Après une saison 2024 marquée par les blessures et les frustrations, Bea González vient de signer en 2025 l’une des plus grandes saisons de sa carrière. Un vrai retour au premier plan, construit patiemment, intelligemment… et conclu en feu d’artifice aux Barcelona Finals, où elle a marché sur le tournoi.

2024, une année difficile qui change tout

Difficile d’imaginer ce niveau de domination en repensant à 2024 :
• une lésion au pectoral,
• une thrombose superficielle au pied,
• des arrêts répétés,
• un manque de rythme chronique…

Conséquence : impossible pour Bea de se mêler à la course au n°1 mondial. La séparation un peu brutale avec Delfi Brea à l’intersaison avait laissé un goût amer. Mais c’est précisément là que son renouveau commence.

L’arrivée de Claudia Fernández, et un virage stratégique

Avec Claudia Fernández, Bea ne trouve pas seulement une partenaire : elle trouve un équilibre. Une structure. Une manière de jouer où elle peut exprimer toute sa puissance… sans se brûler physiquement.

Dès le premier tournoi de l’année, au Riyadh P1, la paire impressionne : finale atteinte. Mais Bea refuse de la jouer.
Un choix fort.
Un choix rare.
Un choix qui en dit long sur sa volonté de protéger son corps pour survivre à une saison aussi dense que le Premier Padel.

Et la suite lui donne raison.

Une saison régulière… puis infernale en fin d’année

Leur année se découpe en trois temps :

Début de saison solide : titres à Asunción (P2), Málaga (P1) devant son public, et Madrid (P1).
Un ventre mou après l’été : moins d’explosivité, quelques sorties prématurées.
Une fin de saison monstrueuse :

  • Dubai P1,
  • Mexico Major,
  • Barcelona Finals
    Trois tournois, trois titres. Une déferlante.

Les seules à faire trembler les n°1 mondiales

La stat parle d’elle-même :
González / Fernández sont la seule paire à avoir un bilan positif contre Triay / Brea en 2025.
7 victoires 2 défaites.

Dans les grands rendez-vous, quand le jeu s’accélère et que la pression monte, c’est Bea qui prend les commandes.

La finale des Barcelona Finals : Bea en état de grâce

35 winners.
12 fautes directes.
Un ratio plus que positif.
Une domination absolue.

Sur le court, une impression rare : la joueuse la plus forte des quatre, c’était elle.
Plus puissante, plus rapide, plus juste… Elle a étouffé ses adversaires.

Difficile, dans ces conditions, de ne pas penser à Delfi Brea. Avec ce niveau Bea lui envoie un message : “regarde ce que tu as perdu”
Et difficile d’ignorer l’impression partagée par beaucoup :

Si Bea joue à ce niveau, elle est la meilleure joueuse de gauche du monde.

2026 : la consécration ? Une rumeur enflamme le circuit…

Plusieurs sources convergent :
Bea González devrait s’associer à Paula Josemaría en 2026.

Une paire explosive.
Deux joueuses ultra physiques, ultra offensives.

Si l’association se confirme, elles deviendraient instantanément candidates n°1 pour aller chercher… le n°1 mondial.

Conclusion : 2025, l’année où Bea González a retrouvé sa couronne invisible

Après une saison 2024 frustrante, Bea revient plus forte que jamais :
• 6 titres,
• un titre dans chaque catégorie Premier Padel,
• une fin de saison étincelante,
• un niveau individuel rarement vu chez une joueuse de gauche.

2025 restera l’année de la rédemption.
2026 pourrait bien être celle de la domination.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !