Aux côtés d’Andrea Ustero, Ari Sánchez ne se contente pas d’apporter son expérience. L’Espagnole cherche aussi à faire évoluer son propre jeu. À Milan, elle a expliqué vouloir retrouver en compétition la liberté et l’agressivité qu’elle exprime déjà à l’entraînement. Une réflexion qui éclaire les ambitions d’une paire sacrée dimanche en Italie.

Faire évoluer son jeu avec le circuit

Après la victoire contre Gemma Triay et Delfi Brea en demi-finale du Milan P1, 6/1 6/4, Sánchez a livré une analyse personnelle de son évolution dans des propos publiés par l’organisateur le 17 octobre.

L’Espagnole décrit un padel devenu plus rapide, plus physique et plus puissant, avec des échanges plus courts. Pour continuer à rivaliser, elle estime devoir renouveler ses réponses sur la piste.

Son objectif est clair : oser davantage en match, un travail qu’elle dit mener depuis un certain temps.

Retrouver en match la liberté de l’entraînement

Sánchez identifie surtout un décalage entre deux situations. À l’entraînement, elle se sent capable de jouer plus librement et avec davantage d’agressivité. En compétition, elle cherche encore à exprimer pleinement cette version de son jeu. Face à Triay et Brea, elle estime avoir réussi à franchir ce pas.

Cette distinction parle à beaucoup de joueurs. Travailler une intention offensive et l’assumer lorsque chaque faute compte sont deux exercices différents. L’enjeu ne consiste pas forcément à multiplier les coups spectaculaires : il peut aussi être de s’autoriser une initiative au moment où l’on aurait habituellement choisi d’attendre.

Dans le cas de Sánchez, ses déclarations décrivent une recherche de liberté. Elles ne permettent pas encore de quantifier une hausse de ses prises de risque.

Une adaptation qui concerne les deux joueuses

Sánchez souligne parallèlement les progrès d’Ustero dans l’adaptation aux conditions de jeu et la sélection des coups. Sa jeune partenaire met, elle, en avant ce que leur association lui a appris sur le travail et les sacrifices nécessaires au plus haut niveau.

Réduire leur duo à une championne expérimentée guidant une jeune attaquante serait donc incomplet. Leur association pose aussi une question à Sánchez : comment accompagner la progression d’Ustero tout en continuant à développer ses propres possibilités ?

Une finale qui prolonge cette réflexion

Dimanche, après leur victoire 7/6 6/3 contre Paula Josemaría et Bea González, Sánchez est revenue sur son début de finale trop passif. Elle a notamment expliqué que son entraîneur lui demandait davantage d’activité dans les jambes, pour aller chercher la balle et retrouver de la vivacité.

Ce retour donne un prolongement concret à ses propos de la veille. La liberté recherchée passe aussi, dans son analyse, par l’engagement physique et la capacité à entrer pleinement dans l’échange. Même pour une joueuse aussi accomplie, l’évolution reste un travail quotidien.

Antoine Tricolet

J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.