Quel combat à Düsseldorf. Claudia Fernández / Martina Calvo (TS3) ont arraché leur place en finale du Germany P2 après un énorme duel face à Paula Josemaría / Bea González (TS2), remporté 6/4 5/7 7/6 après 3h07 de jeu.

Un match sous haute tension, dans lequel Fernández / Calvo ont notamment sauvé deux balles de match avant de renverser le tie-break décisif.

Fernández / Calvo prennent le premier set

Dès le départ, la tête de série 3 montre beaucoup de solidité.

Fernández / Calvo jouent juste, défendent bien et profitent aussi d’un peu plus d’hésitation côté Josemaría / González.

On sent notamment les deux Espagnoles moins agressives au moment de conclure les points, avec davantage de fautes directes.

À l’inverse, Fernández / Calvo sont très solides dans les moments importants et vont chercher le premier set 6/4.

Josemaría / González réagissent

Le deuxième set est encore très serré.

Les deux paires jouent quasiment au même niveau, mais cette fois, Bea González et Paula Josemaría réussissent à hausser le rythme sur les points importants.

Bea fait notamment très mal lorsqu’elle peut accélérer dans le jeu rapide.

À 6/5, la tête de série 2 trouve enfin l’ouverture, réalise le break au meilleur moment et conclut derrière pour égaliser à une manche partout : 7/5.

Tout est à refaire.

Un troisième set complètement fou

La dernière manche est un énorme bras de fer.

Les deux équipes se rendent coup pour coup et aucune ne parvient réellement à prendre le dessus sur le service adverse.

Josemaría / González mettent pourtant davantage de pression au retour et se procurent les meilleures opportunités.

À 6/5, elles obtiennent même deux balles de match.

On pense alors que la rencontre est en train de basculer définitivement en leur faveur.

Mais Fernández / Calvo ne craquent pas.

Elles sauvent les deux opportunités et emmènent finalement le match dans un tie-break.

La tension monte dans le tie-break

Josemaría / González prennent d’abord l’avantage et mènent 3-2.

Puis intervient l’un des moments les plus tendus du match.

Sur une balle de Martina Calvo, Bea González l’annonce faute, alors que Calvo la voit bonne. La discussion s’éternise avec l’arbitre, la tension monte et l’épisode semble sortir Josemaría / González de leur rythme.

À partir de là, elles deviennent plus tendues et ont davantage de mal à finir les points.

Fernández / Calvo, elles, font exactement l’inverse.

Elles restent solides, acceptent de défendre, font le dos rond et poussent leurs adversaires à jouer le coup supplémentaire.

Progressivement, elles renversent le tie-break et finissent par arracher cette demi-finale après 3h07 de jeu.

La revanche de Rotterdam

Cette victoire possède aussi une saveur particulière.

La semaine dernière à Rotterdam, Josemaría / González avaient justement dominé Fernández / Calvo en demi-finale, 6/3 6/4.

Cette fois, le scénario s’inverse.

Après avoir battu les numéros 2 au terme d’un combat de plus de trois heures, Fernández / Calvo prennent leur revanche et décrochent une nouvelle finale ensemble.

Troisième finale pour la paire

Depuis leur association, Claudia Fernández / Martina Calvo atteignent désormais leur troisième finale.

Elles tenteront d’y décrocher un deuxième titre ensemble.

Et pour cela, elles attendent encore de connaître leurs adversaires : soit les numéros 1 mondiales Gemma Triay / Delfi Brea, soit la paire en pleine confiance Ari Sánchez / Andrea Ustero.

Nouvelle désillusion pour Josemaría / González

Pour Paula Josemaría / Bea González, en revanche, la dynamique reste compliquée.

Toujours pas de titre depuis Valladolid en juin, et une nouvelle occasion manquée d’aller chercher une finale.

Après leur défaite à Rotterdam, elles s’arrêtent encore une fois avant le dernier match.

Et dans une période où Sánchez / Ustero reviennent très fort au classement, cette nouvelle défaite pourrait encore leur coûter cher.

À Düsseldorf, il aura manqué très peu de choses.

Mais dans les moments les plus tendus, Fernández / Calvo ont été les plus solides.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !