Les critiques se multiplient dès que les résultats ne suivent plus. Malgré leur régularité au plus haut niveau, Alejandro Galán et Federico Chingotto n’échappent pas aux interrogations sur leur avenir commun. Après leur qualification pour les demi-finales du Milan P1, les deux joueurs ont pris le temps de répondre aux questions en conférence de presse. Et sur un point, Galán a tenu à être particulièrement clair : il n’est pas question de mettre fin à leur association.

Galán : « Chingalán, c’est pour longtemps »

Interrogé sur les rumeurs de séparation qui circulent sur les réseaux sociaux, Alejandro Galán n’a pas cherché à entretenir le suspense.

« Non ! », a-t-il d’abord répondu, avant de rappeler la solidité de son association avec Chingotto et les ambitions qu’ils partagent.

« Chaque fois que cela a été nécessaire, j’ai pris la parole pour défendre la belle paire que nous formons. »

L’Espagnol reconnaît que les attentes sont particulièrement élevées autour de leur duo, mais estime que les critiques ne tiennent pas toujours compte de la réalité du circuit.

« Je sais que les attentes sont très élevées, les nôtres aussi. Mais je vois que celles de tout le monde sont encore plus hautes. »

Avant de conclure avec une déclaration sans ambiguïté :

« Chingalán, c’est pour longtemps. C’est notre engagement. »

« Si nous ne battons pas Arturo et Agus, c’est un échec ? »

Au cœur des interrogations, il y a évidemment la rivalité avec Arturo Coello et Agustín Tapia, les deux hommes que Galán et Chingotto cherchent à détrôner.

Pour Galán, le problème vient notamment de la manière dont les performances de son équipe sont jugées.

« On dirait que si nous ne battons pas Arturo et Agus, c’est un échec. Pourtant, chaque année, nous nous rapprochons d’eux. »

L’Espagnol rappelle également que certaines défaites récentes sont intervenues face à des adversaires particulièrement performants, notamment Franco Stupaczuk et Jon Sanz.

Il ne cherche toutefois pas d’excuses : les deux joueurs doivent continuer à travailler et corriger les passages à vide qui leur ont coûté plusieurs rencontres.

« Nous avons eu deux mauvaises semaines, au regard de nos exigences. Maintenant, c’est à nous de renverser la tendance, d’analyser et de travailler. »

Galán cite notamment des matchs à Valence, Paris et Malaga, où certaines situations auraient pu tourner en leur faveur.

Chingotto répond aux critiques : « J’en prends plein la tête ! »

De son côté, Federico Chingotto a été interrogé sur les critiques dont il fait régulièrement l’objet, notamment lorsque certains imaginent Galán évoluer avec un autre joueur de droite.

Sa première réaction a été accompagnée d’un sourire :

« Oui, j’en prends plein la tête ! »

L’Argentin assure néanmoins ne pas se laisser déstabiliser par les commentaires extérieurs.

« Ale m’a toujours soutenu publiquement, et quand nous parlons entre nous, il est toujours très clair. Donc, dans ma tête, cela ne m’affecte pas. »

Chingotto préfère retenir la confiance de son partenaire et poursuivre le travail entrepris depuis le début de leur association.

« Je lui ai promis de donner 100 % quand nous nous sommes associés, et c’est ce que je continuerai à faire jusqu’au bout. »

« Pour moi, Galán est le meilleur »

La réponse de Chingotto s’est ensuite transformée en une véritable déclaration de confiance envers son partenaire.

« Je suis vraiment très heureux de continuer à accompagner ce grand gaillard. Il joue incroyablement bien. Pour moi, c’est le meilleur. »

L’Argentin explique qu’il cherche constamment à progresser pour répondre aux exigences du très haut niveau.

« J’essaie de me prouver que je suis à la hauteur pour jouer avec lui et rivaliser au plus haut niveau. »

Une prise de parole qui témoigne de la relation entre les deux joueurs, malgré les périodes plus compliquées traversées au cours de la saison.

Une qualification obtenue au mental face à Libaak et Alfonso

Cette conférence de presse intervenait après leur victoire en quart de finale face à Tino Libaak et Gonzalo Alfonso, au terme d’une rencontre marquée par un moment délicat dans le deuxième set.

À 6-5 et 0-40, Galán et Chingotto ont dû puiser dans leurs ressources pour revenir dans le jeu.

« Nous nous sommes dit ce que nous nous disons toujours : nous battre jusqu’au bout et lutter sur toutes les balles. »

Les deux joueurs ont également souligné le niveau de leurs adversaires, auteurs d’une belle série de résultats sur le circuit.

Pour Galán, cette victoire représente une nouvelle étape dans leur volonté de retrouver leur meilleur niveau.

Chingotto et Gonzalo Alfonso : une histoire qui remonte à l’enfance

Autre moment de cette conférence de presse : les retrouvailles entre Federico Chingotto et Gonzalo Alfonso, deux joueurs qui se connaissent depuis les catégories jeunes en Argentine.

Chingotto a rappelé qu’ils avaient même partagé la piste lorsqu’ils étaient enfants.

« Nous avons aussi été partenaires quelque temps chez les jeunes. Et le voir aujourd’hui à ce niveau, voir le bond qualitatif qu’il a fait, me rend vraiment très heureux. »

Le joueur argentin a évoqué avec émotion la perspective de retrouver son ancien partenaire au sein de la sélection nationale.

« Cela voudrait dire que les deux gamins de douze ans qui jouaient ensemble ont réalisé leur rêve et en profitent ensemble. »

Une belle histoire qui dépasse la rivalité sportive entre les deux joueurs.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.