Lors d’un repas organisé par VeinteDiez avec Seba Nerone et Rodrigo Ovide, Juan Martín Díaz est revenu sur la fin de son association avec Fernando Belasteguín, un duo resté plus de 13 ans numéro un mondial et souvent considéré comme le meilleur de l’histoire du padel.

Une séparation anticipée

Pour l’Argentin, la décision ne vient pas de lui mais de Bela, et elle était logique dans le contexte de l’époque.

« Il l’a prise lui, et avec raison. Pablo Lima jouait très bien, il était en pleine forme, et il y avait un gaucher dix ans plus jeune que moi qui jouait énormément ».

À ce moment-là, Díaz avait 39 ans, et il comprend la volonté de son partenaire d’anticiper l’avenir.

« Je pense que Bela a fait le bon choix. S’il ne l’avait pas fait, Lima aurait peut-être joué avec Paquito et il aurait perdu cette opportunité ».

Pas une question de niveau ni de classement

Juan Martín insiste : la séparation n’est pas liée aux résultats ni au classement.

« Ce n’était pas un problème de ranking, jamais. C’est plutôt anticiper quelque chose ou savoir s’arrêter au bon moment ».

Malgré la fin de leur collaboration, il reconnaît que Belasteguín pouvait encore jouer à un niveau incroyable pendant plusieurs années.

Aucune rancœur

Díaz insiste sur l’absence de conflit.

« Je voulais lui montrer que je pouvais encore bien jouer, même s’il choisissait de ne plus jouer avec moi, et je l’ai compris. Ça ne m’a jamais dérangé ».

L’objectif était simplement de terminer l’année du mieux possible, ce qu’ils ont fait en remportant quasiment tout les tournois de la saison à l’exception du master final.

La fin d’une ère

Cette séparation marque la fin d’un duo qui a dominé le padel pendant plus d’une décennie.
Un passage de relais anticipé, assumé et compris par les deux joueurs, qui illustre la difficulté de rester au sommet aussi longtemps.

Une page majeure de l’histoire du padel s’est tournée ce jour-là, avec lucidité plus qu’avec regret.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !