Énorme surprise dans les quarts de finale des Championnats de France à Agen. Arthur Hugounenq / Alexis Coulombeau ont éliminé la tête de série 2 Johan Bergeron / Timéo Fonteny en deux sets, 6/4 7/6.

Une victoire référence pour Hugounenq / Coulombeau, auteurs d’un très gros match et surtout beaucoup plus efficaces dans les moments importants.

Un Coulombeau énorme

S’il fallait retenir un homme de cette rencontre, ce serait certainement Alexis Coulombeau.

Il aura livré une prestation de très haut niveau, notamment dans le jeu de transition. Son bloc, ses demi-volées et sa capacité à absorber la puissance adverse auront énormément gêné Bergeron / Fonteny.

Très propre techniquement, il a parfaitement distribué le jeu et réussi à garder la paire adverse sous pression pendant une grande partie du match.

À ses côtés, Arthur Hugounenq a lui aussi été extrêmement solide. Le gaucher a fait beaucoup de différences à la volée et au smash, avec très peu de déchets.

Chirurgicaux sur les balles de break

La grande différence du match se trouve probablement ici.

Hugounenq / Coulombeau ont obtenu 4 balles de break et les ont toutes converties.

En face, Bergeron / Fonteny ont eu 8 opportunités, mais n’en ont transformé que 3.

Dans un quart de finale aussi serré, cette efficacité aura pesé très lourd.

Un premier set parfaitement géré

Hugounenq / Coulombeau prennent rapidement l’avantage dans la première manche avec un break.

Bergeron / Fonteny réussissent à revenir, mais la paire outsider ne se désunit pas.

À 5/4, elle remet immédiatement la pression et trouve un nouveau break, au meilleur moment possible, pour empocher la manche 6/4.

Ils ne tremblent pas malgré les occasions manquées

Le deuxième set aurait pu faire basculer la rencontre.

Hugounenq / Coulombeau breakent rapidement, se font reprendre, puis reprennent de nouveau le service adverse.

Ils se retrouvent même en position de servir pour le match.

Mais Bergeron / Fonteny reviennent encore.

À ce moment-là, on pouvait penser que la dynamique était en train de changer. Fonteny et Bergeron s’encouragent davantage, montent en intensité et poussent le set jusqu’au tie-break.

Mais Hugounenq / Coulombeau ne tremblent pas.

Malgré les occasions manquées plus tôt dans la manche, ils restent extrêmement solides dans le jeu décisif et terminent le travail : 6/4 7/6.

30 fautes directes pour Bergeron / Fonteny

La tête de série 2 n’aura clairement pas produit son meilleur match.

Timéo Fonteny, pourtant sur une excellente dynamique internationale, a semblé frustré pendant une partie de la rencontre. Il a touché moins de balles qu’à son habitude et n’a pas toujours réussi à peser lorsqu’il était sollicité.

Même constat pour Johan Bergeron, qui a connu trop d’imprécisions pour permettre à sa paire d’installer durablement son jeu.

Au total, Bergeron / Fonteny terminent avec 30 fautes directes, contre 19 seulement pour Hugounenq / Coulombeau.

Dans les conditions plus lentes d’Agen, la TS2 n’a jamais réellement trouvé la bonne formule.

Une énorme victoire de prestige

La performance est d’autant plus importante que Bergeron / Fonteny faisaient partie des grandes paires attendues pour le titre.

Fonteny arrive lancé par ses résultats sur le circuit international, tandis que Bergeron possède déjà l’expérience de quatre titres de champion de France.

Sur le papier, Hugounenq / Coulombeau n’étaient pas forcément les premiers noms que l’on imaginait pour les faire tomber.

Mais sur la piste, ils auront été meilleurs dans quasiment tous les moments décisifs.

Une finale désormais à portée de main ?

En demi-finale, Hugounenq / Coulombeau retrouveront le vainqueur du quart opposant Julien Seurin / Thomas Vanbauce à Maxime Joris / Maxime Forcin.

Encore un gros morceau, forcément.

Mais après avoir éliminé la tête de série 2 avec cette maîtrise, Hugounenq et Coulombeau peuvent désormais regarder plus loin.

Une place en finale des Championnats de France est clairement à leur portée.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !