L’équipe de France féminine termine à la quatrième place des Championnats du monde de padel 2026. Opposées à l’Italie dans le match pour la médaille de bronze, les Bleues se sont inclinées 2-0, au terme de deux rencontres frustrantes. Après la défaite en trois sets de Carla Touly / Lucile Pothier, Alix Collombon / Louise Bahurel n’ont pas réussi à relancer la France, malgré une première manche où elles ont servi pour le set. Une déception pour les Françaises, qui espéraient monter sur le podium, même si l’Italie partait favorite sur le papier.

Touly / Pothier passent à côté d’une belle occasion

Pour ouvrir cette petite finale, Carla Touly et Lucile Pothier étaient opposées aux Italiennes Caterina Baldi / Giulia Sussarello.

Et les Françaises avaient parfaitement démarré.

Avec notamment une Lucile Pothier très solide à gauche, capable de faire des différences et de tenir les échanges, les Bleues ont pris l’avantage pour remporter le premier set 6/4.

Mais la dynamique s’est ensuite complètement inversée.

Les Italiennes ont élevé leur niveau de jeu, imposant davantage de rythme et poussant les Françaises à la faute.

Résultat : un deuxième set perdu 6/1, avant une troisième manche où Touly / Pothier n’ont pas réussi à reprendre le contrôle.

Elles s’inclinent finalement 6/4 1/6 3/6 après 2h06 de jeu.

Une défaite frustrante, qui plaçait immédiatement la France dos au mur.

Collombon / Bahurel avaient pourtant le premier set en main

Dans le deuxième match, Alix Collombon et Louise Bahurel avaient donc l’obligation de s’imposer pour maintenir les espoirs de médaille.

Face à elles, Giulia Dal Pozzo et Emily Stellato, une association italienne particulièrement solide.

Et les Françaises ont longtemps fait jeu égal dans la première manche.

À 5/4, Collombon / Bahurel servent même pour remporter le set.

Mais au moment de conclure, quelques imprécisions viennent relancer les Italiennes, qui parviennent à débreaker.

Un débreak qui fait mal aux Françaises, alors qu’elles avaient l’occasion de prendre les commandes de cette rencontre.

La manche se décide finalement au tie-break, remporté par Dal Pozzo / Stellato 7/6.

Un premier set qui laisse forcément des regrets.

Dans la deuxième manche, les Françaises semblent accuser le coup. Les Italiennes prennent progressivement le dessus, imposent leur rythme et se montrent plus solides dans les échanges.

Collombon / Bahurel s’inclinent finalement 7/6 6/3, laissant l’Italie décrocher le deuxième point de la confrontation.

L’Italie décroche le bronze, les Bleues terminent quatrièmes

Avec ces deux victoires, l’Italie remporte la confrontation 2-0 et s’offre la médaille de bronze mondiale.

Le troisième match, qui devait opposer Léa Godallier / Clara Mansart à Carolina Orsi / Giorgia Marchetti, n’a donc pas été disputé.

Pour les Bleues, la déception est forcément importante.

Après avoir atteint les demi-finales grâce à leur victoire face aux Pays-Bas, les Françaises espéraient créer la surprise face à l’Italie.

Et les occasions n’ont pas manqué.

Touly / Pothier avaient remporté la première manche, tandis que Collombon / Bahurel ont servi pour le premier set de leur rencontre.

Mais les Italiennes ont mieux négocié les moments importants, confirmant leur supériorité sur l’ensemble de la confrontation.

Une défaite logique face à une Italie plus dense

Même si les regrets sont présents, le résultat reste assez logique au regard des forces en présence.

L’Italie possède un effectif particulièrement homogène, avec huit joueuses présentes dans le top 100 mondial, contre seulement trois côté français.

Une différence importante dans une compétition par équipes, où il faut être capable d’aligner trois paires compétitives.

Avec Giulia Dal Pozzo, Carolina Orsi, Giorgia Marchetti, Emily Stellato ou encore Giulia Sussarello, les Italiennes disposent d’une profondeur d’effectif supérieure.

Les Françaises ont pourtant montré qu’elles pouvaient rivaliser sur certaines séquences, mais elles ont manqué de régularité et d’efficacité dans les moments décisifs.

L’Italie confirme ainsi son statut de troisième nation mondiale, après avoir déjà décroché le bronze lors des précédentes éditions.

Une quatrième place encourageante, mais encore un cap à franchir

Malgré cette déception, l’équipe de France termine tout de même parmi les quatre meilleures nations du monde.

Les Bleues ont rempli leur premier objectif en sortant de leur groupe après leurs victoires face à la Belgique et au Chili.

Elles ont ensuite parfaitement négocié leur quart de finale face aux Pays-Bas pour rejoindre le dernier carré.

La marche était trop haute face à l’Espagne en demi-finale, avant cette défaite frustrante contre l’Italie.

Cette quatrième place confirme la présence de la France parmi les meilleures nations, mais elle montre également le chemin qu’il reste à parcourir pour rivaliser avec les sélections les plus denses.

Pour aller chercher une médaille mondiale, les Bleues devront encore gagner en profondeur d’effectif, notamment derrière leurs meilleures joueuses.

Le bronze s’échappe, mais les Bleues peuvent retenir du positif

Au terme de cette semaine à Doha, la France quitte donc les Mondiaux 2026 sans médaille chez les dames.

Un résultat forcément frustrant, surtout après avoir eu des occasions de faire basculer les deux premiers matchs face à l’Italie.

Mais il faudra également retenir la qualification pour les demi-finales, les bonnes performances de plusieurs associations et l’expérience accumulée par les joueuses les moins habituées à ce niveau de compétition.

Les Bleues terminent quatrièmes, au pied du podium. L’Italie était favorite et a fait respecter son statut, mais les Françaises pourront nourrir quelques regrets, notamment après ce premier set qui leur a échappé dans la deuxième rencontre.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !