Juan Lebrón et Leo Augsburger quittent Milan sans le titre, mais avec des raisons de croire davantage en leur association. Après avoir renversé Galán–Chingotto en demi-finale, ils ont sérieusement bousculé Coello–Tapia avant de céder 6/4 3/6 2/6. Au-delà de la frustration, leur week-end laisse entrevoir une paire plus complète et plus soudée. Reste désormais à transformer ces signes encourageants en victoires régulières contre les meilleurs.
Une réaction qui compte face à Galán / Chingotto
Le premier signal fort est venu samedi. Après un 0/6 face à Alejandro Galán et Federico Chingotto, Lebrón et Augsburger auraient pu sortir de la rencontre. Ils ont finalement renversé la demi-finale pour s’imposer 0/6 6/2 6/2.
Leurs déclarations d’après-match éclairent cette réaction. Lebrón a insisté sur leur capacité à traverser les difficultés ensemble, à conserver leur calme et à poursuivre leur travail d’équipe. Augsburger a également mis en avant la confiance retrouvée et la solidarité du duo.
Pour une association encore en construction, cette victoire constitue un repère. Elle montre qu’ils peuvent retrouver un niveau suffisamment élevé pour battre une paire majeure après une entame catastrophique.
Augsburger montre davantage que sa puissance
Le tournoi milanais laisse aussi l’impression d’un Leo Augsburger plus complet. Sa puissance reste une menace permanente, mais sa défense apparaît plus solide et ses décisions offensives plus variées.
Ses feintes de smash participent à cette évolution. La menace de la frappe forte devient aussi un moyen de surprendre : l’Argentin ne cherche plus systématiquement à terminer de la même manière. Cette variété donne une autre dimension à un jeu déjà capable de faire reculer n’importe quelle paire.
En finale, sa présence au filet a particulièrement marqué le premier set. Très agressif, entreprenant, Augsburger a pesé sur les échanges et accompagné l’excellente entame de son partenaire. L’impression de progression est réelle sur ce week-end, même si elle devra se confirmer dans la durée.
Un Lebrón qui rappelle ses meilleures années
À ses côtés, Juan Lebrón a montré un niveau qui rappelle ses meilleures périodes. Son influence dépasse toutefois la seule qualité de ses coups.
L’Espagnol encourage, accompagne et semble vouloir entraîner Augsburger avec lui. Cette attitude donne au duo une cohésion particulièrement intéressante : Leo dispose d’un partenaire capable de prendre des responsabilités tout en le soutenant.
Parler d’un retour définitif au meilleur Lebrón serait prématuré. Mais Milan offre une image convaincante de ce qu’il peut apporter à cette association : du jeu, de l’intensité et un soutien dans les moments difficiles.
À 1/1, une occasion qui laisse des regrets
La finale a pourtant rappelé ce qui sépare encore une grande prestation d’un titre.
Après avoir remporté le premier set, mettant fin à une série de dix manches perdues consécutivement contre Coello–Tapia, Lebrón et Augsburger ont obtenu trois balles de break à 1/1 dans la deuxième manche. Sur l’une d’elles, Augsburger a manqué un smash. Les numéros 1 ont finalement conservé leur service, puis pris l’avantage dans le jeu suivant.
Avec un set et un break d’avance, la situation aurait été particulièrement favorable. Cela n’aurait pas garanti la victoire, mais l’occasion était considérable.
Ce type de faute évitable reste coûteux à ce niveau. Tout l’enjeu consiste à conserver l’agressivité qui crée les occasions, tout en sécurisant davantage leur conclusion.
Un cap à confirmer
Le contraste avec Düsseldorf est encourageant : battus 6/2 6/3 par les mêmes adversaires en demi-finale, Lebrón et Augsburger ont cette fois gagné une manche et menacé de prendre le contrôle de la suivante.
Il faut aussi reconnaître la réponse de Coello et Tapia, capables de rester dans la rencontre puis de la retourner. Leur victoire ne se résume pas au smash manqué de Leo.
Pour Lebrón et Augsburger, Milan laisse donc une double lecture : une occasion de titre échappée, mais un week-end prometteur dans le contenu et l’attitude. Le prochain cap sera de reproduire cette qualité de jeu, puis de tenir jusqu’au bout lorsque la victoire se présente.
J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.


































































































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