Quel match pour lancer la finale masculine des Championnats du monde de padel 2026 ! Alors qu’ils semblaient au bord de la défaite, Juan Lebrón et Aimar Goñi ont réalisé une énorme remontée face à Martín Di Nenno et Leo Augsburger pour s’imposer 5/7 7/5 6/2. Une victoire au mental, portée par un Juan Lebrón exemplaire dans son attitude et un Goñi qui a progressivement élevé son niveau de jeu. L’Espagne prend l’avantage 1-0 dans cette finale, alors que les Argentins peuvent nourrir d’immenses regrets.

Di Nenno / Augsburger frappent les premiers

Cette première rencontre promettait un gros combat, et elle a tenu toutes ses promesses.

D’un côté, Di Nenno et Augsburger, une paire qui se connaît parfaitement et qui avait notamment remporté le Madrid P1 en 2025. De l’autre, Lebrón et Goñi, une association beaucoup moins habituée à évoluer ensemble, avec un jeune Espagnol qui découvrait la pression d’une finale mondiale.

Dans le premier set, les deux équipes se rendent coup pour coup.

Les jeux de service sont solides, les échanges intenses et aucune paire ne parvient véritablement à prendre le dessus.

Mais à 6/5, les Argentins font la différence au meilleur moment.

Di Nenno / Augsburger réalisent le break et empochent la première manche 7/5, prenant une option sur ce premier point de la finale.

Les Argentins avaient le match en main

Le deuxième set démarre parfaitement pour l’Argentine.

Di Nenno / Augsburger réalisent rapidement le break et prennent les commandes de la manche.

À 4/2, les Argentins ne sont plus qu’à deux jeux d’offrir le premier point à leur sélection.

Mais c’est à ce moment-là que la rencontre bascule.

Juan Lebrón refuse de lâcher. Très impliqué, constamment derrière son partenaire, l’ancien numéro 1 mondial affiche un état d’esprit irréprochable.

Une attitude qui contraste avec certaines séquences plus compliquées qu’il a pu connaître sur le circuit professionnel.

À ses côtés, Aimar Goñi monte progressivement en puissance. Le jeune Espagnol frappe mieux, se montre plus tranchant dans ses interventions et commence à faire de véritables différences.

Les Espagnols parviennent à débreaker, mais les Argentins n’ont pas dit leur dernier mot.

Dans le jeu suivant, Di Nenno / Augsburger obtiennent de nouvelles balles de break pour reprendre immédiatement l’avantage.

Mais cette fois, Lebrón / Goñi résistent au mental et sauvent ces occasions.

Un passage décisif dans cette rencontre.

À 5/5, les Espagnols frappent au meilleur moment, réalisant un nouveau break avant de conclure sur leur service.

Victoire 7/5 dans la deuxième manche, alors qu’ils semblaient tout proches de la défaite quelques minutes auparavant.

Un troisième set à sens unique

Ce scénario fait très mal aux Argentins, et notamment à Leo Augsburger.

L’argentin commence à se précipiter davantage, particulièrement sur ses frappes au-dessus de la tête.

En face, Lebrón et Goñi sont désormais totalement lancés.

Portés par leur remontée et par le banc espagnol, ils prennent immédiatement le service adverse dans le troisième set.

Juan Lebrón continue de montrer l’exemple, tandis que Goñi réalise une dernière manche de très haut niveau.

Les Espagnols prennent progressivement le large et parviennent même à réaliser un double break.

Cette fois, les Argentins ne trouvent plus les solutions pour inverser la tendance.

Lebrón / Goñi concluent 6/2, achevant une remontée impressionnante pour offrir le premier point à l’Espagne.

Un Juan Lebrón exemplaire, un Goñi qui a répondu présent

Au-delà du résultat, c’est surtout la prestation des deux Espagnols qui mérite d’être soulignée.

Juan Lebrón a livré un match de patron, aussi bien dans le jeu que dans son attitude.

Jamais il n’a baissé les bras, même lorsque les Argentins semblaient avoir la rencontre en main.

Très présent auprès de son partenaire, il a constamment encouragé Aimar Goñi, l’aidant à rester dans son match malgré la pression.

Et le jeune Espagnol a parfaitement répondu présent.

Pour sa première finale mondiale, Goñi a progressivement pris confiance, jusqu’à réaliser un très gros troisième set.

Un choix qui pouvait sembler surprenant au moment de l’annonce des compositions, mais qui s’est finalement révélé payant.

Face à une paire argentine expérimentée et favorite sur le papier, Lebrón / Goñi ont réalisé un gros coup.

Le match que l’Espagne devait gagner

Cette victoire pourrait avoir une importance capitale dans l’issue de la finale.

Car dans le deuxième match, Agustín Tapia et Federico Chingotto affronteront Paquito Navarro et Jon Sanz.

Sur le papier, les Argentins partiront favoris, avec une association particulièrement solide.

Mais après cette première victoire, les Espagnols peuvent désormais jouer avec davantage de confiance.

Navarro / Sanz sont capables de créer une surprise, notamment s’ils parviennent à maintenir un gros niveau d’intensité face à Tapia / Chingotto.

Et même en cas de défaite, l’Espagne conserverait de sérieux arguments pour le troisième match décisif.

Elle pourrait alors compter sur Arturo Coello, numéro 1 mondial, associé à Coki Nieto, une paire qui avait déjà fait ses preuves lors de la finale des Mondiaux 2024.

En face, Gonzalo Alfonso et Tino Libaak devront réaliser une très grosse performance pour espérer faire la différence.

L’Espagne prend une option sur le titre mondial

Avec cette victoire, l’Espagne mène désormais 1-0 face à l’Argentine et se retrouve dans une position particulièrement intéressante.

Les Argentins peuvent forcément regretter les occasions manquées dans le deuxième set, alors qu’ils avaient pris le break et semblaient maîtriser la rencontre.

Mais Lebrón et Goñi ont eu le mérite de ne jamais abandonner, renversant complètement la dynamique d’un match qui leur échappait.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !