L’Alpine Paris Major 2025 s’apprête à faire vibrer Roland-Garros du 8 au 14 septembre. Ce sera déjà la quatrième édition du tournoi, après une première en 2022 réservée aux messieurs, suivie dès 2023 de tableaux hommes et dames. Pour cette nouvelle étape, le directeur de l’événement, Arnaud Di Pasquale, dévoile les ambitions, les nouveautés et répond sans détour aux questions sensibles, notamment sur les wildcards.
Une nouvelle dynamique
« Nous sommes très contents. Il y a eu un premier cycle avec Greenweez, une phase de lancement, et là nous entrons dans une deuxième phase, une ère plus ambitieuse, parce qu’Alpine est un acteur très connu dans le sport. On va essayer d’être à la hauteur et de grandir ensemble », explique-t-il. L’ancien champion de tennis insiste sur le temps nécessaire : « Un tournoi de padel de cette envergure, ça met du temps à s’implanter, même si on est à Roland-Garros. »
Un boom de nouveaux joueurs, mais pas encore de fans
Le padel attire chaque année davantage de pratiquants en France, mais pas encore de véritables foules dans les tribunes. « C’est un vrai sujet, reconnaît Arnaud Di Pasquale. On ne mesure pas toujours à quel point c’est spectaculaire en vrai. Tous ceux qui sont venus sont repartis avec le sourire, avec l’envie de revenir. Mais il faut du temps. »
Pour le directeur, plusieurs clés permettront de franchir un cap : « D’abord, installer un rendez-vous clair. Jusqu’ici, nous avions changé de dates : juillet, octobre, septembre… Désormais, on est fixés pour cinq ans, deuxième semaine de septembre. C’est essentiel. Ensuite, il faut montrer que venir au Stade Roland-Garros aux couleurs du padel, avec la Garden Padel et toutes les animations, c’est une expérience à part. Enfin, il nous manque encore des champions français capables de susciter l’identification du public. »
Sur ce point, il ne cache pas ses attentes : « Ce qui nous aidera, c’est d’avoir une Française ou un Français dans le top 10 mondial. C’est ce qui permettrait de booster la notoriété du padel et du tournoi. Chez les femmes, on a Alix Collombon qui est déjà proche du top 20. Est-ce possible d’ici deux ou trois ans ? Oui, je pense. Mais il faut du temps, la formation est longue. » Puis, dans un sourire, il ajoute : « Allez, trois ans pour voir un(e) Français(e) dans le top 10 ! »
Les nouveautés 2025 et le Suzanne-Lenglen
Côté nouveautés, l’édition 2025 proposera un format enrichi. « On développe les night sessions : deux matchs à partir de 18h chaque soir, du mardi au vendredi. Nous allons aussi ouvrir le court Suzanne-Lenglen pour les quarts de finale, en plus du Philippe-Chatrier. Jusqu’ici, il y avait trop d’écart entre le central et les autres pistes. À ce stade de la compétition, on veut que les meilleures paires jouent sur des courts dignes de leur niveau. Nous avons également resserré le calendrier : qualifications lundi, tableau principal du mardi au dimanche. Et puis il y aura des surprises le week-end, mais je ne peux pas en dire plus ! », tease-t-il.
Pour la polémique Dylan Guichard : “pas d’incohérence”
Impossible d’éviter le sujet des wildcards, et notamment l’absence de Dylan Guichard, numéro 3 français (hors Thomas Leygue, blessé). « Le critère principal était de privilégier les paires franco-françaises. Dylan a pris le risque de jouer avec un Italien, en connaissance de cause. Il savait que cela diminuait ses chances d’obtenir une invitation », tranche Di Pasquale.
Mais certains internautes ont relevé une incohérence avec le cas de Jessica Ginier, sélectionnée malgré une partenaire italienne. Le directeur nuance : « On ne peut pas comparer les hommes et les femmes. Chez les hommes, le volume et le niveau sont beaucoup plus élevés. Chez les dames, Jessica est incontournable, largement au-dessus. Il y a moins de profondeur, donc les règles sont différentes. »
Di Pasquale comme joueur de l’équipe de France
Enfin, au-delà de son rôle de directeur, Arnaud Di Pasquale s’apprête à retrouver la sélection française. Avec Arnaud Clément, il disputera en octobre les Championnats d’Europe Senior +45 à Valence, sous les ordres de Morgan Mannarino. « On ne l’a pas demandé, mais on nous a proposé. Comme on joue encore régulièrement et qu’on est en forme, on a accepté. C’est génial de retrouver le survêtement bleu, c’est une vraie fierté », confie-t-il.
Avec cette quatrième édition, l’Alpine Paris Major veut consolider ses bases. « Installer une date fixe, renforcer l’expérience spectateur, voir émerger des champions français : ce sont les clés pour grandir. Le padel a besoin de temps, mais nous sommes déterminés à construire ce tournoi sur le long terme », conclut Di Pasquale.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































Stefanos Tsitsipas / Antoine Couvercelle inscrits au P1000 du Big Padel Bordeaux
FIP Bronze Houten – Les Français réussissent leurs débuts en qualifications
My Sport Center s’affilie à la FFT et structure son développement dans le padel
Claude Baigts : « La Coupe Internationale des Clubs de Padel crée des ponts entre les clubs du monde entier »
FIP Promises Paris : Guillaume Solís et Alberto Niño déjà tournés vers l’édition 2026
Lucas Campagnolo rassure après sa blessure à Miami : “Je me sens bien”
Pioline : « Arazi jouait mieux que moi ce jour-là à Roland-Garros »
Galán piège Chingotto avec… Messi, et l’Argentin oublie presque son tournoi
My Sport Center officiellement affilié FFT et lance un partenariat exclusif autour du padel
WRC Padel officiellement homologué : les premiers tournois arrivent à Trappes
Triay, Chingotto, Paquito, Di Nenno, un programme XXL pour l’édition 2026 du Bullpadel Show 06
Galán et Chingotto relancent la bataille pour la place de n°1
Galán met en avant la stabilité des paires : “Celles qui durent sont en finale”
Sanyo analyse la situation de Paquito Navarro : « Paco traverse ce que nous avons tous vécu »
Sport et assurance : pourquoi la protection des pratiquants devient un enjeu majeur
Cédric Carité : 34 ans de padel et toujours la même obsession, mieux former les coachs
Printemps 2026 : profitez des bons plans sur le matériel de padel
Les Assises du Padel : Pierre-Emmanuel Gillaizeau dévoile les coulisses d’un événement en pleine structuration
Miami P1 : ce détail invisible qui change tout dans un match, le mental !
Le Panse Academy s’associe à ViaPadel et structure son développement
Miami P1 : le craquage de Juan Lebrón qui change tout
Éric Largeron : un padel français en mutation entre structuration, formation et professionnalisation
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Et Ducati créa la pala la plus rapide du monde !
Augsburger, le smash comme signature : entre génie et précipitation
L’analyse tactique de Mario Cordero sur un match de Léo – Meilleur sportif
Joueurs de droite : le choc des approches générationnelles
10 situations que tous les joueurs de padel ont déjà vécues
Combien de joueurs au padel ? Toutes les configurations possibles
Comment servir au padel : technique et règles du service
Règles du padel : le guide complet pour débutants (2026)
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Prévenir les blessures au padel : les méthodes qui permettent de jouer plus longtemps
L’Espagne s’invite à La Bandeja avec deux stages intensifs de padel
Espagne – France : deux modèles qui façonnent le padel européen
Bonne interview Franck => pas de langue de bois