Lucas Bergamini n’est pas du genre à prendre les raccourcis. Arrivé en Espagne en 2017 pour tenter sa chance dans le circuit professionnel, le Brésilien a gravi les échelons petit à petit. Son style de jeu ? Celui d’un joueur de droite, qui compense son manque de puissance par une parfaite lecture du jeu. En 2024, il a signé la meilleure saison de sa carrière, atteignant pour la première fois le Master Final de Premier Padel.
Désormais associé à Paquito Navarro, il vise encore plus haut. Dans une interview pour Relevo, Bergamini revient sur sa saison, sa vision du circuit et son ambition pour 2025.
Une entrée en matière compliquée à Riyadh
La paire Bergamini / Navarro n’a pas connu le début de saison espéré à Riyadh. Eliminés en huitièmes de finale par Tino Libaak et Juan Tello après deux tie-breaks accrochés, ils sortent frustrés mais confiants :
“On a eu de bonnes sensations, mais nous ne sommes pas arrivés en pleine forme physique. On savait que ça allait être dur, mais on va s’améliorer dans les prochaines semaines.”
La Reserve Cup à Miami : un avant-goût du futur du padel ?
Avant de débuter sa saison officielle, Bergamini a participé à la Reserve Cup à Miami, une nouvelle compétition qui attire de plus en plus de grands noms du padel.
“C’était une super expérience, même si la météo n’a pas aidé. Le format est intéressant, et j’espère pouvoir participer à d’autres étapes cette année.”
Cette compétition a aussi été l’occasion de côtoyer Wayne Boich, entrepreneur et grand passionné de padel, qui a convaincu Arturo Coello de s’installer à Miami. Bergamini comprend ce choix et pense même que d’autres joueurs suivront :
“On a tous été attirés par l’Espagne car c’était là que les tournois se jouaient, mais aujourd’hui, la situation évolue. Il y a des opportunités ailleurs, et il faut voir le padel comme un business aussi. Si une bonne opportunité se présente, je n’aurais aucun problème à partir.”
Une adaptation rapide avec Paquito Navarro
L’association Bergamini / Navarro s’est formé tardivement, à la fin de l’année 2024. Malgré un temps d’entraînement limité, la connexion semble bien fonctionner :
“Paquito m’a dit que notre entente était même meilleure que ce qu’il imaginait. On se complète bien.”
Jouer avec un joueur au tempérament aussi explosif que Navarro ne l’effraie pas :
“J’ai joué avec Lamperti, je suis habitué aux caractères forts ! Ces joueurs-là veulent gagner, c’est normal qu’ils soient expressifs sur le terrain. Moi, ce que je veux, c’est qu’il soit à fond, qu’il croie en la victoire et qu’il donne tout.”
L’objectif de cette association est clair : entrer dans le Top 4 du classement et viser des titres.
“On sait que les deux premières paires (Coello / Tapia et Chingotto / Galán) sont au-dessus, mais on a le potentiel pour aller chercher les autres. Si on trouve notre meilleur niveau, on peut battre n’importe qui.”
Un joueur fidèle aux projets longs
Dans un circuit où les changements de partenaires sont fréquents, Bergamini a toujours misé sur la stabilité. Pendant plus de deux ans, il a joué aux côtés de Víctor Ruiz, mais leur association a pris fin en 2024 après des résultats en demi-teinte.
“Je ne suis pas du genre à changer de partenaire. Mais l’année dernière, j’ai dû le faire plusieurs fois. Ce n’est jamais facile, surtout quand ça arrive après seulement trois tournois.”
C’est ce qui s’est passé avec Juanlu Esbrí, avec qui il avait réalisé une superbe demi-finale dès leur premier tournoi ensemble, avant de recevoir un appel de Javi Garrido pour jouer avec lui.
“Quand un joueur du Top 10 te propose de jouer avec lui, tu ne peux pas dire non. C’est pareil pour Paquito aujourd’hui : si un joueur du Top 4 l’appelle demain, je comprendrais qu’il saisisse l’opportunité.”
Une progression constante et un objectif clair
L’année 2024 a été une année d’apprentissage pour Bergamini. Il a réussi à disputer son premier Master Final, un objectif qu’il s’était fixé depuis longtemps. Mais il ne compte pas s’arrêter là.
“Mon rêve pour 2025, c’est de finir dans les quatre premières paires et de retourner au Master Final avec Paquito.”
Il sait que la concurrence est rude et que chaque match est une bataille :
“Les gens voient un score 6/4 7/5 et pensent que c’était un match tranquille. Mais en réalité, tu peux être à deux doigts de perdre. Le niveau est tellement élevé que rien n’est acquis.”
Malgré cela, il garde les pieds sur terre et prend du recul sur son parcours :
“Quand j’ai quitté le Brésil, je n’imaginais pas pouvoir vivre du padel. Aujourd’hui, je suis dans le Top 8, je joue avec Paquito Navarro, je connais les meilleurs joueurs du monde… Il faut savoir apprécier ça.”
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !

























































































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