Après leur victoire en quart de finale du Milan P1 face à Momo González et Lucas Campagnolo (6/3 6/4), Franco Stupaczuk et Jon Sanz se sont présentés en conférence de presse avec le sourire. Les deux joueurs ont évoqué leur complémentarité, les difficultés rencontrées après Madrid et Paris, leur retour au premier plan, mais aussi le Star Point et une anecdote improbable sur un maillot brûlé.
Derrière les plaisanteries et la bonne humeur, une conviction se dégage : Stupaczuk et Sanz semblent avoir trouvé une formule qui fonctionne.
Stupaczuk impressionné par la vitesse de Jon Sanz
C’est l’une des déclarations les plus intéressantes de cette conférence de presse. Interrogé sur les qualités de son partenaire, Franco Stupaczuk n’a pas caché son admiration pour la vitesse de l’Espagnol.
« Je n’ai jamais eu un partenaire aussi rapide que Jon dans ma carrière. »
L’Argentin explique que cette caractéristique change considérablement ses habitudes sur la piste. Habitué à évoluer avec des partenaires aux profils différents, il découvre avec Sanz un joueur capable de couvrir énormément de terrain, d’anticiper et d’accélérer les échanges.
Il insiste également sur sa capacité à prendre l’initiative, notamment grâce à sa víbora, et sur la difficulté à lui prendre la balle lorsqu’il traverse un bon moment.
Cette vitesse peut parfois nécessiter des ajustements entre les deux joueurs, mais elle constitue surtout une arme supplémentaire pour une paire qui cherche encore à exploiter pleinement son potentiel.
Jon Sanz : « Avec Franco, je suis plus serein »
De son côté, Jon Sanz estime que son association avec Stupaczuk lui permet d’aborder les rencontres différemment.
L’Espagnol, réputé pour son jeu explosif et son tempérament offensif, explique ne plus ressentir la même obligation de terminer les points.
Avec Stupa à ses côtés, il sait qu’il peut compter sur un partenaire capable de faire lui aussi la différence.
« J’ai un immense joueur à mes côtés, Franco. Il marque aussi beaucoup de points gagnants, donc je suis peut-être plus serein. »
Un changement qui semble lui permettre de mieux choisir ses moments pour accélérer, sans chercher systématiquement le coup gagnant.
Sanz reconnaît traverser une très bonne période, mais reste prudent lorsqu’on lui demande s’il joue actuellement le meilleur padel de sa carrière.
Madrid et Paris : les défaites qui ont provoqué une réaction
Tout n’a pourtant pas été simple pour cette association.
Après des débuts encourageants, Stupaczuk et Sanz ont traversé une période plus compliquée, notamment lors des tournois de Madrid et Paris.
Des résultats qui ont remis en question leur dynamique et leur position parmi les principales paires du circuit.
En conférence de presse, Stupa est revenu sur ces moments avec une formule révélatrice :
« Tout le monde veut monter dans le bateau quand ça va bien. »
L’Argentin explique que les deux joueurs ont dû se remettre au travail et retrouver les bases de leur association.
Plutôt que de modifier radicalement leur façon de jouer, ils ont choisi de revenir à ce qui avait fonctionné dès le début : de l’intensité, de la confiance et une volonté d’imposer leur jeu.
Une réaction d’orgueil qui semble avoir porté ses fruits, avec une nouvelle dynamique positive sur le circuit.
Le Star Point : Jon Sanz n’était pas convaincu
Autre sujet abordé pendant la conférence : le Star Point, une évolution du système de comptage qui continue de susciter des réactions chez les joueurs.
Jon Sanz n’a pas caché ses réserves initiales, tout en répondant avec son humour habituel.
« Ça fonctionne quand on gagne ! »
L’Espagnol reconnaît avoir eu besoin de temps pour s’habituer à cette nouvelle règle. Il explique même devoir encore consulter régulièrement le tableau d’affichage pour être certain de la situation.
S’il n’était pas favorable au système au départ, il reconnaît néanmoins que certaines évolutions peuvent présenter un intérêt pour le spectacle.
Une réponse qui montre que l’adaptation au Star Point n’est pas encore totalement naturelle, même chez les joueurs professionnels.
Un maillot brûlé et une victoire : l’anecdote improbable de Stupa
La conférence de presse a également donné lieu à un moment beaucoup plus léger.
Jon Sanz a raconté une anecdote survenue lors d’un tournoi en Allemagne, impliquant Franco Stupaczuk, surnommé « El Polaco », et Cristian Arias.
L’Argentin souhaitait absolument jouer avec un maillot bleu, mais celui-ci était froissé. Cristian a donc tenté de le repasser.
Sauf que l’opération a mal tourné : le maillot a été brûlé.
Pas de quoi décourager Stupa, qui a tout de même décidé de disputer son match avec cette tenue et qui est finalement parvenu à s’imposer.
Une histoire qui a provoqué quelques sourires et illustré l’ambiance détendue dans laquelle évolue actuellement la paire.
Coello / Tapia : une nouvelle occasion de franchir un cap
Derrière cette bonne humeur, un défi de taille attend désormais Stupaczuk et Sanz.
Les deux joueurs retrouvent Arturo Coello et Agustín Tapia en demi-finale du Milan P1, après avoir déjà affronté les numéros 1 mondiaux lors des finales de Rotterdam et Düsseldorf.
Stupaczuk sait que la mission sera difficile. Il insiste sur la nécessité de mieux entrer dans le match et de reproduire les bonnes séquences de leur dernière confrontation.
Pour l’Argentin, le deuxième set disputé face aux numéros 1 lors de leur précédent affrontement doit servir de référence. L’objectif sera notamment de réussir à prendre rapidement le service adverse pour les mettre sous pression.
« C’est le moment idéal pour nous d’essayer », estime-t-il.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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