Trois matchs, trois victoires et moins de 50 minutes passées sur la piste à chaque rencontre. L’Espagne n’a laissé aucune chance à la Suède en quart de finale des Championnats du monde de padel 2026 à Doha. Mais au-delà de cette démonstration sportive, la conférence de presse qui a suivi a permis de découvrir une sélection espagnole particulièrement détendue. Entre les choix de Carolina Navarro, les retrouvailles de Marta Ortega / Martina Calvo, les plaisanteries dans le groupe et les confidences de Bea González, les championnes du monde en titre affichent une sérénité impressionnante avant de retrouver la France en demi-finale.

Une démonstration espagnole en moins de 50 minutes par match

Les Suédoises savaient que la mission serait particulièrement difficile. Mais elles n’ont jamais réellement eu l’occasion d’inquiéter les favorites de la compétition.

Paula Josemaría / Bea González ont ouvert les hostilités avec une victoire expéditive face à Amanda Behram / Juni Sjöland : 6/0 6/1 en seulement 38 minutes.

Dans la foulée, Marta Ortega / Martina Calvo ont confirmé la domination espagnole en s’imposant face à Zandra Andersson / Anna Girdo : 6/0 6/2 en 44 minutes.

La qualification était déjà acquise, mais l’Espagne a choisi de disputer le troisième match.

Andrea Ustero / Ari Sánchez ont conclu cette journée avec une nouvelle victoire face à Sara Kjaergaard / Linnea Björk : 6/1 6/2 en 48 minutes.

Résultat final : Espagne 3 – Suède 0.

Une démonstration collective qui confirme, si cela était encore nécessaire, le statut de grande favorite de la sélection espagnole.

Carolina Navarro : des choix difficiles avec autant de joueuses de talent

Interrogée en conférence de presse sur le niveau de son équipe et sur les futures compositions, Carolina Navarro n’a pas caché sa satisfaction.

La sélectionneuse espagnole a notamment souligné la qualité du groupe et la capacité de ses joueuses à évoluer avec différentes partenaires.

« Je suis vraiment très contente du niveau des filles. Elles ont pratiquement toutes joué les unes avec les autres. Je crois que nous formons un très beau groupe, sur la piste comme en dehors. »

Une déclaration qui résume parfaitement l’une des grandes forces de cette équipe : sa profondeur d’effectif.

Avec Paula Josemaría, Bea González, Ari Sánchez, Andrea Ustero, Marta Ortega ou encore Martina Calvo, l’Espagne dispose d’un nombre impressionnant de combinaisons possibles.

Et la question des paires à aligner pour les prochaines rencontres constitue forcément un sujet de réflexion pour le staff.

La sélectionneuse a été interrogée sur une éventuelle finale, mais l’Espagne doit d’abord franchir l’obstacle français.

Marta Ortega / Martina Calvo : des retrouvailles qui font plaisir

Autre moment intéressant de cette conférence de presse : les retrouvailles sur la piste de Marta Ortega / Martina Calvo.

Les deux Espagnoles ont été interrogées sur leurs sensations après avoir de nouveau partagé le terrain.

Leur réponse a laissé apparaître une réelle complicité, accompagnée de sourires et de plaisanteries.

Au-delà du résultat sportif, cette association illustre parfaitement la richesse du groupe espagnol.

Carolina Navarro peut modifier ses compositions sans nécessairement bouleverser les repères de ses joueuses, plusieurs d’entre elles ayant déjà partagé la piste au cours de leur carrière.

Un avantage considérable dans une compétition par équipes nationales, où les automatismes et la confiance entre partenaires jouent un rôle essentiel.

Carolina Navarro et la Suède : une rencontre particulière

Cette confrontation face à la Suède possédait également une dimension personnelle pour Carolina Navarro.

La sélectionneuse espagnole a rappelé ses liens familiaux avec le pays scandinave, sa mère étant suédoise.

Une situation particulière pour celle qui dirige aujourd’hui l’une des sélections les plus impressionnantes du padel mondial.

Mais si l’affiche pouvait être spéciale sur le plan émotionnel, la priorité sportive restait évidente : qualifier l’Espagne pour les demi-finales.

Une mission remplie sans difficulté.

Martina Calvo et Andrea Ustero, les animatrices du groupe espagnol

C’est probablement l’un des passages les plus amusants de cette conférence de presse.

Lorsque les joueuses sont interrogées sur l’ambiance au sein de la sélection, les regards se tournent rapidement vers les plus jeunes.

Martina Calvo et Andrea Ustero semblent particulièrement impliquées dans l’animation du groupe.

Entre les plaisanteries, les chansons et les histoires d’anniversaire, notamment autour de Paula Josemaría, les joueuses espagnoles ont laissé apparaître une atmosphère particulièrement détendue.

Martina Calvo, notamment, semble avoir trouvé sa place aussi bien sur la piste qu’en dehors.

Une intégration qui témoigne de la bonne entente entre les différentes générations de joueuses.

Car si l’Espagne possède une équipe redoutable sportivement, elle semble également avoir trouvé un équilibre collectif particulièrement intéressant.

Bea González et cette finale mondiale qui lui manque encore

La conférence de presse a également été marquée par une intervention de Bea González, interrogée sur son expérience des Championnats du monde et sur la perspective d’une nouvelle finale.

La joueuse espagnole a rappelé qu’elle n’avait pas encore eu l’occasion de disputer une finale mondiale sur la piste.

Une situation qui peut surprendre au regard de son statut parmi les meilleures joueuses de la planète.

Elle a également insisté sur l’importance du collectif dans ce type de compétition, où chaque joueuse possède un rôle, qu’elle soit alignée sur la piste ou présente pour soutenir ses coéquipières.

La participation au troisième match face à la Suède, malgré une qualification déjà assurée, s’inscrit dans cette logique d’implication de l’ensemble de la sélection.

Mais pour Bea González et ses partenaires, l’objectif reste évidemment de poursuivre leur parcours jusqu’au titre.

France / Espagne : une demi-finale de prestige pour les Bleues

Après avoir facilement dominé la Suède, l’Espagne retrouvera donc l’équipe de France féminine en demi-finale des Mondiaux 2026.

Les Françaises ont, elles aussi, parfaitement rempli leur mission en quart de finale, avec une victoire 2-0 face aux Pays-Bas.

Sur le papier, le déséquilibre est immense.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.