Clara Mansart et Marie-Amélie Dardaine seront bien au rendez-vous des demi-finales des Championnats de France 2026. Mais leur qualification n’aura pas été de tout repos. Après un quart de finale disputé sous tension, les deux joueuses reconnaissent ne pas avoir livré leur meilleur padel, notamment dans une deuxième manche où elles ont laissé leurs adversaires revenir dans la partie.

L’essentiel est pourtant assuré : une place dans le dernier carré, la troisième pour Dardaine et la toute première pour Mansart. Et désormais, le contexte change complètement. Face aux grandes favorites de la compétition, Carla Touly et Léa Godallier, elles pourront jouer libérées, avec beaucoup moins de pression.

« On ne s’est vraiment pas facilité la tâche »

Vous sortez d’un quart de finale particulièrement accroché. Quel regard portez-vous sur ce match ?

Marie-Amélie Dardaine :
C’était un match hyper serré. Je trouve qu’on ne s’est vraiment pas facilité la tâche. On menait avec un break dans le deuxième set et on aurait pu le garder. On s’est un peu relâchées à ce moment-là.

Clara Mansart :
Tactiquement, on savait ce qu’il fallait faire, mais on était un peu tendues. Du coup, on n’allait pas forcément chercher les bonnes zones. On a beaucoup trop joué sur le coup droit adverse et on leur a permis de reprendre le filet trop facilement.

Je pense vraiment qu’on s’est rendu le match plus difficile. Personnellement, je ne suis pas totalement satisfaite de ce que j’ai fait. Le premier set, ça allait, mais beaucoup moins le deuxième.

« On s’est senties un peu oppressées »

Vous avez également senti une différence dans les conditions de jeu sur cette piste ?

Clara Mansart :
Oui. Je trouve que le terrain fuse davantage que sur les pistes noires sur lesquelles on avait joué auparavant. C’est plus rapide.

Et comme les filles en face jouaient assez vite, ça nous a posé quelques problèmes. Sur le circuit FIP, on s’est habituées à ce que ce soit souvent nous qui mettions beaucoup de rythme. Les joueuses défendent davantage, on a généralement un peu plus de temps.

Là, on s’est senties un peu oppressées. C’est peut-être justement quelque chose sur lequel on doit travailler : quand on revient jouer en France et que ça va plus vite, il faut réussir à mieux gérer ces situations.

Une troisième demi-finale pour Dardaine, une première pour Mansart

Vous voilà malgré tout en demi-finale des Championnats de France. Combien de fois avez-vous atteint ce stade de la compétition ?

Marie-Amélie Dardaine :
C’est ma troisième demi-finale.

Clara Mansart :
Et moi, c’est ma première !

Une qualification qui a donc une saveur particulière pour Mansart, tandis que Dardaine retrouve une étape de la compétition qu’elle connaît déjà.

Mais cette fois, le défi qui les attend est immense : Carla Touly et Léa Godallier, les grandes favorites de ces Championnats de France.

« One last step »

Vous avez désormais rempli votre objectif par rapport à votre statut dans le tableau. Est-ce que cela peut vous permettre de jouer plus libérées en demi-finale ?

Clara Mansart :
Ce que j’ai dit à Marie, c’était : « One last step. »

On avait un tableau difficile. On a failli perdre contre Soussou et Liji hier. Je trouve qu’on a fait le travail jusque-là. Maintenant, contre Carla et Léa, on va simplement essayer de jouer et de prendre du plaisir.

« On n’a rien à perdre »

Marie-Amélie Dardaine :
Ça va être top, on a hâte. On n’a rien à perdre sur cette demi-finale et on va tout donner.

J’espère qu’on arrivera à jouer un peu plus relâchées que sur ce quart. Là, on était un peu les favorites et on s’est compliqué la vie. Mais la demi-finale, c’est un autre match. Donc on repart complètement.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.