Après plus de dix ans à la tête de l’équipe féminine espagnole, Icíar Montes a décidé de passer la main. Une annonce forte, presque symbolique, dans une période où l’Espagne continue de dominer le padel mondial sans partage.
Une décennie de stabilité et de domination
Pendant plus de dix ans, Icíar Montes a incarné la continuité, la rigueur et l’exigence au sein de la sélection féminine espagnole. Ancienne numéro un mondiale durant douze saisons, elle n’a jamais quitté le padel, troquant simplement la pala pour le rôle de guide et de cheffe d’orchestre.
Sous sa direction, l’Espagne a tout gagné. Mondiaux, Europe… aucune compétition majeure n’a échappé à un groupe qu’elle a su façonner, renouveler et faire évoluer avec intelligence. Des cadres historiques aux jeunes visages prometteurs, Montes a accompagné toutes les générations, sans jamais rompre l’équilibre.
Dernier symbole en date de cette domination : la finale des derniers Championnats d’Europe, remportée face à la France. Une victoire de plus, presque banale tant l’écart semblait évident, mais qui résume parfaitement l’ère Montes.

Une coach, mais surtout une référence
Au-delà des titres, Icíar Montes laisse derrière elle une méthode et une culture. Elle a su gérer des vestiaires remplis de talents, de personnalités fortes et de statuts parfois délicats à concilier. Alejandra Salazar, Lucía Sainz, puis les nouvelles têtes comme Claudia Fernández, Andrea Ustero ou Martina Calvo ont toutes évolué dans un cadre clair, structuré, où l’exigence allait de pair avec la confiance.
Son message d’adieu, publié sur les réseaux sociaux, reflète bien cette approche : lucide, humble, reconnaissante. Elle y reconnaît ses erreurs, valorise ses joueuses et rappelle une évidence trop souvent oubliée : ce sont elles, sur la piste, qui écrivent l’histoire.
Son départ ne ressemble ni à une fuite ni à une rupture. Plutôt à la fin logique d’un cycle parfaitement maîtrisé.

Ont-elles réellement besoin d’une nouvelle coach ?
C’est la question que tout le monde se pose, même si peu osent la formuler aussi frontalement. Vu le niveau actuel des joueuses espagnoles, l’écart abyssal avec les autres nations et la profondeur de banc dont dispose l’Espagne, faut-il réellement un « pilote dans l’avion » ?
Le collectif espagnol connaît ses automatismes par cœur. Les leaders sont identifiées, les rôles bien définis, et la culture de la gagne profondément ancrée. Dans ce contexte, la sélection semble parfois fonctionner comme une machine déjà lancée à pleine vitesse.
Reste à savoir si la prochaine personne à la tête de l’équipe devra imposer sa patte… ou simplement veiller à ne rien casser.
Une page se tourne, l’héritage reste
Icíar Montes quitte la sélection féminine par la grande porte, avec un palmarès immaculé et un respect unanime. Son héritage dépasse largement les titres : elle a structuré une domination, installé une mentalité et laissé une équipe au sommet de son art.
L’Espagne continue d’avancer, forte de son talent brut. Mais une chose est sûre : l’ère Montes restera comme l’une des plus marquantes de l’histoire du padel féminin international.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 au Domaine De Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet son antoushiasme et sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !
























































































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