Le padel pro traverse une nouvelle zone de turbulence. La Fédération Internationale de Padel vient d’annoncer l’instauration d’une cotisation annuelle obligatoire pour accéder à Padel One, la plateforme officielle d’inscription aux tournois internationaux. Une décision qui concerne directement tous les joueurs classés hors Top 100 mondial.

Jusqu’ici, l’accès à ce système était gratuit. Désormais, pour pouvoir simplement s’inscrire aux tournois Premier Padel et FIP, il faudra payer.

Une mesure qui frappe les joueurs les plus fragiles

La grille tarifaire est claire :

  • 120 € pour Premier Padel
  • 80 € pour le Cupra FIP Tour
  • 150 € pour les deux circuits
  • Sans compter les frais d’inscription par tournoi, la licence fédérale, les déplacements et l’hébergement.

Autrement dit, un coût supplémentaire pour des joueurs qui, justement, ont du mal à vivre de leur sport et doivent multiplier les tournois pour progresser au classement.

Le paradoxe est évident : les 100 premiers mondiaux, ceux qui disposent déjà des meilleurs revenus et sponsors, sont exemptés.

Cepero monte au front

Parmi les voix les plus critiques, celle de Álvaro Cepero a résonné fort. Le joueur espagnol n’a pas mâché ses mots :

« Maintenant, on doit payer une cotisation annuelle juste pour s’inscrire aux tournois. C’est une façon de récolter de l’argent par la simple force. »

Et plus frontal encore :

« Ça s’appelle se moquer de nous en pleine figure. Félicitations. »

Cepero pointe aussi la responsabilité collective dans l’évolution du circuit :

« Vous êtes contents ? Vous allez payer la cotisation de tous ceux qui ont cru en vous ? »

Un message adressé directement à ceux qui avaient soutenu la transition vers Premier Padel.

Crédit alvarocepero91

La goutte de trop pour beaucoup de joueurs

Cette mesure s’ajoute à une série de changements mal vécus :

  • Fin des hôtels pris en charge en phases préliminaires
  • Paiement des inscriptions sur le FIP Tour
  • Augmentation globale des coûts de compétition

Pour de nombreux joueurs, la promesse initiale d’un circuit plus protecteur s’éloigne, au profit d’un modèle jugé de plus en plus financier.

Un débat qui dépasse la simple cotisation

Derrière cette polémique, c’est la soutenabilité économique du padel professionnel qui est en jeu. Peut-on construire un circuit mondial sans fragiliser sa base ? Peut-on demander toujours plus à ceux qui gagnent le moins ?

La FIP parle de reconnaissance envers le Top 100. Les joueurs, eux, y voient un déséquilibre structurel.

Une chose est sûre : avec cette nouvelle taxe, le malaise entre la FIP et une partie importante du peloton est loin d’être apaisé.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !