Alex Dupont, l’ancien footballeur et entraineur légendaire, est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 66 ans, dans la nuit de vendredi à samedi. Ses problèmes de coeur étaient apparus en jouant au padel. Retour sur “Sir Alex“, un mythe du football français.

Un homme qui “amenait le bonheur”et a laissé derrière lui une image incroyable sur et en-dehors des terrains de padel. Ce sont sa famille et ses amis qui en parlent le mieux.

Un entraineur emblématique

Alex Dupont était connu pour réaliser des exploits partout où il passait : vainqueur de la Coupe de la Ligue avec Gueugnon en 2000, qualification pour la Coupe de l’UEFA avec Sedan, un maintien de Laval en ligue 2 en 2004 in extremis

Son charisme le rendait unique et tout le monde l’appréciait dans la sphère football.

Au padel, il laisse également une image exceptionnelle.

Un fan de padel

À la retraite depuis 4 ans, Alex Dupont s’était installé à La Turbie. Il y voyait “de temps en temps Didier Deschamps au padel.” 

Ses proches disent de lui qu’il était à l’écran comme dans la vie : “un fan, un passionné, il ne calculait pas“.

Il était au padel comme dans le foot. Le padel était devenu SON sport.

Et on peut dire qu’on retrouvait sa mentalité de gagnant dans le padel, comme au foot.

A la fois vivant et généreux sur le terrain, il ne jouait pas au padel en amical : “Une partie de padel, ça se gagnait, mais toujours avec une mentalité irréprochable. On aimait parfois le voir se parler à lui-même et s’engueuler lorsqu’il ratait un point”.

A chaque match, il jouait à fond. Malgré un petit accident au padel où il eut un malaise en début d’année, rien ne pouvait l’arrêter.Et surtout, “il se sentait très bien“.

Refaire le match

Pour lui, lors d’un match de padel, il fallait donner le maximum. Il n’y avait “presque” aucune différence entre un match de ligue des champions et un match de padel au Club de padel d’Eze avec ses potes.

Michel Borfiga, le Président du Club de tennis / padel d’Eze, partenaire et surtout ami d’Alex Dupont, nous témoigne sa profonde affection et sa grande tristesse de voir “un homme plein de vie partir“.

Il appréciait ces moments après un match avec une bière et ses amis. Il aimait refaire le match.

Il restait au club. il avait toujours un mot pour tout le monde.

Il participait à la vie du club.

Le Paradoxe d’Alex, c’est justement son énorme générosité et sa détermination lorsqu’on jouait au padel avec lui.

Alex, c’est l’ami que tu veux avoir dans un club. Il apportait la bonne humeur. C’était quelqu’un de très positif.

C’est étonnant de voir un homme si  extraverti sur un terrain qui offrait autant. Il était hors-norme. Nous l’aimions beaucoup.

Au padel, il aimait les challengse. Il aimait se mesurer aux bons joueurs. il appréciait plus que tout, les matchs équilibrés où il fallait se battre pour remporter la partie.

Et justement, Alex appréciait certains événements au club de padel d’Eze comme les Americano du samedi :

On change les équipes, on fait l’apéro ensuite.

Ce sont des moments de partage qu’il appréciait beaucoup.

Il jouait 3 à 4 fois par semaine. C’était juste un grand passionné.

Quand il faisait des fautes, il se mettait dans des états qui amusaient son entourage.

Un drogué du foot, et du padel

Malgré un malaise il y a 3 /4 mois sur les pistes de padel, il ne pouvait pas faire les choses à moitié. C’est juste un passionné, un drogué de ce sport, comme il l’a été avec le foot.

Alex, c’est un homme vrai. Il vivait à fond. Et le padel était devenu une véritable passion. Il jouait jusqu’à 4 fois par semaine.

Au Sénégal, il lui arrivait également d’y jouer. Ce qu’il appréciait également, c’était la 3e mi temps.

Après la partie, il aimait échanger, comprendre ce qui avait pu se passer pendant la partie, analyser les erreurs des uns et des autres, les ressentis. Michel Borfiga conclut :

L’homme de l’écran était pareil dans la vie. Un homme vrai, sans filtre. Nous perdons un ami.

Lorenzo Lecci López

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Son ambition est de couvrir les plus grands événements sportifs (J.O. et Mondiaux). Il s’intéresse à la situation du padel en France, et offre des perspectives pour un développement optimal.