Le membre de l’équipe de France de padel, Jérémy Scatena, répond à nos questions avec toute la sincérité qui le caractérise. Sans langue de bois, il revient sur son état d’esprit avant d’attaquer 2022 qui s’annonce être “une année explosive“.
Après les mondiaux, l’aventure continue au Moyen-Orient
Après les championnats du monde de padel j’avais décidé de rester au Moyen-Orient en commençant par deux événements à Doha et Dubaï pour l’entreprise Inovalis.
J’ai ensuite passé une semaine à Dubaï dans le magnifique club de Matcha au sein duquel j’ai organisé des tournois avec mon partenaire local.
Avec ce dernier, nous souhaitons supporter des jeunes qui ont du potentiel et qui ne bénéficient pas de tous les moyens pour aller au bout de leurs ambitions.

Créer une équipe de joueurs prometteurs
L’objectif est de les accompagner et de les faire grandir au sein d’une « Team » en leur donnant les moyens techniques, logistiques et financiers pour d’atteindre le haut niveau.
Nous avons ciblés plusieurs jeunes joueurs Espagnols et Argentins, tout en ayant à l’esprit d’intégrer des joueurs français. Nous espérons pouvoir être opérationnels dans le premier semestre 2022.
Le padel au Koweït explose
Je suis parti au Koweït un peu à l’aventure sans rien préparer pour faire jouer un homme influent dans le pays. Le résultat est sans appel, le padel est en train d’exploser dans ce pays à une vitesse impressionnante, avec des projets de clubs importants et de grande qualité. Par exemple à Koweït City : 14 courts panoramiques et couverts avant la fin de l’année !
Une super fin de saison, même si certains ont la mémoire courte
Je pense que j’ai très bien fini l’année notamment avec deux victoires de prestige sur Fede Quiles/Lucho Soliverez (avec Benjamin Tison) et Vasco Pascoal/Nicolas Barrera (avec Santiago Rolla). Des matchs qui sont apparemment passés inaperçu.
L’équipe de France à réussi son mondial en finissant 4e. Sur un plan personnel cela a été enrichissant car pour la 1ère fois depuis 14 ans je n’étais pas titulaire sur un gros match. J’en ai souffert mais cela m’a fait un déclic et permis d’imaginer mes axes de progressions.
De cette année je retiens mon match face à Cristian Gutiérrez/Maxi Sanchez et ma communion avec le public. C’était fantastique, inoubliable pour moi.

Je vieillis. Je dois optimiser
Je sais que je vieillis et que mes années de performances optimales sont comptées.
Je vais beaucoup m’entraîner physiquement et mettre toute mon énergie dans ma carrière professionnelle. J’attends la sortie des différents calendrier, mais il apparaît évident que je vais jouer des tournois FIP et des tournois en France.
Je vais jouer tous les APT
Je vais jouer tous les tournois de l’APT Padel Tour dont les tournois “Future” aussi.
Il y a deux joueurs avec lesquels j’aimerais évoluer : Tolito Aguirre et Diego Ramos.
Je fais tout pour monter un projet d’une année pour ne pas avoir à changer de partenaire en permanence.

La France prend du retard
J’ai eu la chance de beaucoup voyager cette année : en Suède, au Paraguay , au Mexique , au Moyen-Orient et il apparaît évident que la France prend du retard en termes d’infrastructures, tant au niveau quantité qu’au niveau qualité.
La principale différence que je vois entre les nations en plein boom et la France, c’est qu’il y a trop peu de grosses structures en France. On mise beaucoup sur des clubs de 1 à 4 terrains. Est-ce la stratégie à adopter ? Ne devrions-nous pas encourager la mise en place de structures plus grosses et offrir des primes justement aux clubs qui prennent des risques en construisant au-delà de 5 terrains par exemple ?
Je n’ai rien contre les toutes petites structures, mais ne sommes-nous pas tombés dans une politique qui bloque les initiatives privées ? Il y a un équilibre à trouver. Pour l’instant le curseur n’est pas le bon.
Le haut niveau est délaissé
Le haut niveau est délaissé alors qu’il apparaît évident que les joueurs d’aujourd’hui seront les coachs et les académies de padel de demain. Johan Bergeron ou JT Peyrou sont de beaux exemples.
C’est une raison supplémentaire qui me pousse à développer le fameux projet d’accompagnement dont je vous ai parlé et que je développe avec mon partenaire, un Français basé à Dubaï. Il devrait voir le jour dès le premier trimestre 2022. Nous sommes dans le bon timing pour recoller au wagon et transformer l’essai.
Des dotations et une médiatisation trop maigres
Pour les tournois P1000 et P2000 en termes de dotation et d’organisation, on est très loin des standards Suédois ou Italiens. Les prize-money ne sont pas à la hauteur. Je pense qu’il faut totalement repenser ces tournois pour développer l’élite du padel français et attirer aussi.
L’organisation des tournois majeurs doit encore se professionnaliser.
On doit nous reposer aussi sur une grosse médiatisation. Aujourd’hui, on voit bien que de très gros médias internationaux se positionnent sur le padel. C’est une grande chance pour tout le monde. Et j’ai l’impression qu’on ne profite pas suffisamment de cette vague.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
























































































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