ce serait trop bien de représenter la France »
Andrea Ustero désigne Paula Josemaría comme l’adversaire qui lui pose le plus de problèmes
Carolina Navarro : “Marta Ortega a mérité sa place sur la piste”
Juanjo Gutiérrez annonce que Galán et Lebrón rejoueront ensemble avec l’Espagne : “oui ils vont jouer ensemble”
Léa Godallier et Romain Sichez rejoignent officiellement le programme athlètes PISTA
P1000 PadelShot Reims – Résultats / Live / Programmation
Championnats de France 2026 : les tableaux sont tombés, un énorme Boronad / Robert – Blanqué / Leygue en ligne de mire
Championnats de France 2026 : Boronad / Robert, bien plus que des outsiders ?
FIP Bronze Tunis : plusieurs Français en piste malgré les Championnats de France
Rotterdam P2 : place aux quarts, plusieurs chocs au programme aux Pays-Bas
Rotterdam P2 : face à Chingotto, Jon Sanz doit trouver la bonne mesure
Jeux asiatiques : l’Iran et l’Indonésie assurés d’entrer dans l’histoire du padel
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?