L’Italy Major ne devrait pas déboucher sur un changement du ranking FIP chez les dames. Si Gemma Triay et Delfi Brea restent solidement installées au sommet du classement mondial FIP, la dynamique actuelle est clairement du côté de Paula Josemaría et Bea González, qui arrivent à Rome avec cinq titres consécutifs et, dans un scénario très particulier, une possibilité mathématique de voir Bea devenir numéro 1 mondiale.

Une hypothèse encore lointaine, mais qui illustre à quel point l’équilibre des forces a évolué ces derniers mois sur le circuit féminin.

La Race 2026 tourne à l’avantage de Josemaría et González

Pour comprendre la situation, il faut distinguer deux classements.

Le premier est la Race 2026, qui prend uniquement en compte les résultats obtenus depuis le début de la saison. Et dans cette hiérarchie, la tendance est très claire : Paula Josemaría et Bea González sont actuellement les joueuses les plus performantes de l’année.

Grâce à leurs cinq titres remportés consécutivement, elles possèdent environ 440 points d’avance sur leurs principales rivales, Delfi Brea et Gemma Triay.

Cette Race reflète la forme actuelle des joueuses et confirme que la paire espagnole est aujourd’hui celle qui domine le circuit.

Le classement FIP raconte une autre histoire

Le classement mondial officiel fonctionne différemment.

Le ranking FIP est calculé sur les douze derniers mois et prend en compte les résultats accumulés tout au long de l’année écoulée. Ce système favorise naturellement les paires les plus régulières sur une longue période.

Dans cette hiérarchie, Gemma Triay et Delfi Brea conservent encore une avance confortable de près de 2 500 points sur leurs poursuivantes.

Ce matelas s’explique notamment par leur exceptionnelle régularité depuis le début de leur association. Malgré plusieurs finales perdues récemment face à Josemaría et González, elles continuent d’accumuler les points à un rythme élevé.

Pourquoi Bea González peut encore rêver

L’arrivée du Major de Rome redistribue toutefois une partie des cartes. Et le journal Marca l’a d’ailleurs bien compris.

Comme dans chaque tournoi, les points obtenus lors de l’édition précédente disparaissent progressivement du classement avant d’être remplacés par ceux de l’édition actuelle. Ce mécanisme de défense de points crée parfois des opportunités inattendues.

Dans le cas présent, Bea González est la seule joueuse à disposer d’une possibilité mathématique d’accéder à la première place mondiale dès la fin du tournoi italien.

Pour que ce scénario se réalise, plusieurs conditions très favorables devraient être réunies : une victoire finale de la paire Josemaría / González et une élimination précoce de Triay / Brea.

Autrement dit, la probabilité reste faible. Mais elle existe bel et bien.

Un changement de règne semble davantage se dessiner pour l’été

Si Rome pourrait théoriquement provoquer un séisme au sommet du classement, les échéances suivantes semblent offrir des perspectives plus réalistes.

La dynamique sportive est aujourd’hui du côté de Bea González et Paula Josemaría, tandis que Gemma Triay et Delfi Brea devront continuer à défendre un important volume de points acquis l’an dernier.

Les tournois de Valence, Valladolid et la suite de la tournée estivale pourraient ainsi s’avérer déterminants dans la course à la première place mondiale.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.