Cinq titres consécutifs au printemps, puis une dynamique bien différente. Paula Josemaría et Bea González restent présentes dans les derniers tours, mais peinent désormais à transformer leurs bons parcours en trophées. Leur finale perdue à Milan contre Ari Sánchez et Andrea Ustero illustre cette période : elles peuvent encore prendre l’avantage sur leurs principales rivales, sans parvenir à conclure.
Un printemps où elles imposaient leur loi
Miami, Newgiza, Bruxelles, Asunción, Buenos Aires. Pendant cinq tournois consécutifs, Josemaría et González avaient trouvé la formule gagnante, avec un point commun particulièrement fort : chacune de ces finales avait été remportée contre Gemma Triay et Delfi Brea.
Cette série leur donnait une place centrale dans la lutte au sommet. Elles ne se contentaient pas d’accumuler les titres : elles battaient régulièrement la paire numéro 1 au moment de soulever le trophée.
Leur succès à Valladolid, en juin, avait ensuite porté leur total à six titres cette saison. Mais depuis, leur palmarès n’a plus bougé. Bordeaux, Málaga, Pretoria, Londres, Madrid, Paris, Rotterdam, Düsseldorf et Milan : neuf tournois disputés sans nouvelle victoire finale.
Toujours présentes, moins souvent récompensées
Parler d’effondrement serait pourtant excessif. Sur les sept tournois allant de Pretoria à Milan, Paula et Bea ont atteint trois finales, trois demi-finales et un quart de finale. Leur capacité à avancer dans les tableaux reste solide.
La difficulté apparaît surtout lorsque les grandes paires se retrouvent. Sur cette même période, le bilan de leurs confrontations directes permet de préciser la situation :
| Adversaires | Victoires de Josemaría–González | Défaites |
|---|---|---|
| Fernández–Calvo | 3 | 3 |
| Sánchez–Ustero | 0 | 2 |
| Triay–Brea | 0 | 1 |
Contre Claudia Fernández et Martina Calvo, elles ont perdu à Pretoria, Londres et Düsseldorf, mais gagné à Madrid, Rotterdam et Milan. L’arrivée de cette association a ajouté une concurrente redoutable, sans créer une confrontation à sens unique.
En revanche, leurs trois finales sur cette période se sont toutes soldées par une défaite : Madrid contre Triay–Brea, puis Rotterdam et Milan contre Sánchez–Ustero. Les obstacles se multiplient, et aucune victoire en demi-finale ne garantit désormais un rapport de force favorable le lendemain.
Sánchez / Ustero changent l’équilibre
La montée d’Ari et Andrea pèse particulièrement dans cette trajectoire. À Valladolid, Paula et Bea avaient encore remporté leur confrontation en finale. À Rotterdam, Sánchez et Ustero ont inversé le résultat avec un succès 6/4 6/4, avant de confirmer à Milan.
Le contraste avec le printemps est net. À l’époque, Josemaría–González avaient enchaîné cinq victoires en finale contre les mêmes adversaires. Aujourd’hui, elles doivent trouver des réponses face à plusieurs associations capables de les arrêter.
Leur succès contre Fernández–Calvo en demi-finale à Milan reste donc significatif. Il rappelle qu’elles peuvent battre cette paire, même après la défaite particulièrement serrée concédée une semaine plus tôt en Allemagne. Mais franchir cet obstacle ne suffit plus à terminer la semaine avec un titre.
Des occasions qui rendent l’attente plus frustrante
Le plus difficile à accepter est peut-être la proximité de certaines victoires. À Düsseldorf, Paula et Bea avaient obtenu deux balles de match à 6/5 dans la troisième manche, avant de s’incliner contre Fernández–Calvo.
À Milan, elles menaient 5/2 dans le premier set de la finale. Sánchez et Ustero ont pourtant renversé cette manche au tie-break, puis remporté la rencontre 7/6 6/3. Une nouvelle occasion échappée, sans que ce seul scénario permette de conclure à un problème mental récurrent.
Ces résultats dessinent une situation exigeante : Paula et Bea restent assez fortes pour se placer en position de gagner, mais ne concrétisent plus autant qu’au printemps. Leur prochain défi sera de retrouver cette capacité à enchaîner les victoires décisives, dans un circuit où plusieurs paires peuvent désormais leur barrer la route au cours du même week-end.
J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.


































































































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