Jessica Castelló López fête ses 24 ans aujourd’hui. La partenaire d’Alix Collombon est au meilleur niveau de sa carrière, mais la Valencienne en veut toujours plus. Padel Magazine part à la rencontre de la “Jess Espagnole” d’Alix.
Qui est-elle selon Alix
Pour ceux qui ne connaissent pas Jessica Castelló, nous allons la présenter. Et pour cela, qui de mieux qu’Alix Collombon ?
Alix Collombon: “C’est une joueuse qui sait tout faire bien. Physiquement elle va très vite, et surtout elle pue le padel ! Elle aime être portée vers l’avant et comprend le jeu. Elle fait mal avec sa volée de coup droit et son revers à deux mains. Quand on est bien toutes les deux on est une paire très dangereuse.”
“Elle fête ses 24 ans, mais elle a la tête sur les épaules. Elle est très intelligente, on peut parler de tout.”
“L’objectif à court terme est d’être dans le top 20 toutes les deux, alors que l’on partait de 36. L’année prochaine, on visera les paires 8 pour faire le Master Final en fin d’année. On ne se met pas de limite.”
Une compétitrice dans l’âme
Lorenzo Lecci López : Peux-tu nous raconter d’où viens-tu, et surtout comment es-tu arrivée tout en haut du padel valencien ? Comment l’aventure a-t-elle commencé ?
Jessica Castelló :“Je viens de Villena, une ville de la province d’Alicante. Très petite, mon père allait aux tournois et moi j’étais encore un bébé mais j’avais déjà une raquette dans les mains. Lorsque j’ai eu l’âge pour commencer à m’entraîner, je l’ai fait. De 5 à 18 ans, je jouais au tennis et je jouais sur le circuit de la région. À 18 ans, j’ai arrêté le tennis.”
“J’ai découvert ensuite le padel avec mes ami.e.s, et peu à peu je suis devenue accro. La compétition me manquait. À 19 ans, je me suis mise à m’entraîner progressivement. En 2016, j’ai commencé le circuit de Valence, et c’est en 2017 que j’ai débuté sur le World Padel Tour.”

“Alix est très pro”
Lorenzo Lecci López : Quelle est ta relation avec Alix ? En quoi a-t-elle progressé cette année, et que t’apporte-t-elle en dehors du terrain ?
Jessica Castelló :“Notre relation est excellente. Au début nous avons eu un peu de mal, car on ne se connaissait pas vraiment. Maintenant que nous avons confiance, nous nous entendons super bien.”
“Elle a toujours été une joueuse qui me plaisait. C’est une vraie battante. Elle est très solide et elle ne rate rien. Cette année, nous sommes très complémentaires. Grace à cela nous avons eu nos bons résultats. En dehors de la piste, elle est très professionnelle, et elle me transmet de la confiance, de la tranquillité et de la stabilité.”
Lorenzo Lecci López : Jusqu’où te vois-tu arriver avec Alix ?
Jessica Castelló :“L’idée avec Alix était de faire la saison complète, et si ça marchait bien de continuer pour d’autres saisons. Je pense que ça a bien fonctionné et que toutes les deux, et l’ensemble de l’équipe voulons continuer de grandir main dans la main. Nous pouvons donner beaucoup plus ensemble.”

Un détail pour battre le Top 8
Lorenzo Lecci López : Pourquoi les résultats sont-ils si bons cette fin de saison ? Qu’est-ce qui a changé ?
Jessica Castelló :“Les résultats de cette saison sont le fruit du travail des années précédentes. Tous les entrainements que nous faisons avec Alix et Juan (Alday) et Pablo (Crosetti). Nous nous sommes fixé des objectifs, et il est vrai que nous n’attendions pas d’aussi bons résultats dès la première année.”
Lorenzo Lecci López : Lorsque vous jouez contre les paires top du WPT, vous les gênez presque toujours. Vous commencez même à les battre –victoire contre Bea Gonzalez et Marta Ortega-. Quels sont les détails qu’il manque pour battre plus souvent le paires du Top 8 ?
Jessica Castelló :“Cette saison, nous avons eu du mal à passer les huitièmes car on avait toujours des tirages assez durs comme Sainz/Gonzalez ou Icardo/Brea. On n’arrivait pas à montrer notre meilleur niveau dans ces matchs là. À Cordoba on a réussi à battre Bea et Marta en faisant un grand match.”
“Les détails qui manquent sont en fait l’expérience de ce genre de matchs. Pouvoir tenir physiquement, mais surtout mentalement pendant plus de deux heures. Il faut être solide et prendre de l’expérience peu à peu.”

