Thomas Leygue revient sur sa défaite au premier tour du P2 de Bordeaux face à Sanyo et Maxi. Il évoque également son début de saison compliqué, mais aussi l’amélioration du niveau de jeu général.
Content d’être là
Je t’avoue que j’étais très content d’être là, j’avais vraiment hâte de jouer ce tournoi, il me tenait à cœur. Des étapes en France, il y en a peu dans l’année, et surtout des gros tournois comme ça. C’est sûr que je suis un peu déçu de ma prestation d’hier, je n’ai pas été au niveau auquel j’aurais aimé être. Mais bon, c’est comme ça, c’est le sport. Il faut maintenant penser à l’avenir.
Je pense que je suis entré un peu nerveux sur le terrain. Je jouais sur le central devant mon public donc c’est sûr que j’avais envie de bien faire. Sur les 2 – 3 jours d’entraînement qu’on a eu avec Aris, on jouait super bien donc c’est vrai que peut-être que j’ai mis la barre un peu trop haut. Je n’étais pas au niveau du tout, je n’avais pas les sensations que j’aurais aimé avoir.

À la recherche d’un nouveau partenaire
Aris, c’est un ami, on s’entraîne ensemble, et je lui ai proposé de prendre la wildcard avec moi parce que j’avais envie d’avoir un bon partenaire pour ce tournoi et il a accepté ce challenge. Maintenant, il va continuer avec son coéquipier qui est Facundo Dominguez, et moi actuellement, je suis sans partenaire. Je jouerai à Rome avec un Argentin qui joue très bien en ce moment, qui s’appelle Ramiro Valenzuela et on verra par la suite. Mais pour l’instant, c’est un peu compliqué.
Aujourd’hui, je pense que je ne suis pas encore prêt à jouer avec un Français et eux, ils ont tous leur paire formée. Ce sont des gens qui jouent déjà ensemble depuis un bon bout de temps. Je n’ai pas envie de jouer, ou de rejouer avec un Français pour le moment donc je vais continuer ma recherche de partenaires.
Un début de saison compliqué
C’est sûr que je n’ai pas fait un grand début de saison, mais il n’est pas non plus catastrophique comme les autres années. J’ai connu des hauts et des bas, j’ai fait des bons et des mauvais tournois. Je venais de faire une bonne tournée sud-américaine. Malgré la défaite au Paraguay, on s’était bien rattrapés en Argentine et au Chili. On est proches à chaque fois de passer en tableau. Comme je t’ai dit, je venais d’une bonne semaine d’entraînement avec des bonnes sensations.
Sur ce tournoi, il ne faut pas oublier que Sanyo et Maxi jouent à un grand niveau et c’est très dur de les embêter, mais c’est vrai qu’ils n’ont pas fait leur plus grand match non plus et que moi, je n’ai pas été à la hauteur, surtout sur le premier set. Les nerfs ont pris le dessus, mais je ne sais pas ce qui fait que le niveau de jeu change ou pas, si ce sont les partenaires, l’estime un peu trop haute ou trop basse.

Un niveau général en évolution
Le niveau de jeu, c’est sûr qu’il a augmenté. Il y a un truc qu’il faut prendre en compte, c’est que depuis que le WPT a arrêté, on est tous regroupés sur un circuit. Certes, il y a les joueurs de l’A1, mais c’est quand même principalement les Argentins qui le jouent, même s’il y a quelques Espagnols qui sont sur le circuit. Et le fait de regrouper tous les joueurs de FIP et Premier Padel fait aussi des tournois beaucoup plus compliqués. Et contrairement à l’année dernière, tous les joueurs jouent les tableaux de Premier Padel et il y a moins de FIP aussi qu’avant donc maintenant on ne voit que des bons joueurs, même sur des FIP Rise.
Avant, ce qui se passait, c’est qu’on pouvait avoir dans le même week-end, un tournoi FIP, un tournoi WPT, et un tournoi A1 et les gens choisissaient un peu. Il y avait peut-être un tournoi FIP qui était à l’autre bout du monde. Là ce qu’il se passe, c’est qu’aujourd’hui les FIP sont en Italie, en France, en Espagne ou sinon il faut partir au Chili. Et c’est vrai que les gens voyagent moins sur des FIP Rise parce que ça vaut moins le coup. Donc ce qui se passe, c’est qu’on se retrouve avec des joueurs qui sont 40, 50 mondiaux sur des FIP comme on a pu faire en France l’année dernière ou cette année.

N’importe quel FIP en Espagne ou en Italie, on va se retrouver avec des très bons joueurs et en plus le niveau de jeu a énormément augmenté. Je ne sais pas si les Français sont surestimés, sous-estimés, je ne sais pas, mais après nous, on a la chance d’avoir ces deux wildcards à Bordeaux et à Paris qui nous aident à avoir des points. Là aujourd’hui moi, j’ai joué un tirage qui est vachement compliqué contre Sanyo et Maxi. On a vu que Dylan et Bastien, que Carla et Jessica ont accroché des très bonnes paires avec des joueurs classés 40-50 mondiaux, donc oui, on n’est peut-être pas encore au niveau des 40 ou 50 mondiaux, mais en tout cas, on a notre place.
Il faut prendre en compte aussi que pour les Championnats du monde, on a fini médaille de bronze. Les résultats, il faut les regarder avec un peu plus de recul parce que c’est vrai qu’on perd, mais ce n’est pas contre n’importe quelle équipe. Aujourd’hui de rentrer directement en tableau final, c’est beaucoup plus compliqué, on ne peut pas penser directement à des quarts de finale ou à des demi-finales sachant qu’on joue contre des joueurs qui ont 20, 30 ans d’expérience et que nous, on est un peu nouveaux dans ce sport.
Aller chercher une médaille d’argent à Cagliari
Je pense qu’on a tous à peu près le même objectif chaque année, normalement, c’est d’aller chercher une médaille d’argent. Ça dépend beaucoup du tirage au sort, on sait ce qu’il s’est passé à Marbella avec les petites magouilles, on verra bien, mais, déjà, on sait qu’on a perdu Jérémy et Benjamin en équipe de France donc on aura forcément un ou deux nouveaux joueurs.
Je pense qu’aujourd’hui sans Benjamin et Jérémy, on est moins fort, mais on va former une nouvelle équipe, et c’est surtout ça l’objectif, c’est de former une équipe de France “Next Gen” on va dire.

WPT vs Premier Padel
Je ne sais pas si le WPT était mieux, mais en tout cas, on nous a promis des trucs qui étaient beaucoup plus grands et incroyables que ce qui est en train de se passer. Et aujourd’hui, je ne vais pas dire que le WPT, c’était mieux, parce que ce n’est pas vrai. Le WPT était bien la dernière année quand ils ont senti qu’on allait partir. Le WPT a toujours eu un problème aussi, les mêmes problèmes qu’on est en train d’avoir avec Premier Padel. Ce qui se passe, c’est que je râle sur le fait qu’on n’avance pas, pas qu’on est en train de reculer. Et on craint qu’après on revienne en arrière.
Son avis sur l’association sans le Top 30
Je ne sais pas si je suis d’accord ou pas, mais je pense que les joueurs du Top 30 ont besoin de nous et les joueurs après le Top 30 ont besoin des joueurs au-dessus. Donc je ne pense pas que le mieux soit de se séparer. Je pense que le plus important, c’est que tous les joueurs soient unis.
Après, c’est sûr qu’on a un problème au padel, c’est que les joueurs demandent beaucoup d’aides. Moi parfois le premier : c’est vrai qu’on a besoin d’un peu plus de facilités sachant que les prize-money ne sont pas incroyables. Après, il y a une phrase intéressante de Maxi Sanchez, c’est : “Personne ne va vous payer votre carrière”. C’est vrai qu’on ne peut pas tout nous donner, je suis d’accord avec ça, il y a des joueurs qui ne sont pas forcément investis et qui demandent beaucoup de choses.
Au tennis, on sait que c’est vraiment difficile de payer sa carrière quand on est en dehors du Top 100. Au padel, ça doit être à peu près pareil sauf que ce qui se passe, c’est que c’est à partir du top 40, 50 que ça devient déjà beaucoup plus difficile de payer. Mais bon, c’est normal, ce n’est pas accessible à tout le monde. Il faut savoir trouver un peu ses sponsors et c’est ce qui fait un peu la beauté du sport aussi.
Nouvel adepte du padel, je suis fasciné par ce sport dynamique qui allie stratégie et agilité. Je trouve dans le padel une nouvelle passion à explorer et à partager avec vous sur Padel Magazine.























































































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