Présenté comme une alternative crédible à Premier Padel, A1 Padel traverse aujourd’hui une zone grise inquiétante. Huit mois après l’annonce officielle de l’annulation de son calendrier 2025, le circuit fondé par Fabrice Pastor ne donne plus aucun signe de vie.
Pas de communication.
Pas de mise à jour.
Ni sur les réseaux sociaux, ni sur le site officiel.

Un silence total, alors même que le communiqué publié en mai 2025 promettait une refonte ambitieuse et un retour en force en 2026, appuyé par “la plus grande agence sportive mondiale”.

Des promesses restées sans suite

Dans ce communiqué, Monte Carlo International Sports annonçait :

  • l’annulation du calendrier
  • la tenue de quatre grands tournois entre septembre et octobre 2025
  • une nouvelle ère pour 2026
  • la continuité de la Fabrice Pastor Cup

Depuis ?
Rien.

Aucune annonce sur ces quatre tournois.
Aucune précision sur le projet 2026.
Aucune explication publique concernant les primes non versées sur certains tournois disputés en début de saison.

Les joueurs laissés dans le flou

C’est aujourd’hui le point le plus sensible. Plusieurs sources concordantes évoquent des dettes sur les prize money, sans réponse officielle du circuit. Une situation difficilement tenable pour des joueurs qui, rappelons-le, vivent de ce circuit.

Certains cadres auraient même été informés qu’ils ne seraient pas payés pour les tournois concernés. Résultat logique : les joueurs cherchent des solutions ailleurs.

Premier Padel, grand bénéficiaire de la situation

Face à ce vide, la migration a commencé. Plusieurs paires issues d’A1 ont déjà tenté ou tentent leur chance sur Premier Padel et les tournois FIP.

Le problème ?
Beaucoup de joueurs majeurs d’A1 ne disposent d’aucun classement FIP, ce qui rend leur intégration compliquée. Malgré tout, des pépites venues du circuit A1 se sont révélées sur Premier Padel. On pense notamment à Maxi Arce, à Aimar Goñi, et bien sûr à Tolito Aguirre et Gonzalo Alfonso, qui sont désormais de véritables références du circuit.

À l’inverse, Premier Padel se retrouve dans une position idéale :

  • aucune concurrence directe
  • récupération de joueurs formés, compétitifs et déjà rodés au haut niveau
  • un circuit encore plus centralisé autour de lui et de la FIP

Une concurrence qui disparaît, un écosystème déséquilibré

Sur le papier, A1 Padel devait bousculer l’ordre établi, proposer une autre vision du padel pro, offrir des opportunités économiques et sportives différentes. Aujourd’hui, le constat est brutal :
le circuit est à l’arrêt, sans communication, sans calendrier, sans visibilité.

Si le projet 2026 existe toujours, il est pour l’instant invisible.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !