Le titre remporté par Martín Di Nenno et Momo González au FIP Gold Almaty n’a rien d’anodin.

Même si le tournoi n’avait pas le prestige d’un grand rendez-vous Premier Padel, l’Argentin n’a pas caché que cette victoire faisait beaucoup de bien à leur paire, aussi bien sur le plan mental que comptable.

“Être champion, même sur un tournoi plus petit, ça change tout”

Après leur sacre au Kazakhstan, Di Nenno a livré une réflexion assez juste sur l’importance de ce type de semaine dans une saison.

« Gagner n’importe quel tournoi, pour n’importe quel compétiteur, ça te donne le sentiment que, au moins pendant une semaine, tu as été le meilleur. »

Et surtout, il a insisté sur la différence entre faire un bon tournoi… et aller au bout.

« Pour la confiance, ça change énormément de faire un bon tournoi et de sortir en quarts de finale, ou de faire un bon tournoi et d’être champion, même si c’est, avec tout le respect, un tournoi plus petit. »

Un discours assez lucide, qui montre bien que ce titre tombe au bon moment pour une paire qui avait besoin de se rassurer.

Un tournoi ciblé et pris très au sérieux

Di Nenno a aussi expliqué que cette étape d’Almaty n’avait rien d’un simple détour dans leur calendrier.

Le duo était venu avec une vraie intention, en ayant bien identifié les conditions de jeu du tournoi.

« On est venus à ce tournoi en lui donnant tout le sérieux qu’il méritait. »

Avant de préciser :

« On connaissait les conditions quand on s’est inscrits : piste rapide, sans jeu extérieur. Et on l’a pris comme une grande opportunité pour nous. »

Un choix assumé, et visiblement payant.

“Il pleut déjà un peu moins sur la paire”

L’autre élément fort de sa prise de parole, c’est évidemment la question des points FIP.

Avec ce titre, Di Nenno et Momo González repartent avec 150 points, un total très important à ce moment de la saison.

Et l’Argentin l’a résumé avec une formule assez parlante :

« On l’a beaucoup célébré. Ce sont énormément de points qui nous font beaucoup de bien. On peut dire qu’il pleut déjà un peu moins sur la paire. »

Une manière assez claire d’admettre que le début de saison n’avait pas été simple pour eux.

Un duo lucide sur sa situation

Enfin, Di Nenno a aussi tenu un discours très honnête sur la réalité actuelle de leur projet.

Oui, comme tous les compétiteurs, ils rêvent de gagner les plus grands tournois.
Mais oui aussi, ils savent très bien où ils en sont aujourd’hui dans la hiérarchie.

« Le compétiteur joue pour gagner et rêve toujours de gagner un Premier Padel. Mais en étant réalistes, aujourd’hui c’est très difficile pour nous. »

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !