Martina Calvo et Claudia Fernández se sont qualifiées pour la finale du Germany Premier Padel P2 au terme d’une demi-finale exceptionnelle face à Bea González et Paula Josemaría. Une victoire en trois sets (6/4 5/7 7/6), après 3h07 de combat, marquée par un geste de fair-play rarissime dans les derniers instants du tie-break décisif. En conférence de presse, les deux jeunes Espagnoles sont revenues sur cet épisode, mais aussi sur leur progression et leurs ambitions pour le Mondial au Qatar.

Une demi-finale de plus de trois heures et un dénouement incroyable

Il fallait avoir les nerfs solides pour sortir vainqueur de cette première demi-finale féminine à Düsseldorf.

Face à Bea González et Paula Josemaría, têtes de série n°2, Martina Calvo et Claudia Fernández, têtes de série n°4, ont dû batailler pendant 3h07 pour arracher leur qualification.

Après avoir remporté la première manche 6/4, elles ont vu leurs adversaires revenir à hauteur en empochant le deuxième set 7/5. Tout s’est finalement joué dans un tie-break décisif, au terme d’une rencontre particulièrement disputée.

Mais au-delà du résultat, c’est surtout un épisode survenu dans ce jeu décisif qui a retenu l’attention.

Le geste de Bea González qui a marqué la conférence de presse

Dans les derniers instants du tie-break, une balle annoncée faute par l’arbitre a donné un point à Calvo et Fernández.

Estimant manifestement que cette décision ne reflétait pas ce qui venait de se produire sur le terrain, Bea González a volontairement concédé le point suivant sur son service, rétablissant ainsi l’équilibre sportif.

Un geste d’autant plus remarquable qu’il est intervenu à un moment crucial d’une demi-finale de Premier Padel.

Interrogée sur cette séquence, Claudia Fernández n’a pas caché son admiration pour ses adversaires.

« Je pense que c’est l’une des paires qui respecte le plus les autres. Elles font preuve de beaucoup de professionnalisme et de respect envers tout le monde. Je crois que c’est aussi ce qui fait d’elles une si bonne paire. »

La jeune Espagnole a poursuivi avec une déclaration particulièrement forte :

« Je ne sais pas si une autre joueuse aurait fait la même chose dans cette situation. C’est admirable, alors je tiens à les remercier. »

Ce geste rappelle également un épisode évoqué pendant la conférence de presse, survenu à Rotterdam, lorsque Ariana Sánchez avait elle aussi volontairement rendu un point à ses adversaires.

Claudia Fernández : « Il y a trois ans, j’étais davantage une enfant »

À seulement 20 ans, Claudia Fernández possède déjà une expérience importante du plus haut niveau mondial.

Interrogée sur son évolution depuis ses débuts sur le circuit professionnel, elle a insisté sur sa transformation physique et mentale.

« Il y a beaucoup de travail derrière tout ça. Je pense qu’il y a trois ans, j’étais davantage une enfant qu’une femme. Aujourd’hui, je peux dire que je suis devenue un peu plus une femme. »

Une réponse accompagnée d’une touche d’humour, lorsqu’elle s’est amusée à se comparer à une grand-mère.

Plus sérieusement, Fernández a expliqué combien sa préparation avait évolué.

« J’ai beaucoup changé, surtout physiquement. C’est extrêmement important pour pouvoir tenir dans des matchs comme celui d’aujourd’hui. Et mentalement aussi. Il est essentiel de s’entourer d’une bonne équipe et de bonnes personnes. »

Une progression qui prend tout son sens après un affrontement de plus de trois heures, où la résistance physique et la gestion des émotions ont joué un rôle déterminant.

Le Mondial au Qatar déjà dans les têtes

Au-delà de leur qualification pour la finale du Germany P2, les deux Espagnoles ont également été interrogées sur le Championnat du monde de padel au Qatar.

L’occasion d’évoquer la particularité des compétitions par équipes nationales : pouvoir partager le terrain avec des joueuses habituellement adversaires sur le circuit professionnel.

Claudia Fernández apprécie particulièrement cette possibilité.

« Lors du précédent Mondial, j’avais joué quelques matchs avec d’autres joueuses. C’est quelque chose de très spécial pour nous, de pouvoir jouer avec des adversaires habituelles et de profiter de ces moments ensemble. »

De son côté, Martina Calvo partage cet enthousiasme.

« C’est un peu la magie du Mondial. Avoir autant de possibilités de jouer avec des joueuses aussi fortes, c’est une chance. Je vais essayer d’en profiter, peu importe avec qui je jouerai. »

Source : conférence de presse d’après-match de Martina Calvo et Claudia Fernández, Germany Premier Padel P2. Citations traduites de l’espagnol.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.