Les bonnes choses finissent par arriver
Lorenzo Lecci López : Aujourd’hui, tu fêtes tes 24 ans à la 19e place du ranking. Que peut-on te souhaiter pour le futur ?
Jessica Castelló :“Vous pouvez me souhaiter que la saison prochaine, les résultats soient aussi bons… ou un peu meilleurs ! Je signe pour avoir les mêmes résultats, mais nous allons essayer de faire en sorte qu’ils soient meilleurs. Mon objectif principal est de continuer de m’amuser, et de travailler de la même manière. Je pense que les résultats sont les fruits du travail quotidien. Les bonnes choses finissent par arriver.”‘

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Il est le monsieur international de Padel Magazine. Vous le verrez souvent sur les différentes compétitions internationales, mais aussi sur les grands évènements français. @eyeofpadel sur Instagram pour voir ses meilleures photos de padel !


























































































Padel-fauteuil : les favoris au rendez-vous à Nancy
P1500 Esprit Padel Lyon – Un tableau dames relevé pour trois jours de haut niveau
FIP Tour des Français – Journée de quarts à Dubaï, débuts des hostilités à Agadir
Pol Hernández : “Le padel moderne cherche des joueurs capables de frapper de partout”
Nerone donne du crédit au nouveau Lebrón : “l’attitude qu’il a montrée contre Tapia et Coello est très bonne”
Quand Tapia modifie sa raquette pour continuer à jouer avec un ligament du doigt rompu
Momo González : “je veux gagner ma place pour le Mondial”
P1000 Olympia Sport : un an après, Suzanna aux côtés de Gourre pour défendre son titre
P1500 Padel Campus Arena – Résultats / Programmation / Live
Le Salon du Padel reporté : “une décision responsable pour préparer une édition 2027 plus ambitieuse” nous explique Marc Assous
Julien Nazarian : “On l’a fait” – Retour sur la première édition du FIP Platinum Marseille
Tapia / Coello : “Notre relation est aujourd’hui bien meilleure”
WPT La Rioja 2023 : quand Augsburger et Libaak ont changé de dimension
Augsburger, le smash comme signature : entre génie et précipitation
La Colombie, nouveau moteur du padel latino-américain
Nouvelle signature chez OnlyFans : Osoro ouvre les coulisses de sa carrière
Ouvrir un club de padel : combien ça coûte ?
À Liverpool, le padel s’invite sur le front de mer et change le paysage sportif
Tennis vs Padel : quelles différences ?
Formation et filière de haut niveau : Espagne et France, deux dynamiques différentes
Christophe, quand un joueur amateur s’inscrit dans un vrai processus d’apprentissage
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Et Ducati créa la pala la plus rapide du monde !
Une pédagogie du padel centrée sur le geste
L’analyse tactique de Mario Cordero sur un match de Léo – Meilleur sportif
Joueurs de droite : le choc des approches générationnelles
Quand le padel se synchronise : pourquoi on tombe parfois dans le rythme de l’adversaire
Les règles du service au padel en 2026 : ça évolue à la FIP !
Mario Débriefe : l’émission revient en direct ce jeudi
Nuisance sonore padel : que dit la loi ?
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Prévenir les blessures au padel : les méthodes qui permettent de jouer plus longtemps
Échauffement, étirements, récupération : les clés pour durer
Vacances de février : des stages tennis et padel au club Les Pyramides
Barcelone, capitale européenne du padel : cap sur l’expertise avec OSS Barcelone