Sophie Duguet, dirigeante de l’entreprise Skinup, spécialisée dans l’équipement des sports de raquette, revient sur l’origine de Skinup, la création de la SkinUp Academy, et partage sa vision sur le marché du padel.
La Genèse de Skinup
L’origine du projet Skinup est née d’un repositionnement stratégique de la marque sur le marché du sport. Initialement, Skinup était sur le marché du textile minceur, ciblant un secteur de cosmétotextile qui n’était pas encore bien défini. Après une étude de positionnement, il est rapidement apparu que nous nous adressions à un marché quasi inexistant. Pour évoluer, nous avons décidé de réorienter Skinup vers le marché du sport, un domaine avec des configurations établies, des ressources humaines dédiées et un marché concurrentiel existant. Notre agence d’innovation nous a conseillé de nous concentrer sur les sports de raquette, car il n’y avait pas de grands acteurs textiles dans ce domaine, contrairement aux secteurs dominés par des marques comme Adidas ou Nike.
Par la suite, j’ai rencontré Laurence Bois, alors entraîneuse fédérale de tennis, et je lui ai proposé de lancer la Skinup Academy. Initialement, cette académie devait être à la fois la vitrine de notre marque et un centre d’innovation. Très rapidement, nous avons investi dans l’achat d’un terrain et développé ce centre d’innovation en un véritable country club. Nous avons commencé avec des plans de développement, diversifié nos produits, et réalisé que nous pouvions occuper une place significative sur le marché des sports de raquette.
Au départ, le projet se limitait à 2 à 4 terrains, principalement pour le tennis et le pickleball. Cependant, il y a environ quatre ans, nous avons réalisé le potentiel énorme du padel. Nous avons alors acquis deux hectares de terrain pour implanter 15 terrains. Aujourd’hui, notre offre est complète et diversifiée, comprenant des installations de tennis, padel, pickleball, un country club, des programmes de sport-études pour le tennis et le padel, ainsi que des initiatives de tourisme sportif, de sport en entreprise et de sport santé. Nous avons vraiment développé une offre à 360° autour des sports de raquette.

Une académie plutôt qu’un club
Nous avons choisi de créer une académie plutôt qu’un club pour éviter la limitation géographique inhérente à un club traditionnel. Les clubs ont généralement une zone de chalandise locale, mais notre ambition dépasse largement ces frontières. Nous accueillons des joueurs venant non seulement de toute l’Europe, mais aussi des États-Unis et d’autres régions du monde.
Bien sûr, nous avons des locaux et des jeunes dans notre programme de tennis-études, mais notre approche globale nous permet de toucher un public beaucoup plus large. Nous avons des jeunes qui viennent de Paris, de La Rochelle, et d’autres endroits éloignés. Cette diversité géographique enrichit notre académie et nous éloigne du modèle traditionnel de club, souvent limité par sa localisation.
L’idée derrière notre académie est de proposer notre modèle à différents types de structures, qu’il s’agisse de clubs privés, de municipalités, d’hôtels ou de complexes sportifs. Nous souhaitons déployer et populariser les sports de raquette dans divers environnements.
Même si nous avons une section country club avec près de 500 adhérents pour cette troisième saison, notre vision va bien au-delà. Nous voulons être un centre d’excellence et d’innovation, attirant des talents du monde entier et offrant des opportunités uniques de développement dans les sports de raquette.
Le marché du padel
Au départ, je dois avouer que je n’y croyais pas vraiment. En fait, je suis plus convaincue par le potentiel du pickleball. Les trois sports : tennis, padel et pickleball sont complémentaires et attirent différents publics avec des motivations variées. Ce qui m’inquiète un peu sur le marché du padel, c’est la prolifération de projets qui fleurissent un peu partout sans business plan solide et sans tenir compte des dynamiques locales de chalandise.
Notre exemple est intéressant parce que nous avons conceptualisé notre offre en tenant compte de l’absence d’autres offres similaires dans les environs. Nous ne nous focalisons pas uniquement sur le padel. Lorsque Monsieur joue au padel, Madame ou les enfants peuvent jouer au pickleball. Nous avons des offres diversifiées qui répondent aux besoins de toute la famille.

En ce qui concerne le marché du padel, je pense qu’il faut être vigilant face au risque de saturation. Il y a encore énormément de choses à faire à tous les niveaux, que ce soit pour le loisir, la compétition ou le sport en entreprise. Ce qui me fait sourire, ce sont les investisseurs qui ouvrent des centres de padel sans professeurs qualifiés, ce qui laisse les joueurs démunis. C’est là où nous avons une longueur d’avance avec notre équipe pédagogique et sportive. Chez nous, tout le monde est formé au tennis, au padel et au pickleball, ce qui nous permet d’offrir une expérience complète et de qualité à nos membres.
Pour toute personne intéressée par l’opportunité de devenir club ambassadeur, licencié ou franchisé avec Skinup Academy, n’hésitez pas à contacter Sophie Duguet à l’adresse suivante : sduguet@skinupacademy.com.
Découvrez l’offre complète d’équipements de Skinup pour les sports de raquette sur skin-up.com
Nouvel adepte du padel, je suis fasciné par ce sport dynamique qui allie stratégie et agilité. Je trouve dans le padel une nouvelle passion à explorer et à partager avec vous sur Padel Magazine.

























































































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