Organisée au Théâtre du Renard à Paris, la deuxième édition des Assises du Padel confirme l’ambition du Paddiction Business Club : structurer un écosystème en pleine expansion. À l’origine de cette initiative, Pierre-Emmanuel Gillaizeau, fondateur de Paddiction, revient sur la genèse du projet, ses objectifs et les perspectives d’évolution d’un rendez-vous qui s’installe progressivement comme un temps fort du padel français.
Une idée née d’un constat simple : les acteurs ne se rencontrent pas
À l’origine des Assises du Padel, il y a une observation de terrain. En lançant son magazine Paddiction en 2024, distribué à 28 000 exemplaires lors du Paris Major, Pierre-Emmanuel Gillaizeau sillonne la France à la rencontre des acteurs du padel.
Très vite, un constat s’impose :
« Les acteurs se connaissent de nom, mais ne mettent pas un visage sur un nom. »
Dans un sport en pleine croissance, les échanges restent encore limités. L’idée des Assises s’impose alors naturellement : créer un espace de rencontre, de discussion et de partage.
« Tout le monde m’a dit : ça serait bien qu’on puisse se rencontrer, qu’on puisse échanger. »
L’objectif est clair : faire émerger un véritable écosystème structuré, capable de créer de la valeur.
« Seul, on peut le faire. Mais quand on est plusieurs, on peut aller encore plus loin. »
Structurer un sport en pleine explosion
Le padel connaît aujourd’hui une croissance rapide en France, avec une multiplication des lieux de pratique et l’arrivée constante de nouveaux acteurs. Mais cette expansion pose aussi des défis.
« C’est un sport qui explose… mais il manque ce côté très entrepreneurial et structuré du marché. »
Pour Pierre-Emmanuel Gillaizeau, la structuration passe avant tout par l’échange et la transmission.
« Il y a des nouveaux acteurs qui arrivent tous les jours, mais avec des idées qui existent déjà. »
D’où l’importance de s’appuyer sur l’expérience des pionniers, comme Claude Baigts, évoqué lors de l’événement :
« Il faut savoir d’où on vient pour savoir où on va. »
Un principe clé pour éviter de reproduire les erreurs du passé et accompagner une croissance durable.
Une table ronde construite avec et pour les acteurs
Moment central des Assises, la table ronde s’inscrit dans une logique évolutive. L’événement, encore jeune, s’adapte au fil des éditions.
« On prend des leçons à chaque fois. Sur Bordeaux, il y a des choses que j’ai déjà corrigées sur Paris. »
Le contenu ne se décide pas seul. Il est nourri directement par les attentes du terrain :
« Les acteurs eux-mêmes sont venus me voir en disant : on a envie de participer, on a envie d’échanger. »
L’évolution est notable entre les deux éditions : d’une volonté de visibilité, les acteurs passent désormais à une recherche d’échanges et de collaboration.
« On arrive aujourd’hui à une logique de créer un événement qui permette de donner la parole à tout le monde. »
L’enjeu est aussi économique : proposer une véritable valeur ajoutée à ceux qui se déplacent.
« Venir aux Assises, c’est un investissement, au minimum de temps. Il faut que ça apporte quelque chose. »
Les clubs, au cœur du développement… mais encore trop absents
Si l’événement prend une dimension nationale, avec des étapes à Bordeaux et Paris, bientôt à Lyon ou Marseille, Pierre-Emmanuel Gillaizeau identifie un axe de progression majeur : la présence des clubs.
« Les acteurs clés, ce sont les clubs de padel. Mais ils ne sont pas suffisamment présents. »
Un paradoxe, alors même qu’ils sont au centre de l’écosystème.
« Aujourd’hui, le cœur de l’écosystème, ce sont les clubs. »
L’objectif est donc clair pour les prochaines éditions : mieux les intégrer et leur démontrer l’intérêt concret de ces rencontres.
« Il faut qu’ils voient ce que ça peut leur apporter, ce que ça peut leur générer. »
À travers le Paddiction Business Club, l’ambition est aussi de créer un label de confiance pour les acteurs du secteur.
« Vous pouvez travailler avec eux, vous pouvez avoir confiance en eux. »
Après une première édition à Bordeaux, ce passage à Paris représentait un véritable test.
« Gros challenge en partant sur la région parisienne… et l’événement s’est extrêmement bien passé. »
Le bilan est largement positif, porté par les retours des participants :
« En ressortant, je n’ai eu que des retours extrêmement positifs. Je suis très satisfait. »
Mais l’organisateur reste lucide : des axes d’amélioration existent, notamment en termes d’interaction avec le public et de participation des centres de padel.
« L’objectif, c’est de ramener encore plus de centres et de donner encore plus la parole au public. »
Cette édition marque surtout une étape clé :
« Il fallait avoir une notoriété, de la légitimité… aujourd’hui, c’est fait. »
Désormais, les Assises du Padel entrent dans une nouvelle phase de développement, avec des perspectives déjà identifiées :
« Prochaine étape, Lyon ou Marseille. Ce sera peut-être Marseille avant Lyon. »
Un déploiement territorial qui confirme la volonté d’inscrire durablement cet événement dans le paysage du padel français.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !