Alexise Duchêne, initialement joueuse de tennis, a entamé sa transition vers le padel aux côtés de sa partenaire Charlyne Tonda. Elle nous explique comment elle a pu passer de la 97e à la 13e place du classement français en seulement deux ans.
Son histoire avec le padel
“Tout a commencé un peu par hasard en 2019. Des amis de mon compagnon étaient des aficionados du padel et l’ont invité à les rejoindre pour une partie. Il m’a suggéré de l’accompagner, et, étant joueuse de tennis, j’ai saisi l’opportunité de découvrir ce sport. Après, je continuais toujours de jouer au tennis, je pratiquais le padel vraiment en loisir. Nous nous retrouvions une fois par semaine pour échanger quelques balles, dans un esprit purement ludique. Ensuite, il y a eu le COVID en 2020, qui a bouleversé mes habitudes sportives et de ce fait ma reprise du tennis s’est avérée compliquée.
J’ai débuté le tennis à l’âge de 5 ans, et par la suite, j’ai consacré de nombreuses années à ce sport. Ayant atteint le classement de -15, je peux témoigner de l’investissement et de la rigueur que cela exige. Cependant, avec le temps, je me suis rendu compte que je ne me retrouvais plus dans cette discipline. La vie de couple et les responsabilités qui l’accompagnent ont rendu difficile le maintien d’un engagement aussi intense, surtout avec les déplacements solitaires chaque week-end. Le tennis, malgré ses joies, peut s’avérer être un parcours solitaire, et j’ai progressivement réalisé que je n’avais plu envie de ça. De ce fait, petit à petit, je me suis tournée vers le padel. Cette transition s’est faite presque naturellement, et à ma grande surprise, le padel a commencé à me plaire réellement.”

De 97e à 13e française en deux ans
“J’ai commencé à jouer en décembre 2022 aux côtés de Charlyne Tonda, qui est toujours ma partenaire à ce jour. Je crois fermement que cette collaboration est la clé de ma progression rapide. En effet, le “défi du padel”, qui constitue également l’un de ses atouts, réside dans le fait que l’inscription aux tournois dépend du classement combiné de la paire.
Et moi j’avais un classement qui n’était pas très élevé et tant que je n’avais pas une partenaire qui avait un bon classement, je rentrais relativement loin dans les tournois et étais rapidement confrontées à des têtes de série. Et à partir du moment où j’ai été avec Charlyne qui était très bien classée, on a pu rentrer plus facilement dans les tournois et évoluer toutes les deux. Avant de jouer avec elle, avec mon classement, je ne rentrais même pas dans les P2000, et maintenant on est têtes de série !
Je pense que ce que j’ai trouvé dans le padel, c’est le fait de m’amuser, de partager des moments avec des gens que j’adore. Charlyne est devenue une amie, on s’entraîne aussi beaucoup avec mon compagnon. Pour moi c’est plus presque le fait de s’amuser qui m’a fait progresser. J’ai envie de jouer tout le temps, c’est très ludique !”
Ses axes de progression ?
“Il faudrait que je prenne des entraînements avec des profs je pense. Quand on vient du tennis, on a quand même de bonnes bases, ne serait-ce qu’à la volée et c’est un peu un piège parce que l’on a l’impression que l’on n’a pas forcément trop besoin de s’entraîner. Alors que quand on arrive dans le Top 20, si on ne s’entraîne pas, on n’y arrive plus.
Je n’ai pas d’entraîneur qui me suit, je n’ai pas de préparateur physique, je n’ai pas de préparateur mental. Moi je travaille à côté du padel, et Charlyne aussi donc on n’a pas beaucoup de temps mais on fait pas mal de parties ensemble. On a de la chance d’habiter plus ou moins au même endroit et on s’entraîne au moins deux fois par semaine ensemble.”
Le futur avec Charlyne
“Je compte rester avec Charlyne, ce n’est même pas une discussion. On a vraiment évolué toutes les deux ensemble. Elle a eu “la gentillesse” de m’accueillir avec mon classement moins élevé que le sien et on s’entend très bien que ce soit sur le terrain ou en dehors. Franchement je pense qu’on a beaucoup de chance de s’être trouvées, on se connaissait déjà un peu du tennis mais le padel nous a rapprochés. Quand on passe des week-ends ensemble, quand on passe des heures dans les transports pour aller sur les tournois on a plutôt intérêt à bien s’entendre avec sa partenaire.”

Ses prochains tournois
“Nous allons participer au P1500 de Bordeaux et avons fait la liste des tournois auxquels nous comptions participer ensemble. Initialement, l’idée était de laisser à chacune la liberté de s’engager dans d’autres compétitions avec une partenaire différente. Cependant, nous finissons toujours par jouer ensemble, notre complicité sur le terrain étant si forte que l’idée de nous séparer ne nous effleure même pas. Nous prenons part à tous les P2000 et P1500, sans oublier les Championnats de France par paires et les Interclubs. Nous sommes également ouvertes à quelques P1000, à condition qu’ils ne soient pas trop éloignés. Ma vie personnelle joue un rôle prépondérant dans l’organisation de mon calendrier sportif. J’ai un compagnon qui a deux enfants et ça a forcément une place importante dans ma vie : je ne fais pas tout ce que je veux, je ne vais pas partir tous les week-ends.”
Ses objectifs
“Mon compagnon est un grand passionné de padel, et ensemble, nous suivons les tournois FIP. Récemment, nous avons remarqué une présence croissante de joueurs français dans ces compétitions, ainsi que de joueuses françaises, qui, bien qu’étant moins bien classées que nous, participent également. Cela nous a fait réaliser que se lancer dans l’aventure pourrait être à notre portée avec Charlyne. Néanmoins, gérer cela avec nos emplois respectifs représente un véritable défi d’organisation. Mais pourquoi ne pas faire un FIP cette année à condition que cela ne soit pas trop éloigné.
Charlyne et moi ne sommes pas du genre prétentieuses, mais atteindre la 13e place au classement français nous amène naturellement à envisager de nouvelles possibilités. Bien sûr, l’idée de quitter notre emploi n’est pas envisageable. Il est inspirant de voir des joueuses de l’équipe de France, comme Jessica Ginier et Lucile Pothier, qui parviennent à concilier carrière professionnelle et compétitions de haut niveau. Le padel offre cette opportunité unique de ne pas avoir à tout sacrifier pour réussir, du moins au niveau national. Je ne parle pas ici du circuit international, où l’engagement doit être total, à l’image de Carla Touly, dont le parcours est admirable, mais implique des sacrifices.
Avec Charlyne, nous nous trouvons aux portes du top 10 français, et l’idée de pouvoir participer au stage de l’équipe de France commence sérieusement à germer dans nos esprits. Cela représenterait une opportunité incroyable de pousser encore plus loin nos limites.”

Remerciements
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à quelques personnes-clés qui ont joué un rôle essentiel dans mon parcours. Tout d’abord, un immense merci à Yannick Quignon, pour m’avoir fait découvrir le padel. Je dois également adresser une pensée toute spéciale à mon compagnon d’être aussi passionné et de me suivre dans ce projet Je remercie également Charlyne Tonda, d’être une partenaire et une amie aussi géniale. Enfin, je tiens à remercier la marque Wilson, mon sponsor. Leur soutien matériel et leur confiance en mon potentiel sont des atouts précieux.
Nouvel adepte du padel, je suis fasciné par ce sport dynamique qui allie stratégie et agilité. Je trouve dans le padel une nouvelle passion à explorer et à partager avec vous sur Padel Magazine.

























































































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