Depuis quelques semaines, Dubaï est devenu un point de chute récurrent pour plusieurs joueurs du circuit professionnel. Fiscalité avantageuse, infrastructures haut de gamme, calendrier étouffant… les raisons s’accumulent. Parmi ceux qui ont franchi le pas, Javi Garrido a pris le temps d’expliquer clairement son choix.
Invité de l’émission Padelona sur Radio MARCA, le Cordouan s’est livré sans détour sur une décision qui fait parler, mais qu’il assume pleinement.
Une logique économique assumée
Garrido ne tourne pas autour du pot. La dimension financière est centrale, et il l’explique avec beaucoup de lucidité.
« Ma carrière ne va pas durer toute la vie. Peut-être quinze ans de plus, et après, je ne sais pas ce qui se passera. Tout ce que je gagne aujourd’hui, c’est ce que j’aurai demain. »
Le constat est simple : les joueurs génèrent leurs revenus à l’international, rarement dans leur pays de résidence.
« Tout ce que nous gagnons, et encore plus nous les sportifs, nous le générons hors de notre pays. Si je peux être dans un endroit où je gagne le double, je le fais. C’est aussi basique que ça. »
Un discours pragmatique, loin des faux-semblants.
Une décision réversible
Contrairement à certaines idées reçues, Garrido ne parle pas d’exil définitif. Il insiste sur le caractère temporaire et flexible de son choix.
« Je suis la personne qui aime le plus son pays. Si dans un an ça ne nous plaît pas, je rentre. J’ai mon appartement à Majadahonda, prêt à m’accueillir quand je veux. »
Un point important dans un contexte où les critiques ont parfois été virulentes.
Dubaï, un cadre de travail crédible
Au-delà des impôts, Garrido met en avant la qualité des conditions d’entraînement. Le padel y est en plein essor, avec des structures de très haut niveau.
Il cite notamment le NAS Sports Complex, qu’il considère comme le meilleur centre du monde. Un argument de poids, surtout dans un calendrier où les joueurs passent plus de temps en avion et à l’hôtel qu’à domicile.
« On a 28 semaines de tournois et cinq d’exhibitions. Ça fait 33 semaines, soit plus de 230 jours. Honnêtement, aujourd’hui, vivre à Madrid n’est plus une obligation. »
Un calendrier qui pousse à l’expatriation
La réalité du circuit moderne pèse lourd dans la balance. Peu de semaines de compétition en Espagne, une pression fiscale élevée, et un rythme qui laisse peu de place à la stabilité.
Dans ce contexte, Dubaï devient une base logique, notamment pour préparer la saison. Garrido y a d’ailleurs effectué sa préparation avant le P1 de Riyadh, première échéance majeure de 2026.
Un soutien personnel déterminant
Sur le plan humain, Garrido insiste sur un point clé : il n’est pas seul. Sa compagne, Thaisa Alcántara, a joué un rôle central dans cette transition.
« Sans elle, je ne serais pas ici. Pouvoir construire notre vie ensemble, être bien, être heureux… ça compte énormément. »
Un équilibre personnel qu’il estime indispensable pour performer sur la durée.
Un joueur lucide, pas dans la provocation
Concernant les critiques, notamment sur l’accès aux soins en Espagne, Garrido répond sans chercher la polémique.
« On me disait de ne pas revenir si quelque chose m’arrivait, mais aujourd’hui tout le monde passe par le privé. La réalité, c’est ça. »
Avec cette prise de parole, Javi Garrido devient l’un des premiers Espagnols à mettre des mots clairs sur un mouvement de fond dans le padel pro.
Un choix réfléchi, assumé, et surtout révélateur d’un circuit où les joueurs doivent penser carrière, stabilité et avenir bien au-delà du terrain.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !

























































































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