Arbitre sur le circuit international de padel tout en poursuivant sa carrière dans le tennis, Tom Durand-Viel fait partie de cette nouvelle génération d’officiels qui accompagne l’essor du sport. Présent sur plusieurs tournois du circuit FIP, il raconte ses débuts très jeunes dans l’arbitrage, les exigences du métier et les différences entre le tennis et le padel.
Une vocation née très tôt
L’histoire de Tom avec l’arbitrage commence presque par hasard. À seulement 13 ans, il monte pour la première fois sur une chaise lors de rencontres interclubs dans son club.
« Ma première chaise, j’avais 13 ans. C’était dans mon club pour aider sur les interclubs. »
Très vite, l’expérience devient bien plus qu’un simple coup de main. Il continue à arbitrer dans son club pendant quelques années avant de rejoindre les compétitions de sa ligue régionale.
« C’était vraiment une passion. »
Après ses études, il décide de se consacrer pleinement à l’arbitrage. Depuis 2019, c’est devenu son activité principale.
Un pied dans le tennis, l’autre dans le padel
Même si le padel occupe désormais une place grandissante dans son calendrier, le tennis reste aujourd’hui son terrain principal.
« Pour l’instant, encore 80 % de mes semaines sont sur le tennis. »
Le reste de son temps est partagé entre padel et, plus ponctuellement, pickleball. Une diversification qui reflète l’évolution actuelle des sports de raquette.
« Je commence petit à petit à venir aussi sur les circuits de padel, sur les circuits français et les circuits FIP. »

Arbitrer au plus près du très haut niveau
Ce qui motive Tom dans ce métier, c’est avant tout la proximité avec le sport de haut niveau. L’arbitrage lui permet d’être au cœur du circuit et d’observer les joueurs professionnels de très près.
« Ce qui m’anime le plus, c’est être au contact de ces joueurs professionnels et faire partie du circuit. »
Les déplacements font aussi partie du quotidien.
« Pouvoir voyager et approcher ce très haut niveau, c’est quelque chose d’incroyable. »
Tennis et padel : deux arbitrages très différents
Si les deux sports partagent certaines bases communes, l’arbitrage présente plusieurs particularités selon la discipline.
Au padel, certaines trajectoires peuvent être difficiles à lire.
« La difficulté du padel, c’est quand ça joue tout droit et qu’il faut voir si la balle a bien tapé le grillage. »
La hauteur du service demande également une attention constante.
« Il faut aussi bien voir s’ils servent en dessous de la hanche. »
Dans le tennis, la complexité vient davantage du contexte du match.
« On peut arbitrer avec des juges de ligne, avec des ramasseurs de balles… ça amène beaucoup plus de situations. »
Malgré ces différences, Tom reste catégorique :
« Les deux sont compliqués à arbitrer. »

L’adaptation aux nouvelles règles
Comme les joueurs, les arbitres doivent aussi s’adapter aux évolutions du règlement. L’apparition du star point dans certaines compétitions de padel en est un exemple.
Le rôle de l’arbitre est alors d’aider les joueurs à identifier clairement la situation.
« On doit l’annoncer pour que les joueurs sachent que c’est un star point. »
Une information qui peut influencer la stratégie.
« Ce n’est pas la même chose de jouer un point décisif qu’une égalité classique. »
Des parcours qui se croisent entre tennis et padel
Avec les années, Tom a parfois la surprise de retrouver sur les tournois de padel des joueuses qu’il avait arbitrées bien plus tôt… au tennis.
Il se souvient notamment d’avoir arbitré Carla Touly et Léa Godallier lors de championnats de France jeunes.
« C’était en 2012, lors de mes premiers championnats de France arbitrés. »
Des années plus tard, les recroiser sur le circuit de padel crée forcément une certaine émotion.
« C’est assez drôle de revoir des joueuses qu’on a connues très jeunes. Ça rappelle beaucoup de souvenirs. »
Garder la bonne distance avec les joueurs
Sur le circuit, les arbitres croisent régulièrement les mêmes joueurs. Mais une certaine distance reste nécessaire pour garantir l’impartialité.
« Il faut garder une certaine distance avec les joueurs. »
Les échanges restent cordiaux, mais la relation doit rester professionnelle.
« On peut discuter entre nous, mais il faut rester neutre pour pouvoir arbitrer correctement. »

Une routine avant chaque match
Avant de monter sur la chaise, Tom suit toujours une routine bien précise.
« J’aime bien me mettre dans mon match environ une demi-heure avant. »
Ce moment lui permet de se concentrer et d’observer les joueurs.
« Je regarde les joueurs, leurs coachs et leur comportement pour ceux que je ne connais pas encore. »
Une préparation essentielle pour aborder le match avec la concentration nécessaire.
Gérer les tensions sur le court
Dans un match de haut niveau, les tensions peuvent apparaître rapidement. Pour Tom, la clé reste la communication.
« Il faut d’abord écouter les joueurs et ensuite expliquer notre point de vue. »
L’arbitre doit surtout garder son calme.
« Les joueurs sont déjà “chaud-bouillants”, donc ça ne sert à rien d’en rajouter. »
Des conseils pour les jeunes arbitres
Tom rencontre régulièrement de jeunes arbitres qui souhaitent suivre la même voie. Son premier conseil est de garder une sécurité à côté.
« Je conseille toujours d’avoir des études à côté. »
L’arbitrage reste un milieu très compétitif.
« Il y a beaucoup de monde pour peu de places au plus haut niveau. »
Selon lui, la progression passe aussi par une remise en question permanente.
« Il faut toujours se remettre en question et chercher à s’améliorer. »

Des objectifs pour la suite
Comme les joueurs, les arbitres se fixent eux aussi des objectifs pour la saison.
Après avoir arbitré sur plusieurs catégories de tournois FIP — bronze, silver, gold et platinum — Tom espère désormais franchir une nouvelle étape.
« Mon objectif sur le padel serait d’arbitrer sur un P1 ou un P2. »
Il cite notamment plusieurs événements qui pourraient marquer cette progression.
« Peut-être Bordeaux… ou un tournoi à l’étranger si je candidate. »
Une ambition logique pour un arbitre expérimenté qui continue de gravir les échelons dans un sport en pleine expansion.
Interview complète
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !

























































































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