Ale Galán et Fede Chingotto continuent d’envoyer un message clair en ce début de saison.
Sacrés au Miami Premier Padel P1, les numéros 2 mondiaux ont décroché leur deuxième titre de l’année, en battant une nouvelle fois Tapia / Coello en finale.

Une victoire importante, parce qu’elle confirme une tendance : en ce début de 2026, Galán et Chingotto semblent avoir franchi un cap face à leurs grands rivaux.

Un classique qui tourne un peu plus en leur faveur

Sur le papier, le bilan global reste encore largement en faveur des Golden Boys, avec 21 victoires à 11 dans les confrontations directes.

Mais depuis le début de saison, la dynamique est un peu différente.

Sur les trois affrontements disputés en 2026, Galán / Chingotto en ont remporté deux.
Un signal fort pour une paire qui continue de progresser et qui semble aujourd’hui bien plus armée pour rivaliser régulièrement avec les numéros 1.

“On essaie de leur donner du fil à retordre”

Invité dans El Partidazo de la COPE, Ale Galán a d’ailleurs lui-même évoqué cette rivalité, avec un ton assez léger mais un message assez clair.

« Ces derniers temps, j’ai l’impression que les gens se lassent un peu du classique… mais nous, on essaie de leur donner la guerre. »

Une manière de rappeler que si les finales se répètent, c’est aussi parce que les deux paires restent aujourd’hui largement au-dessus du lot sur le circuit masculin.

Une rivalité forte… mais saine

Autre point intéressant dans la prise de parole du Madrilène : la relation entre les deux duos.

Malgré l’intensité de leur rivalité, Galán a insisté sur le fait que l’ambiance restait très saine entre eux.

« Nous sommes rivaux, mais nous avons une bonne relation. »

Avant d’ajouter :

« On se rend meilleurs les uns les autres, on s’admire beaucoup. »

Avec une petite précision, glissée avec humour :

« Bon… il n’y a pas non plus de dîners ensemble. »

Un bon résumé de ce que représente aujourd’hui ce duel : beaucoup de respect, beaucoup de tension sportive, mais pas d’animosité particulière.

Galán insiste sur la continuité

Mais le passage le plus intéressant de son intervention concerne peut-être un sujet beaucoup plus large : celui de la stabilité des paires.

À une époque où les séparations s’enchaînent très vite sur le circuit, Galán a tenu à rappeler l’importance de laisser du temps aux projets.

« Les paires qui sont ensemble depuis le plus longtemps sont aussi celles qu’on retrouve dans toutes les finales. »

Un message fort, surtout quand on sait à quel point les changements de partenaires sont devenus fréquents dès que les résultats ralentissent un peu.

Le projet Galán / Chingotto prend de plus en plus de poids

Et forcément, cette phrase résonne directement avec son duo formé avec Fede Chingotto.

Depuis leur union, les deux hommes ont connu :

  • de très gros moments
  • des passages plus compliqués
  • des critiques
  • et parfois un sentiment d’infériorité face à Tapia / Coello

Mais ils ont tenu.

Et aujourd’hui, cette continuité commence clairement à payer.

Le duo semble plus mature, plus solide tactiquement, plus constant dans les grands rendez-vous.
Et surtout, il donne désormais l’impression d’avoir réellement trouvé des solutions face à la paire numéro 1.

Un vrai message envoyé au sommet

Évidemment, la route reste encore longue avant de parler d’un véritable renversement au classement.

Mais ce début de saison montre au moins une chose :
Galán et Chingotto sont plus proches que jamais.

Et si la tendance actuelle se confirme, leur pari sur la continuité pourrait bien finir par les rapprocher très sérieusement du trône.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !