La paire Paquito Navarro / Francisco Guerrero peine encore à trouver son rythme sur le circuit. Battus en huitièmes de finale par Aguirre / Arroyo au Cancun P2 au Mexique, les Espagnols ont une nouvelle fois montré des phases de jeu intéressantes… mais aussi des limites dans la gestion des moments clés.

Retour sur ce 8e.

Un premier set maîtrisé…

Le match avait pourtant bien débuté pour Navarro et Guerrero. Solides dans l’échange et plus tranchants dans les moments importants, ils s’adjugent logiquement la première manche 6/3. La paire semble alors installée, avec un Paquito Navarro capable d’imposer son tempo.

… puis un match qui bascule rapidement

Le début du deuxième set change totalement la dynamique. Breakés dès leur premier jeu de service, Paquito Navarro laisse apparaître des signes d’agacement. La tension monte rapidement du côté espagnol.

Quelques jeux plus tard, à 3/0, un épisode illustre ce climat. Lors du changement de côté, Fran Guerrero échange brièvement avec Aguirre, laissant transparaître une certaine frustration chez le jeune joueur.

Sur le terrain, la tendance ne s’inverse pas. La paire espagnole peine à reprendre le contrôle des échanges et laissent filer le set.

Un troisième set à sens unique

Le scénario se répète dans la manche décisive. De nouveau breakés dès leur premier jeu de service, Navarro et Guerrero n’arrivent pas à installer leur jeu.

La paire subit davantage qu’elle ne construit :

  • difficulté à prendre le filet,
  • phases défensives trop longues,
  • manque d’initiatives dans les moments clés.

Les points décisifs, notamment les “star points”, tournent systématiquement en faveur de leurs adversaires.

La fin de match illustre ce manque de solutions. Sur les derniers échanges, Paquito Navarro tente un lob chandelle très ambitieux, tandis que Fran Guerrero manque une chiquita, mettant immédiatement la paire en déséquilibre.

Le set se conclut lourdement, 6/2.

Un duo encore en construction

Cette défaite met en lumière un constat déjà perceptible lors des précédents tournois : la paire Navarro / Guerrero n’a pas encore trouvé son véritable tempo.

Entre frustration visible, manque de solutions tactiques et difficultés à imposer leur jeu dans les moments clés, les automatismes restent à construire.

Le potentiel est bien présent, mais à ce stade, la régularité et la maîtrise collective font encore défaut. Reste à savoir si cette association parviendra à trouver les ajustements nécessaires… ou si ces signaux répétés traduisent une dynamique plus fragile.

Antoine Tricolet

J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel depuis 3 ans, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.