Juan Tello ne défendra pas son titre de champion du monde avec l’Argentine à Doha, du 2 au 7 novembre 2026. Malgré un meilleur classement mondial et des résultats solides cette saison, « el Gato » n’a pas été retenu par les sélectionneurs Gaby Reca et Rodrigo Ovide. À sa place, Gonza Alfonso, porté par une excellente dynamique aux côtés de Tino Libaak. Un choix qui fait débat tant les deux joueurs possédaient des arguments pour intégrer la sélection argentine.
Tello absent, Alfonso et Arce sélectionnés : le choix fort de l’Argentine
Pour défendre son titre mondial au Qatar, l’Argentine pourra compter sur une sélection particulièrement relevée.
Agustín Tapia, Federico Chingotto, Franco Stupaczuk, Martín Di Nenno, Leo Augsburger, Tino Libaak, Gonzalo Alfonso et Maxi Arce composent les huit joueurs retenus par Gaby Reca et Rodrigo Ovide.
Une liste dans laquelle un nom manque : Juan Tello.
Le joueur argentin, habitué des grandes compétitions internationales et membre de l’équipe championne du monde, se retrouve écarté au profit de Gonza Alfonso, pourtant moins bien classé.
Les sélectionneurs n’ayant pas détaillé publiquement les raisons de cet arbitrage, il faut regarder du côté des résultats récents, des profils de jeu et des associations possibles pour tenter de comprendre cette décision.
Le classement mondial donne pourtant raison à Juan Tello
Sur le papier, Juan Tello possède un avantage important.
Au classement FIP du 5 octobre 2026, le Gato occupait la 18e place mondiale avec 3 090 points, tandis que Gonza Alfonso pointait au 27e rang avec 2 321 points.
Soit neuf places et 769 points d’écart.
Et Tello ne peut pas être considéré comme un joueur en difficulté sur l’ensemble de sa saison.
Il a notamment atteint les quarts de finale à Riyad, Gijón, Asunción, Valence, Bordeaux et Pretoria, ainsi qu’une demi-finale à Newgiza.
Aux côtés de Maxi Arce, il a également remporté le FIP Platinum de Paredes, en dominant Sanyo Gutiérrez et Maxi Sánchez Blasco en finale (6/4 6/2).
Des résultats qui démontrent que sa candidature ne reposait pas uniquement sur son expérience ou son classement.
Mais une sélection nationale ne se construit pas nécessairement avec les huit joueurs les mieux classés. La forme du moment et les complémentarités entre partenaires peuvent également entrer en ligne de compte.
L’association Alfonso / Libaak a tout changé
C’est probablement sur ce terrain que Gonza Alfonso présente ses arguments les plus convaincants.
Depuis son association avec Tino Libaak en juillet, l’Argentin semble avoir retrouvé une dynamique particulièrement positive.
Le duo a rapidement remporté deux titres sur le FIP Silver, à Porto Sant’Elpidio puis à Budapest, avant de confirmer sur le circuit Premier Padel.
Leur parcours au Madrid P1 a marqué les esprits.
Alfonso et Libaak y ont notamment éliminé Juan Lebrón et Leo Augsburger en deux sets (7/6 7/5), avant d’atteindre les demi-finales.
À Rotterdam, ils ont confirmé en dominant Javi Leal et Fran Guerrero au terme d’un match disputé (7/5 3/6 6/4).
Quelques jours plus tard, à Düsseldorf, les Argentins ont de nouveau pris le dessus sur cette même paire, cette fois en trois manches (3/6 7/6 7/5).
Cette dernière victoire, obtenue le jour de l’annonce de la sélection, ne peut évidemment pas être présentée comme l’élément ayant provoqué la décision. Elle illustre néanmoins la confiance accumulée par le duo.
Alfonso et Libaak ne se contentent plus de battre des paires moins bien classées : ils sont désormais capables de faire tomber des adversaires installés parmi les meilleurs du circuit.
Tello et Alfonso : deux profils très différents à gauche
Au-delà des résultats, les deux Argentins possèdent des caractéristiques assez différentes.
Juan Tello reste l’un des joueurs les plus puissants du circuit. Son smash et sa capacité à terminer les points constituent ses principales armes.
Lorsqu’il parvient à imposer son jeu offensif, le Gato peut rapidement faire basculer un échange.
Mais ces dernières semaines, son attitude sur la piste a parfois laissé une impression différente. Malgré des résultats qui restent solides, Tello semble par moments moins mobile et moins combatif, notamment dans les phases défensives et les échanges prolongés.
Une impression visuelle qui ne suffit évidemment pas à remettre en cause son niveau, mais qui contraste avec l’énergie actuellement affichée par Alfonso.
Car depuis son association avec Libaak, Gonza Alfonso paraît avoir retrouvé un second souffle.
Très actif, expressif et particulièrement engagé dans les échanges, il multiplie les initiatives et cherche constamment à créer des situations inattendues.
Son jeu repose davantage sur les variations, les changements de rythme et une certaine créativité.
Sa fameuse « tontona », une feinte de smash suivie d’une balle subtilement déposée derrière l’adversaire, en est l’une des meilleures illustrations.
