Ancien numéro 1 mondial et figure majeure de l’histoire du padel, Juan Martín Díaz continue d’alimenter la mémoire collective du circuit. Dans le podcast « Veinte Diez », la légende argentine est revenue sur un moment aussi inattendu que révélateur vécu lors du Master Final 2014.

Une domination historique avec Belasteguín

Pendant plus d’une décennie, Juan Martín Díaz et Fernando Belasteguín ont imposé une hégémonie rarement observée dans le sport de haut niveau. Leur bilan reste vertigineux : 170 titres remportés pour 191 finales disputées. Une longévité exceptionnelle, marquée notamment par une série mythique d’un an et neuf mois sans la moindre défaite.

Leur dernière apparition ensemble sur le circuit majeur eut lieu lors du Master Final 2014 du World Padel Tour, point final d’une ère qui a profondément façonné le padel moderne.

La confusion totale en pleine finale

Ce tournoi de clôture offrait une affiche de prestige face à Maxi Sánchez et Sanyo Gutiérrez. Une rencontre intense, dominée par la puissance et la précision des frappes adverses.

Mais c’est surtout un souvenir insolite que Juan Martín Díaz a partagé dans « Veinte Diez ». Au moment où Sánchez et Gutiérrez se sont enlacés pour célébrer leur victoire, l’Argentin a été pris d’un doute inattendu :

« Ils fêtaient ça comme des fous… et moi je me disais qu’il restait encore deux sets. Je pensais que la finale se jouait en cinq sets. Je te jure que je ne le savais pas. »

Un instant de flottement presque irréel pour un joueur habitué aux plus grandes scènes.

Une spontanéité qui faisait sa force

Cette forme d’inconscience, Díaz la relie aussi à son style de jeu. Capable de tenter et réussir des coups improbables, il incarnait une créativité permanente, souvent sublimée par le travail préparatoire de Belasteguín. Encore aujourd’hui, il est considéré comme l’une des plus belles mains de l’histoire du padel.

Leur complémentarité gaucher-droitier reste une référence technique et tactique. Une formule que l’on retrouve aujourd’hui chez les meilleures paires du circuit, à commencer par Tapia / Coello, héritiers de cette mécanique redoutable.

Au-delà des titres, c’est peut-être cette alchimie instinctive qui continue de définir la légende Juan Martín Díaz.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 au Domaine De Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet son antoushiasme et sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !