Le sourire est revenu chez Alejandro Galán. Dans un entretien intime accordé à SPORT à Doha, le joueur espagnol est apparu détendu, blagueur et plus heureux que jamais. Après une année 2024 marquée par la rupture douloureuse avec Juan Lebrón et une fin de saison compliqué, Galán semble revivre sur et en dehors des pistes. Et quoi de mieux que le Qatar Major, théâtre de son passé récent tumultueux, pour faire le point.
Doha, un lieu de contrastes
« Doha me laisse des souvenirs contrastés. J’y ai gagné mon premier titre mondial… et j’y ai vécu des moments très durs. L’an passé, c’est ici que tout a explosé. » Le 5 mars 2024, Galán et Lebrón s’inclinaient en huitièmes face à Yanguas et Garrido dans un match tendu qui allait précipiter leur séparation. Mais cette saison, tout a changé. « Avec Fede, on est concentrés à 100 % sur notre jeu. On travaille très dur, et on se sent très bien. »
Un renouveau personnel
Galán confie avoir retrouvé le plaisir de jouer. « J’ai réussi à retomber amoureux du padel. Chaque jour, je viens m’entraîner avec envie. L’ambiance avec Fede, les entraîneurs… c’est un bonheur. » Le joueur espagnol ne cache pas son admiration pour son partenaire argentin : « Fede est toujours là pour les autres. Il donne de lui-même, même au détriment de son propre confort. Il est généreux, à l’écoute, mais aussi ultra compétitif. »
Le poids de 2024
Il revient aussi sur la saison dernière, et notamment ce tournant manqué après l’été. « À Madrid, je sentais qu’on pouvait devenir numéro un, mais la pression m’a joué un mauvais tour. Tapia et Coello ont atteint un niveau incroyable. Arturo a progressé dans sa gestion des erreurs, tout en gardant sa puissance. C’est lui qui a fait la différence. »
Sur son propre jeu
Galán analyse avec lucidité la perception qu’on a de lui. « Je crois qu’on sous-estime ma capacité à faire briller mes partenaires. J’ai gagné avec beaucoup de joueurs différents. En revanche, on surestime peut-être un peu mon ‘style magique’. Je suis parfois un peu brut, je devrais sans doute relâcher plus mon poignet pour fluidifier mon jeu. »
Ce qu’il admire chez Tapia et Coello
S’il pouvait « voler » une qualité à ses concurrents, Galán choisirait la puissance et la créativité de Coello, et la polyvalence de Tapia. « Agus est capable d’être décisif à l’arrière comme à l’avant. C’est impressionnant. »
Le conflit avec Premier Padel
Sur la crise actuelle entre les joueurs et le circuit, le Madrilène préfère rester concentré : « Je veux juste jouer, m’amuser et me concentrer sur la compétition. Mais j’espère vraiment que les conflits seront vite résolus. Le padel mérite de grandir dans un cadre serein. »
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !

























































































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