Là où Tello cherche souvent à faire la différence par la puissance, Alfonso peut désorganiser une défense par la surprise.
Dans une sélection qui possède déjà plusieurs joueurs offensifs de très haut niveau, cette variété peut représenter un argument supplémentaire.
À Madrid, Alfonso a aussi montré toute sa malice
La demi-finale du Madrid P1 face à Mike Yanguas et Coki Nieto a offert une séquence révélatrice de la personnalité d’Alfonso sur le terrain.
Sur un smash envoyé dans le filet, la balle touche la jambe de Mike Yanguas avant de toucher le sol.
Alfonso repère immédiatement la situation et sollicite l’arbitrage vidéo.
Une action inhabituelle, mais révélatrice de son attention aux moindres détails du jeu et de sa capacité à exploiter les situations les plus inattendues.
Au-delà de ses qualités techniques, l’Argentin affiche actuellement une détermination qui saute aux yeux.
Il se bat sur chaque point, encourage son partenaire et semble pleinement épanoui dans cette nouvelle association.
Cette énergie constitue l’une des différences les plus visibles avec le Tello observé ces dernières semaines.
Libaak, un argument décisif… mais Arce aussi
La présence de Tino Libaak dans la sélection peut également expliquer l’intérêt de retenir Alfonso.
Les deux joueurs évoluent ensemble depuis plusieurs mois et disposent désormais de repères communs.
Dans une compétition par équipes comme le Mondial, cette complémentarité peut compter, notamment lorsqu’il faut aligner plusieurs paires capables de répondre à des adversaires différents.
Mais cet argument possède une limite importante.
Juan Tello et Maxi Arce forment eux aussi une paire constituée, avec un titre au FIP Platinum de Paredes cette saison.
Et Arce figure bien parmi les huit joueurs sélectionnés.
L’Argentine disposait donc de deux associations déjà opérationnelles : Alfonso / Libaak d’un côté, Tello / Arce de l’autre.
La différence pourrait se situer dans la dynamique récente, mais rien ne permet d’affirmer que les sélectionneurs ont privilégié ce seul critère.
De même, la présence d’Alfonso et Libaak dans le groupe ne garantit pas qu’ils seront systématiquement alignés ensemble à Doha.
Un choix sévère pour Tello, une récompense pour Alfonso
L’absence de Juan Tello constitue incontestablement l’une des principales surprises de la sélection argentine.
El Gato reste mieux classé que son concurrent et a obtenu des résultats qui lui permettaient légitimement de prétendre à une place.
Mais Gonza Alfonso arrive au Mondial dans une période particulièrement favorable.
Son association avec Libaak lui a permis de retrouver de la confiance, d’enchaîner les performances et de démontrer qu’il pouvait rivaliser avec certaines des meilleures paires mondiales.
Entre la régularité de Tello et la dynamique d’Alfonso, l’Argentine a fait un choix sportif fort, dont les critères précis restent connus des seuls sélectionneurs.
Pour Alfonso, le défi est désormais de confirmer sous le maillot national. Pour Tello, la déception est forcément importante : il regardera ses compatriotes défendre un titre mondial auquel il avait lui-même contribué.
J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.


































































































40 millions de joueurs de padel dans le monde : les chiffres d’une croissance spectaculaire
Milan P1 – Des quarts de finale explosifs : Galán / Chingotto sous pression, Garrido / De Pascual pour un nouvel exploit ?
FIP Tour – Leygue, Collombon, Bergeron et les Français à l’assaut d’un vendredi chargé sur le circuit international
France ou Portugal, Espagne ou Argentine : Miguel Lamperti classe les meilleures nations du padel
Cédric Lavoye : « Le travail paye » et un premier tournoi FIP en Guadeloupe dans le viseur
Nicolas Rouanet prépare son retour en 2027 : “Avec Bastien Blanqué, je ne dirai jamais non”
Leygue / Blanqué répondent cash aux critiques : « Vous pouvez dire ce que vous voulez… On met tout notre argent et notre vie là-dedans »
P1000 Arsenal Padel – Cazaban / Rubio grands favoris, mais une concurrence bien présente
Doinsport et PISTA s’associent : le niveau de padel devient enfin vivant
P1000 4Padel Limoges : Sarrat / Fabre favoris, Bernard / Peloux et Henrion / Mitjana prêts à jouer les trouble-fêtes
P1000 Drag’N Ball Draguignan : Biron / Tullou et Gourre / Vial, un duel annoncé pour le titre ?
Milan P1 – Énorme sensation : Garrido / De Pascual font tomber Navarro / Di Nenno, les favoris au rendez-vous
La France dépasse les 5 000 pistes de padel en 2026 : près de 900 nouvelles pistes
Powerleague change de stratégie : après les pistes, place aux entraîneurs pour fidéliser les joueurs de padel
Guillaume Debelmas (4PADEL) : « Le marché du padel se développe plus vite que prévu, mais on doit faire attention aux loyers »
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?