Après de nombreuses rumeurs, on sait désormais à quoi va ressembler le Top 10 des paires cette saison chez les messieurs. Et au petit jeu des changements de paires, on se dit que Momo Gonzalez est peut-être le grand gagnant du mercato.
Chingotto au sommet de son art
Premièrement, l’Andalou fait son retour du côté gauche. S’il n’a pas été mauvais du tout à droite avec Javi Garrido, il se réjouit tout de même de retrouver sa position naturelle, et pas avec n’importe qui ! En effet, le 13ème joueur du ranking FIP s’associe à Federico Chingotto, qui pointe à la 8ème position et lui assure donc de démarrer la saison en tant que tête de série 5, à quelques longueurs de la très convoitée quatrième place. Mais en plus de permettre au natif d’Antequera de monter un peu dans la hiérarchie, “Super Raton” va lui offrir cette stabilité tant convoitée chez les professionnels.

En effet, après une étape en demi-teinte au côté d’un Sanyo en mode alternatif et un passage pas si simple à droite, Momo trouve en Chingotto un véritable métronome, un joueur de tout premier plan qui était annoncé un temps avec Ale Galan, numéro 2 actuel ! MVP du WPT Master Final, Chingotto est au sommet de son art et Gonzalez, en nette progression ces derniers mois, voudra sans aucun doute en profiter.
Qui sont les gagnants, qui sont les perdants ?
Si les trois paires du haut du tableau ont assez logiquement souhaité poursuivre et que le mercato fut finalement assez calme, on aura tout de même droit à quatre nouvelles paires dans le Top 10. Gonzalez / Chingotto donc, mais aussi Navarro / Sanyo, Bela / Capra et Yanguas / Garrido.
Sur le papier, Paquito, qui a connu une année globalement solide, semble être le perdant de ces changements. Il quitte un Chingotto au top de sa forme, comme vu précédemment, pour retrouver un Gutiérrez qui fêtera ses 40 ans cette saison et qui a connu de gros passages à vide en 2023. Mais avec un calendrier allégé, celui qui s’est beaucoup plaint de l’enchaînement des tournois l’an passé pourrait retrouver une nouvelle jeunesse. Alors attention, car si ces deux joueurs extrêmement talentueux arrivent à accorder leurs violons comme en 2016, ils pourront en embêter plus d’un.

Derrière, c’est difficile à dire, mais Bela paraît un petit peu perdant dans ce nouveau panorama. L’Argentin quitte un Yanguas en pleine progression pour un Capra qui est toujours solide depuis des années mais ne parvient pas à se hisser parmi les tout meilleurs. Si le gaucher pourra aider son nouveau partenaire sur les balles hautes au centre du terrain, et profiter de son ranking pour intégrer le Top 6 des paires et de son incroyable expérience, il ne sait pas encore quel Fernando il aura à ses côtés. En délicatesse avec son coude en fin de saison, “Le Boss”, qui va fêter ses 45 ans, semble loin de ses meilleures années. Dans ces conditions, cette association a tout d’un pari, pour l’un comme pour l’autre. Sera-t-il gagnant ?
De leur côté, les jeunes Garrido et Yanguas semblent sur un partenariat gagnant-gagnant. Miguel perd certes l’expérience de Bela mais trouve en Javi un athlète très agressif et décisif, tout ce qui manque au natif de Pehuajo finalement. Pour sa part, le surpuissant joueur de Cordoba quitte un Momo Gonzalez qui avait du mal à trouver ses repères à droite pour un spécialiste du poste en pleine progression. Si les planètes s’alignent entre les deux Andalous, cette paire pourra être la vraie satisfaction de 2024.
Enfin le déclic pour Tello / Ruiz ?
Parmi les paires qui ont décidé de poursuivre l’aventure, on se dit qu’il y a majoritairement des gagnants. Coello et Tapia ont montré durant tout le début de saison qu’ils étaient irrésistibles lorsqu’ils sont à leur meilleur niveau. Les Superpibes, complices à la fois en dehors et sur le terrain ont formé la paire la plus régulière de 2023, tandis que Lebron et Galan, après un début difficile, ont mis tout le monde d’accord en fin d’exercice. On a donc là trois duos qui ont toutes les raisons de miser sur la continuité et qui devraient être au dessus de la mêlée en 2024. Si tout va bien, ces trois paires devraient encore nous offrir de très belles joutes cette année.
Pour Coki Nieto et Jon Sanz, on se dit que la continuité est aussi assez logique. Si Sanz aurait évidemment aimé pouvoir s’associer à Galan, le Navarrais devra patienter car Ale reste pour le moment fidèle à Lebron. Dans la situation actuelle, Jon semble avoir eu raison de poursuivre avec Nieto, les deux hommes ayant posé des problèmes à toutes les paires cette année. Avec un peu plus de maturité, ils pourraient également se rapprocher du fameux Top 4.

Bergamini et Ruiz eux, bien que très solides ensemble, ne sont pas de très fortes individualités et on imagine que les propositions pour ces deux joueurs n’ont pas afflué. Il semble donc là aussi très logique pour eux de miser sur la continuité, d’autant qu’ils débuteront pour la première fois une saison dans le Top 8.
Enfin, pour Ruiz et Tello c’est un peu l’inconnue. Si les deux hommes ont un potentiel offensif exceptionnel et qu’ils pourraient faire des merveilles ensemble, ils peinent à trouver la bonne recette. Avec une pré-saison que l’on imagine chargée, Rodri Ovide parviendra-t-il à trouver la clé pour cette paire ?
Après avoir passé en revue les dix meilleures paires mondiales, il est temps pour nous de vous demander votre avis : quel sera selon vous le Top 10 dans un an ?
Le Top 10 des paires actuel
Pour rappel, le Top 10 pour débuter 2024 :
- Lebron / Galan – 22 400 points
- Coello / Tapia – 20 630 points
- Di Nenno / Stupaczuk – 18 515 points
- Navarro / Gutierrez – 12 800 points
- Gonzalez / Chingotto – 11 936 points
- Belasteguin / Capra – 10 535 points
- Tello / Ruiz – 8 865 points
- Bergamini / Ruiz – 5 940 points
- Nieto / Sanz – 5 685 points
- Garrido / Yanguas – 5 426 points

Xan est un fan de padel. Mais aussi de rugby ! Et ses posts sont tout aussi punchy. Entraîneur physique de plusieurs joueurs de padel, il déniche des posts atypiques ou traite de sujets d’actualité. Il vous donne également quelques conseils pour développer votre physique pour le padel. Clairement, il impose son style offensif comme sur le terrain de padel !

























































































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