Le sélectionneur de l’équipe de France dames, Robin Haziza, est revenu sur ses choix et les raisons de sa sélection pour les Mondiaux de Dubaï, début novembre.
Une vision d’ensemble
Padel Magazine (PM) – Au vu de la concurrence, comment as-tu fait tes choix ?
Robin Haziza (RH) : Comme depuis le début de ma mission de capitaine de l’équipe de France féminine, je m’appuie sur quatre axes qui me semblent fondamentaux pour une sélection en équipe de France.
- Le niveau de jeu et de performance sur la saison en cours
- Les combinaisons possibles en fonction des différents profils
- La cohésion de groupe sur et en dehors du terrain
- La forme du moment qui était l’enjeu du stage de sélection
Bien évidemment, je sais bien que ces choix peuvent être commentés de manière positive ou négative, néanmoins, il est important d’avoir une vision d’ensemble et des critères bien établis pour rester le plus cohérent possible dans la recherche de performance.
Pour ce qui est des paires, elles ne sont pas connue à cette date, même si on sait qu’en équipe de France il y a des combinaisons qui marchent mieux que d’autres. Mon but est d’avoir une équipe la plus homogène possible pour aller chercher deux points minimum à chaque rencontre.
Laura Clergue n’était pas loin d’être sélectionnée
PM – Ce stage de la Team France élargie a-t-il été décisif ?
RH : Le stage de sélection avait pour but de mettre les joueuses en situation de compétition à haute intensité, au plus proche de ce qui nous attend a Dubaï.
Elles ont joué quatre heures par jour, sous forme de matchs à thèmes ou de jeu libre, ce qui m’a donné beaucoup d’informations, à la fois sur la forme du moment, mais aussi sur les capacités des unes et des autres à s’adapter à une autre partenaire ou à une situation tactique imposée en plus de la fatigue importante en fin de stage.
Je les félicite toutes pour leur investissement, elles ont clairement répondu à mes attentes et toujours avec le sourire. Ce stage m’a aussi permis de tester certaines combinaisons qui m’ont offert de nouvelles perspectives intéressantes.
PM – L’absence de Laura Clergue, est-ce un choix sportif ? Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ? Le stage ?
RH : Laura a fait un choix fort en revenant sur le circuit après une parenthèse de quelques mois voire un peu plus. Cela n’a évidemment pas été facile pour elle de repartir et malgré cela, elle a fait une belle saison avec sa partenaire Fiona. Je la connais depuis des années, je connais son professionnalisme et son envie de bien faire, fidèle a elle-même, elle a tout donné.
J’ai décidé de partir avec trois joueuses de gauche que sont Élodie, Mélissa et Charlotte qui bien qu’elle joue à droite depuis sept mois, a toujours joué et performé avec nous en équipe de France et sur le circuit français en jouant à gauche.
Léa joue avec Alix à gauche en France, et même parfois sur le WPT avec Teresa Navarro, elle est donc une véritable candidate pour jouer à gauche, en fonction des adversaires et des combinaisons possibles.
J’ai donc privilégié ces quatre joueuses au détriment de Laura qui fait évidemment partie de ces joueuses qui auraient pu en être.

PM – Quelles seront les joueuses remplaçantes ?
RH – Tu me connais assez pour savoir que je ne divulgue jamais les noms des remplaçantes à trois semaines d’une compétition, ni à Padel Mag ni même aux filles concernées. Je le répète, il faut des équipes homogènes et selon les combinaisons, tout est possible. À elles de donner le max, de se montrer dès les championnats de France pour me donner des maux de tête.
Le Portugal et la Suède, des équipes dangereuses
PM – Quelles sont les joueuses qui t’ont le plus surpris lors du stage ?
RH – Je n’ai pas envie de sortir plus une joueuse qu’une autre, elles ont toutes donné le maximum et je les remercie. C’était très intéressant de voir Marie [Lefevre] et Mélanie [Ros] dans ce cadre-là, elles sont un peu méconnues du grand public, mais elles jouent très bien et apportent de la fraîcheur à ce groupe.
Marie-Amélie [Dardaine], qui était la petite surprise de ce stage, a fait de très belles choses aussi dans un contexte pas facile pour elle. Une première ce n’est jamais évident mais elle a montré beaucoup de caractère et de talent.
Enfin, Lucile [Pothier] a fait un excellent stage avec beaucoup d’application, d’envie et un excellent niveau de jeu en gagnant quasiment l’intégralité des rencontres jouées.

PM – Pour Dubaï, l’objectif d’une 3e place est-il atteignable ?
RH – C’est un objectif qui est, chaque année, plus dur à atteindre, d’une part parce que l’Italie progresse avec toutes ces joueuses qui évoluent sur le circuit pro et que cette année le Portugal qui a une énorme armada – avec Sofia Araujo et Nogueira, top players du WPT – sera présent sans même être tête de série [Ndlr : le Portugal n’ayant pas participé aux Mondiaux l’an dernier].
Pareil pour la Suède, qui progresse de manière incroyable renforcée par la présence de Carolina Navarro, qui a été numéro 1 mondiale de multiples fois.
Donc on attend le tirage au sort qui pourrait être terrible pour ces nations-là. Mais on donnera le max avec pour objectif de finir a minima dans le top 5 mondial !
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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