La sélection espagnole pour la FIP World Cup 2026 à Doha est désormais connue. Juanjo Gutiérrez chez les hommes et Carolina Navarro chez les femmes ont dévoilé leurs huit joueurs et huit joueuses pour le Mondial, avec deux choix particulièrement attendus : Aimar Goñi est retenu chez les hommes, tandis que Marta Ortega prend la dernière place chez les dames au détriment d’Alejandra Salazar.

Deux décisions qui traduisent une même logique : privilégier la forme du moment, mais aussi construire une sélection adaptée aux conditions attendues à Doha.

Goñi récompensé après sa grosse progression

Chez les hommes, le suspense concernait surtout la dernière place.

Les six cadres étaient quasiment intouchables : Arturo Coello, Ale Galán, Juan Lebrón, Paquito Navarro, Coki Nieto et Mike Yanguas. Jon Sanz complète également la liste, lui qui était en concurence avec Fran Guerrero, laissant donc un dernier ticket à attribuer.

Et c’est finalement Aimar Goñi qui l’obtient.

À seulement 20 ans, le Navarrais réalise la meilleure saison de sa carrière. Il occupe actuellement la 32e place mondiale, son meilleur classement, et reste sur plusieurs performances importantes.

Son Paris Major a clairement pesé. Avec Edu Alonso, Goñi avait notamment éliminé Coki Nieto / Mike Yanguas 6/4 6/3 pour rejoindre les quarts de finale, confirmant sa capacité à poser problème à des paires installées bien plus haut dans la hiérarchie.

Goñi préféré à une concurrence énorme

Le choix n’avait rien d’évident.

Dans la pré-liste figuraient également Javi Leal, Fran Guerrero, Momo González ou encore Pol Hernández. Avant l’annonce, Goñi apparaissait notamment en concurrence directe avec Momo González et Javi Leal pour une place côté gauche.

Juanjo Gutiérrez a donc choisi un profil très particulier : puissance, envergure, smash et capacité à faire des différences dans des conditions rapides.

Lors de la présentation, le sélectionneur a justement insisté sur l’importance des conditions de jeu attendues au Mondial. Dans ce contexte, le profil explosif de Goñi semble avoir fait la différence.

Il apporte aussi quelque chose que l’Espagne possède moins dans sa sélection : un joueur capable de faire énormément de dégâts par la puissance pure.

La sélection masculine espagnole

L’Espagne se présentera donc à Doha avec :

Arturo Coello
Alejandro Galán
Juan Lebrón
Mike Yanguas
Coki Nieto
Paquito Navarro
Jon Sanz
Aimar Goñi

Une équipe construite pour aller chercher un titre mondial qui échappe à l’Espagne chez les hommes depuis plusieurs éditions.

Alejandra Salazar, la grande absente

Chez les dames, la principale surprise est ailleurs.

Alejandra Salazar ne disputera pas le Mondial.

À 40 ans, l’une des plus grandes joueuses de l’histoire du padel espérait forcément vivre un dernier grand rendez-vous avec la sélection avant sa retraite annoncée en fin de saison.

Mais Carolina Navarro a finalement choisi Marta Ortega pour compléter son groupe.

Une décision forte, forcément symbolique pour Salazar, qui a marqué l’histoire de la sélection espagnole et dont la carrière arrive à son terme.

Elle ne connaîtra donc pas un dernier Mondial sous le maillot de la Roja.

La forme du moment a joué en faveur d’Ortega

Sportivement, le choix de Marta Ortega se défend facilement au regard des dernières semaines.

La Madrilène est actuellement 11e mondiale, alors que Salazar occupe la 13e place.

Surtout, Ortega sort d’un très gros Paris Major avec Sofia Araújo. La paire avait notamment sauvé cinq balles de match en quarts face à Paula Josemaría / Bea González, avant de s’imposer 2/6 7/6 7/6 et de rejoindre les demi-finales.

Cette dynamique récente semble avoir pesé lourd au moment de trancher.

Marta Ortega avait d’ailleurs expliqué avant l’annonce qu’elle rêvait de retrouver la sélection, décrivant le Mondial comme sa « semaine préférée ».

Salazar ne vivra pas son dernier Mondial

La déception reste forcément immense pour Alejandra Salazar.

La Madrilène dispute actuellement les derniers mois de sa carrière et avait encore montré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures, notamment au Paris Major où elle avait atteint les quarts avec Aranza Osoro avant de tomber en trois sets contre Ari Sánchez / Andrea Ustero.

Elle avait également reçu un hommage appuyé à Madrid quelques jours plus tôt pour sa dernière apparition dans sa ville sur le circuit professionnel.

La possibilité d’un ultime titre mondial avec l’Espagne disparaît donc.

La sélection féminine espagnole

Carolina Navarro a retenu :

Gemma Triay
Ari Sánchez
Paula Josemaría
Bea González
Claudia Fernández
Andrea Ustero
Martina Calvo
Marta Ortega

Une sélection qui mélange expérience et jeunesse, avec notamment Martina Calvo qui découvrira cette compétition au plus haut niveau.

Des choix pensés aussi pour Doha

Au-delà des noms, les deux sélectionneurs ont insisté sur un point important : une sélection ne se construit pas uniquement avec les huit meilleurs joueurs du classement.

Il faut aussi penser aux associations possibles, à la complémentarité des profils et aux conditions de jeu.

C’est ce qui semble expliquer en partie les choix de Goñi chez les hommes et Ortega chez les dames.

Goñi apporte une puissance très utile dans un contexte rapide. Ortega, elle, offre de la régularité, beaucoup d’expérience et une forme récente particulièrement solide.

Deux choix qui font forcément des déçus, mais qui montrent surtout à quel point le réservoir espagnol est dense à quelques semaines du Mondial de Doha, prévu du 2 au 7 novembre.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !