À quelques jours des Championnats du monde au Qatar, Franco Stupaczuk s’est confié au quotidien espagnol AS. L’Argentin de 30 ans a évoqué ses ambitions avec la sélection, son association avec Jon Sanz, mais aussi les rumeurs autour d’une éventuelle séparation entre Ale Galán et Fede Chingotto.

« Je ne pense pas que Chingotto et Galán soient en crise »

Après trois tournois consécutifs sans atteindre la finale, Chingotto et Galán traversent une période moins convaincante. De quoi alimenter quelques interrogations sur l’avenir de la paire numéro deux mondiale.

Mais pour Stupaczuk, il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

« Je ne pense pas qu’ils soient en crise. Ils traversent peut-être une mauvaise passe, mais c’est une paire qui va rebondir grâce à sa qualité et à la complémentarité de ses deux joueurs. »

L’Argentin ne croit donc pas à une séparation et reste convaincu que les deux joueurs retrouveront leur niveau.

Un troisième titre mondial dans le viseur

Avant de penser à la suite de la saison, Stupaczuk aura un rendez-vous important avec l’Argentine lors du Mondial au Qatar, qui débute début novembre.

Déjà sacré en 2022 à Dubaï puis en 2024 à Doha, il espère décrocher une troisième médaille d’or consécutive avec sa sélection.

À 30 ans, il sera d’ailleurs le joueur le plus âgé de l’effectif argentin, de quelques jours seulement devant Gonzalo Alfonso.

Mais la concurrence s’annonce sérieuse, notamment face à une sélection espagnole qu’il considère comme particulièrement complète.

Une association avec Maxi Arce plutôt que Di Nenno ?

Autre sujet abordé, les possibles compositions de paires au sein de l’équipe argentine.

Si Stupaczuk connaît parfaitement Martín Di Nenno, avec qui il a longtemps évolué sur le circuit, il ne s’attend pas forcément à reformer les Superpibes lors du Mondial.

« Avec Martín, j’irais à la guerre s’il le fallait. Mais il y a deux ans, Coki Nieto et Coello nous ont largement dominés. Je ne pense donc pas que les sélectionneurs reformeront cette paire. »

Il évoque plutôt une possible association avec Maxi Arce, notamment en raison de son profil de gaucher.

« Peut-être avec Arce, qui est gaucher, puisque je joue actuellement avec Jon Sanz, qui est également gaucher. »

Une option intéressante pour l’Argentine, même si les choix définitifs reviendront aux sélectionneurs.

Stupa / Sanz, une association qui pourrait se poursuivre en 2027

Sur le circuit Premier Padel, Stupaczuk semble également avoir trouvé une certaine stabilité aux côtés de Jon Sanz.

L’Argentin estime que leur association se consolide au fil des résultats et se montre plutôt optimiste concernant une éventuelle continuité en 2027.

Pour cette fin de saison, l’objectif est aussi de progresser au classement. Stupaczuk considère que la troisième place au classement des paires reste accessible.

Avant de partir au Koweït, l’Argentin a également présenté sa collection de montres réalisée avec la marque suisse Time Force, qui fête ses 35 ans. Une collaboration qui lui permet de développer son image en dehors du padel.

Entre le Kuwait Major, la course au classement et le Mondial au Qatar, les prochaines semaines seront chargées pour Stupaczuk, qui espère terminer la saison sur une bonne dynamique avec Jon Sanz avant de défendre son titre mondial sous les couleurs argentines.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !