L’équipe de France féminine n’a pas fait le poids face à l’Argentine lors de la dernière journée de poules des Championnats du monde de padel 2026. Les Bleues se sont lourdement inclinées 3-0, sans parvenir à inquiéter une sélection argentine largement supérieure sur le papier. Une défaite logique, mais sans véritable conséquence sur l’objectif français. Déjà qualifiées pour les quarts de finale, les Tricolores avaient choisi de faire tourner leur effectif et de préserver certaines joueuses avant les rencontres à élimination directe.

Merah / Soubrié ne peuvent rien face à Brea / Jensen

Pour ouvrir cette confrontation, le staff français avait décidé de lancer Sara Merah et Charlotte Soubrié, qui disputaient toutes les deux leur premier match dans ce Mondial.

Et l’entrée en matière était particulièrement difficile, puisqu’elles étaient opposées à Delfi Brea et Claudia Jensen, deux joueuses habituées du plus haut niveau mondial.

La différence s’est rapidement fait ressentir.

Brea / Jensen ont totalement dominé les échanges, ne laissant aucune possibilité aux Françaises de véritablement entrer dans la rencontre.

Résultat : une défaite 6/0 6/0 en seulement 43 minutes.

Un score sévère pour les Bleues, mais une opposition particulièrement difficile pour une paire qui découvrait la compétition.

Mansart / Pothier également dominées

Dans le deuxième match, Clara Mansart et Lucile Pothier étaient associées pour la première fois dans ce Mondial.

Face à elles, Aranzazu Osoro et Martina Fassio, une paire argentine particulièrement solide.

Les Françaises ont tenté de résister, mais ont rapidement subi la supériorité de leurs adversaires.

Osoro / Fassio ont imposé leur rythme, avec davantage de régularité et une meilleure maîtrise des échanges.

Malgré quelques séquences intéressantes, Mansart / Pothier s’inclinent 6/2 6/2 en 1h02.

Une défaite logique face à une association argentine supérieure, mais qui aura permis aux deux joueuses françaises de découvrir une nouvelle combinaison avant les quarts de finale.

Godallier / Bahurel ne trouvent pas davantage de solutions

Enfin, pour conclure cette confrontation, Léa Godallier et Louise Bahurel étaient opposées à Virginia Riera et Julieta Bidahorria.

Les deux Françaises avaient pourtant réalisé un bon début de compétition, avec deux victoires chacune lors des premières journées, mais avec des partenaires différentes.

Cette fois, la marche était nettement plus haute.

Riera / Bidahorria ont parfaitement maîtrisé leur rencontre, profitant de leur expérience commune et de leur solidité pour dominer les échanges.

Les Bleues n’ont jamais réellement réussi à inverser la dynamique et s’inclinent 6/1 6/1 en 59 minutes.

L’Argentine conclut donc cette confrontation sur un 3-0 sans appel, en ne concédant que six jeux sur l’ensemble des trois rencontres.

Une défaite logique, mais un choix assumé de faire tourner

Si le score est sévère, cette défaite n’a rien d’une catastrophe pour les Françaises.

Après leurs victoires face à la Belgique (2-1) et au Chili (3-0), les Bleues étaient déjà assurées de rejoindre les quarts de finale.

Face à l’Argentine, la sélection française avait donc choisi de modifier intégralement ses associations.

Alix Collombon et Carla Touly ont été laissées au repos, tandis que Sara Merah et Charlotte Soubrié ont pu disputer leurs premières minutes dans la compétition.

Le staff a également testé deux nouvelles associations avec Mansart / Pothier et Godallier / Bahurel.

Une stratégie qui montre que la priorité n’était pas forcément de tenter l’exploit face aux Argentines, mais plutôt de gérer les efforts et de donner du temps de jeu à l’ensemble du groupe.

Le résultat est certes lourd, mais il ne remet pas en cause le parcours français lors de cette phase de poules.

La France termine deuxième de son groupe, objectif atteint

Avec deux victoires et une défaite, la France termine donc deuxième du groupe B, derrière l’Argentine.

Une position qui correspond à l’objectif fixé avant le début de la compétition.

Face à une sélection argentine possédant plusieurs joueuses parmi les meilleures mondiales, la première place semblait difficilement accessible.

L’essentiel était donc de faire respecter son statut face à la Belgique et au Chili.

Mission accomplie pour les Bleues, qui retrouvent les quarts de finale des Championnats du monde.

Désormais, une nouvelle compétition commence.

Espagne, Italie, Portugal ou Pays-Bas : qui pour les Bleues en quarts ?

Les Françaises attendent désormais de connaître leur adversaire en quarts de finale, programmés jeudi 5 novembre.

Avec leur deuxième place dans le groupe B, elles affronteront une nation ayant terminé première de son groupe, selon le tirage au sort.

Plusieurs possibilités se dessinent :

  • L’Espagne, grande favorite du tournoi et championne du monde en titre, qui représenterait un immense défi.
  • L’Italie, une sélection solide qui pourrait également poser de gros problèmes aux Bleues.
  • Le Portugal, une nation habituée aux grandes compétitions internationales et disposant de plusieurs joueuses expérimentées.
  • Les Pays-Bas, qui pourraient également figurer parmi les adversaires possibles selon le classement final du groupe D.

Sur le papier, l’Espagne serait évidemment le tirage le plus difficile.

Face à l’Italie, au Portugal ou aux Pays-Bas, les Françaises pourraient espérer davantage, même si elles ne partiraient pas nécessairement favorites.

Le tirage sera donc particulièrement important pour les ambitions françaises.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !