Focus sur Marta Caparros, l’une des meilleures progressions cette année sur le World Padel Tour. En effet, la joueuse de 21 ans originaire de Malaga est passée du Top 70 au Top 40 en quelques mois ! Interview.
“J’aimais la compétition”
Padel Magazine : Pour ceux qui ne te connaîtraient pas, peux-tu nous raconter ton histoire avec le padel ?
Marta Caparros : J’ai commencé le padel lorsque j’avais onze ans. Il y avait une piste dans la résidence où l’on habitait avec mes parents. Ils se sont mis à y jouer régulièrement et quand ils avaient terminé leurs parties, je me mettais sur le terrain et c’est comme ça que j’ai commencé.
A cette époque on prenait des cours de tennis avec ma sœur, mais je n’aimais pas trop ça. Je n’ai jamais joué un seul match d’ailleurs, c’était juste des cours ! Le padel m’a tout de suite paru bien plus amusant.
PM : Quand t’es-tu rendue compte que tu avais le potentiel pour devenir une joueuse professionnelle ?
MC : Disons que lors des compétitions jeunes, plusieurs personnes m’ont dit qu’elles pensaient que j’avais du potentiel, que si je travaillais beaucoup au niveau physique, j’avais des chances de bien jouer. Mais je n’ai jamais vraiment pensé à devenir professionnelle, c’est juste que j’aimais la compétition.

PM : Quel est ton meilleur souvenir sur une piste de padel ?
MC : Je ne peux pas en garder seulement un ! Je vais devoir en dire trois (rires).
Il y a d’abord la première fois que je suis rentrée dans un tableau du World Padel Tour. C’était “à la maison”, à Marbella, et avec une très bonne amie, Carmen Castillón.
Ensuite il y a la finale du Championnat d’Espagne Mineurs pour ma dernière année chez les jeunes. C’était aussi “à la maison”, à Málaga cette fois, et encore avec Carmen Castillón et toute ma famille et mes amis qui encourageaient, c’était vraiment quelque chose de spécial !
Et enfin, un souvenir plus récent, c’est cette année, pour mon premier huitième sur un Open du World Padel Tour. C’était à Vienne avec ma partenaire Marta Barrera. Cela venait confirmer la bonne saison que nous étions en train de faire.

Une joueuse de droite atypique
PM : Même si tu es l’une des joueuses les plus grandes du circuit (1.83m), tu as la particularité de jouer à droite. Tu as déjà réfléchi à passer à gauche ? Penses-tu que ta taille est un avantage ? Quels sont tes meilleurs coups ?
MC : Oui, on me dit souvent que je devrais jouer à gauche. J’ai déjà essayé mais pour le moment je me sens plus à l’aise côté droit.
Je pense que ma taille me permet d’être une joueuse de droite agressive, et avec une joueuse de gauche offensive, nous pouvons former une paire difficile à lober.
Mes meilleurs coups, je ne sais pas, je crois que j’ai encore beaucoup de progrès à faire, mais disons que le coup qui me procure le plus de plaisir est la bandeja. Je pense aussi que mon service, bien qu’il soit très très laid techniquement, est assez efficace.

PM : Cette année tu as connu une progression spectaculaire. Sais-tu d’ailleurs exactement combien de places tu as gagné ? Comment expliques-tu cette ascension au ranking ?
MC : Je ne sais pas exactement combien de places j’ai gagné cette année, je ne me préoccupe pas plus que cela du ranking. J’ai dû démarrer la saison autour de la 70ème place et aujourd’hui je suis numéro 38.
A mon avis la progression s’explique par une somme de plusieurs facteurs : le travail qui a été mis en place depuis de nombreuses années, la relation que j’ai avec l’équipe qui m’entoure…et bien sûr l’entente avec la partenaire. Le padel est un sport qui se joue à deux, et indépendamment du niveau des joueurs, je pense que le plus important est d’arriver à trouver une osmose avec son partenaire. Et je crois qu’avec Marta nous y parvenons très bien. Nous nous entendons très bien, nous pouvons parler de tout, nous passons de très bons moments… et je crois que cela se voit ensuite sur la piste !
PM : Quels sont tes objectifs à court et long terme ?
Mes objectifs à court terme sont de m’améliorer dans de nombreux domaines, de continuer le travail mis en place après chaque tournoi que ce soit au niveau physique, mental, technique ou tactique. L’idée c’est de pouvoir continuer à progresser pour nous installer durablement dans les tableaux principaux et être plus à l’aise lors de ces tours de tableaux finaux.
A plus long terme, je dirais que ce que j’aimerais c’est pouvoir vivre du padel et atteindre mon maximum.
“Apprendre des meilleures”
PM : Ta partenaire et toi vivez et vous entraînez en Andalousie. Contrairement à la majorité des joueuses du circuit qui sont à Madrid ou Barcelone, vous prouvez qu’il est possible de jouer à haut niveau sans vivre dans l’une de ces deux villes.
MC : Je suis très heureuse de l’équipe que j’ai, je me sens très bien entourée. Avec Andreína (De Los Santos), ma coach, nous essayons de mettre en place des entraînements qui soient les plus complets possibles. Ici à Málaga il y a plusieurs filles qui jouent sur les circuits professionnels, et il y a aussi des garçons qui jouent très bien et qui nous permettent de faire des matchs d’entraînement très intéressants. Mais je reconnais que parfois ce n’est pas toujours facile de trouver des parties qui ressemblent à ce que l’on va pouvoir trouver en compétition.

PM : Aujourd’hui tu es dans le Top 40, que te manque-t-il pour rentrer disons dans le Top 20 et pouvoir vivre pleinement du padel ?
MC : Ça je préfère le garder pour moi (rires) ! La concurrence est très dure et pour gagner sa place il faut beaucoup s’entraîner à tous les niveaux, apprendre des meilleures, croire en soi… Je suis convaincue qu’avec cette attitude les bonnes choses arriveront !

Xan est un fan de padel. Mais aussi de rugby ! Et ses posts sont tout aussi punchy. Entraîneur physique de plusieurs joueurs de padel, il déniche des posts atypiques ou traite de sujets d’actualité. Il vous donne également quelques conseils pour développer votre physique pour le padel. Clairement, il impose son style offensif comme sur le terrain de padel !
























































































FIP Tour – Début convaincant pour les Français en Lituanie et au Kenya
Cancún P2 – Le programme complet des quarts de finale
Olympique de Marseille – Parenthèse padel au Z5 de Zidane
Les Assises du Padel : Pierre-Emmanuel Gillaizeau dévoile les coulisses d’un événement en pleine structuration
Tino Libaak / Álex Chozas : objectif Master Final
Sur la chaise de l’arbitre : Tom Durand-Viel, entre tennis et padel
Martina Calvo impressionne le circuit : « Elle a tout pour devenir numéro 1 » selon Marta Ortega
Les Assises du Padel : le rendez-vous des acteurs du padel français fait étape à Paris
Les 50 personnalités les plus influentes du padel français
FIP Bronze Hong Kong – Deux paires françaises en demi-finales
Jon Sanz sur le “classico” : “Ils sont au-dessus, presque dans une autre dimension”
Sofía Araújo, entre singularité et ambitions : “Je mets toujours mon grip à l’envers”
Benjamin Grué lance le Forever Business Club
Nancy : un projet de club de padel Premium recherche un investisseur foncier
10 situations que tous les joueurs de padel ont déjà vécues
Combien de joueurs au padel ? Toutes les configurations possibles
Le “taka-taka” au padel : ces échanges au filet qui vont à toute vitesse… ou pas
Comment servir au padel : technique et règles du service
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Et Ducati créa la pala la plus rapide du monde !
Augsburger, le smash comme signature : entre génie et précipitation
L’analyse tactique de Mario Cordero sur un match de Léo – Meilleur sportif
Joueurs de droite : le choc des approches générationnelles
Quand le padel se synchronise : pourquoi on tombe parfois dans le rythme de l’adversaire
Règles du padel : le guide complet pour débutants (2026)
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Prévenir les blessures au padel : les méthodes qui permettent de jouer plus longtemps
Échauffement, étirements, récupération : les clés pour durer
L’Espagne s’invite à La Bandeja avec deux stages intensifs de padel
Espagne – France : deux modèles qui façonnent le padel européen
AECP et Padel Sport Academy signent un protocole d’amitié et d’assistance mutuelle
Le padel des enfants : une culture installée en Espagne, un modèle inspirant pour la France