Interviewés après avoir remporté leur 3e victoire sur un P2000 lors de l’édition 2022 des Pyramides, Bastien Blanqué et Thomas Leygue sont passés au micro de Padel Mag pour revenir sur ce succès.
Un début de match “très moyen”, un tie-break final énorme
Padel Magazine : Comment vous sentez-vous après un tel combat, un match très accroché en trois sets ?
Bastien Blanqué : « Fatigués. Très contents, c’était la bagarre clairement. On fait un début de match très moyen, on manque d’intensité… tactiquement, on ne s’écoute pas trop… On n’était pas dedans.
Dans le deuxième set on se remet bien, la tactique était claire. Et dans le troisième, on breake et là moi je m’écroule (mentalement) pendant trois jeux. Je laisse Jo [Bergeron] prendre le dessus sur moi dans la diagonale et me rentrer dedans.
Après, on a su de nouveau respecter notre tactique, Thomas m’a bien aidé à me remettre dedans et à la fin, je suis revenu dans le match. On fait une bonne fin de match, dans le tie-break on mène 4-0 rapidement et après on finit le travail. Donc on est très heureux. Remporter un troisième P2000 avec Thomas (Ndlr : le deuxième cette année), c’est vraiment cool ! »

“C’est très dur ce que l’on vit à l’international”
Padel Magazine : Pourquoi n’êtes-vous pas allés au FIP en Égypte et avez-vous choisi de vous rendre plutôt sur ce P2000 ?
Thomas Leygue : « Alors personnellement je me suis séparé de Jo à l’international il y a très peu de temps et pour partir en Égypte, il aurait fallu que ce soit avec quelqu’un avec qui je jouais depuis longtemps.
C’est vrai que j’aurais pu partir là-bas avec Bastien, mais on a fait le choix de jouer le P2000. Je pense qu’on avait besoin de revenir jouer en France, de voir le public, de gagner un tournoi.
Je pense que c’est très dur ce qu’on vit à l’international. Il faut savoir, comme je l’ai dit à travers des commentaires ou d’anciennes interviews, qu’on part sur un tournoi en sachant qu’on ne va pas gagner le tournoi. Pour la confiance, c’est très dur de faire des tournois comme ça. Finir un tournoi par une défaite, c’est forcément une déception.
Revenir en France, ça nous fait forcément du bien. Avoir une possibilité de gagner, même si le niveau est très élevé, c’est gratifiant. On le voit que c’est à l’arrache et en faisant un gros match qu’on arrive à gagner 7-6 dans le dernier set. Sincèrement ils [Inzerillo/Bergeron] le méritaient autant que nous. Je pense que c’est un très bon choix d’être revenu faire ce P2000 à Paris, à la maison. »
“On ne sera pas favoris, mais on ne sera pas loin c’est sûr”
Padel Magazine : Vous sentez-vous favoris pour les championnats de France fin octobre à Toulouse…. même face à une paire Tison/Bergeron ?
Bastien Blanqué : « C’est possible après on n’est pas assurés d’être tête de série 2, donc on pourrait rencontrer la paire Tison/Bergeron en demi-finale et non en finale. Favoris ? Non parce que Ben est 65e mondial, Jo et lui sont champions de France en titre, donc on ne sera pas favoris mais on ne sera pas loin c’est sûr. On verra ce qu’il est en est, en tout cas c’est l’objectif cette année avec Tom. »
Thomas Leygue : « Je crois que la tête de série 2 est confirmée, parce qu’il me semble qu’on bloque le classement un certain temps avant le début des championnats de France. Et le prochain FIP est dans 3-4 semaines et ce n’est pas possible qu’ils prennent les points une semaine avant pour le ranking des championnats de France. Pour l’instant on est n°3 et 6, d’après la logique et le règlement c’est quasiment assuré qu’on soit tête de série numéro 2. »

“Quand il y a un moment chaud, on devient tous paranos”
Padel Magazine : Il y a eu des points litigieux durant cette finale des Pyramides. C’était tendu ?
Thomas : « Encore plus quand tu joues contre des amis, parce que je considère Jo (Bergeron) et Jérôme (Inzerillo) comme des amis : c’est sûr que quand tu rentres sur le terrain, il n’y a plus personne qui s’aime. Tout le monde veut avoir raison, c’est la gagne, c’est la bagarre.
Donc c’est vrai que même si notre inconscient est persuadé que la balle est bonne ou faute, c’est sûr qu’on veut toujours qu’elle soit de notre côté. Après c’est une façon de les gérer et parfois on peut devenir paranos parce qu’on a l’impression que des deux côtés, chacun a le même ressenti. Ils ont l’impression que sur les points litigieux, on leur a piqué le point et de notre côté, c’est pareil. Je pense qu’il y a eu une ou deux erreurs d’arbitrage, une de notre côté et une du leur.
Comme l’avait dit Jérémy Scatena l’année dernière en finale du P2000 des Pyramides, ce serait bien d’avoir des arbitres sur les finales et demi-finales du P2000. Il peut y avoir des erreurs, ça fait partie de tous les sports. Je pense que ça ne change pas du tout le résultat du match. On s’est tous remis dans le match deux jeux plus tard et la partie s’est terminée dans de bonnes conditions. Quand on s’est serrés la main, c’était en très bonne entente, il y avait du fair-play des deux côtés.
Quand il y a un moment chaud dans un match, qu’il y a de la rivalité, que tu sais que le match est serré et que ça se jouera à quelques détails, eh bien on devient tous paranos. On a l’impression que c’est l’adversaire qui se trompe et qu’on a raison. »
Passionné de football, j’ai découvert le padel en 2019. Depuis, c’est l’amour fou avec ce sport au point de délaisser mon sport de prédilection.

























































































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