Au lendemain de sa belle victoire au premier tour du Greenweez Paris Major, Thomas Leygue s’est confié au micro de Padel Magazine sur les défis à venir : changement de partenaires, fin de saison vision de l’équipe de France, Championnat du Monde à Doha ainsi que la polémique autour de la sélection des Émirats Arabes Unis.
Une victoire pleine d’émotions
Padel Magazine : “On t’a vu très ému après la rencontre hier. C’était la deuxième fois que tu gagnais sur le Philippe Chatrier.“
Thomas Leygue : « Une victoire comme ça sur le Chatrier, devant le public, la famille, les amis, c’est une grande émotion. J’étais super content, on a fait un match quasi parfait, même si on a eu un petit moment de doute à la fin du premier set. Sinon, je suis très satisfait du résultat et du niveau de jeu. »

Padel Magazine : «Comment as-tu vécu le fait de jouer dans des conditions qui n’étaient pas vraiment propices à ton style de jeu ? »
Thomas Leygue : « Je ne sais pas si les conditions n’étaient pas favorables pour moi, mais elles devaient sans doute avantager des joueurs moins agressifs comme Ignacio Piotto et Ramiro. Après, j’ai réussi à trouver un point où je pouvais utiliser mon smash, même si ça ne sortait pas tant que ça. Ça fait trois mois que je joue bien, les résultats commencent à arriver. »
Padel Magazine : « Pas de répit, par contre, tu enchaînes à 18h avec ton deuxième match. »
Thomas Leygue : « Je m’attendais à jouer mercredi, avoir un jour de repos pour pouvoir m’entraîner un peu, mais bon, c’est comme ça. J’espère qu’il y aura du monde dans le public à 18h. On va tout donner. On a un match très compliqué, mais parmi les têtes de série, c’est une des paires les plus accessibles, même si on part à 80/20 pour eux. Mais je suis content du tirage, et on va tout donner. »
Padel Magazine : « Comment ça se passe avec Ignacio ? Par moments, on sentait que vous vous parliez moins. »
Thomas Leygue : « Ce n’est pas vraiment ce que j’ai ressenti sur la piste. Je suis assez préparé avec mes partenaires, mais par exemple, l’alchimie que je peux avoir avec Bastien est forcément différente. Avec Ignacio, on a une communication normale, tout se passe bien, et on est très contents de jouer ensemble. »

Le changement de partenaire, une charge mental
Padel Magazine : « Le changement constant de partenaire, comment tu le vis personnellement et mentalement ? »
Thomas Leygue : « C’est compliqué, il n’y a pas de projet qui se forme. Dans le padel, les gens changent de partenaire tous les trois ou quatre tournois. Ce qui est difficile, c’est que je suis à un classement où j’ai du mal à trouver un partenaire. C’est compliqué de construire un projet sur plusieurs tournois ou sur une saison entière. Pour l’instant, je m’adapte, je cherche des partenaires pour chaque tournoi. Mais c’est surtout mentalement que c’est dur. On a envie de trouver un projet et il n’y a rien qui vient à nous. »
Padel Magazine : « Prenons l’exemple de Valenzuela et Hernandez, deux joueurs quasiment au même classement, qui ont joué beaucoup de tournois ensemble et qui montent en puissance ces dernières semaines. Penses-tu qu’il faut jouer avec quelqu’un de la même génération pour pouvoir s’illustrer sur le long terme ? »
Thomas Leygue : « Aujourd’hui, les projets qui marchent le mieux sont souvent ceux avec des joueurs de la même génération. On le voit avec Coello/Tapia, et comme tu le dis avec Pol et Rama. En général, quand il y a une différence d’âge, ça dure un peu moins longtemps. Quand les objectifs sont les mêmes, ça peut durer plus longtemps.
Je pensais que ça fonctionnerait avec Ignacio, mais il a décidé de changer de partenaire après le tournoi, donc on verra bien. Pour l’instant, je cherche, je n’ai rien de concret. Je suis un peu dans le doute au niveau des partenaires, car j’ai presque assez de points pour rentrer dans les tableaux finaux. J’ai beaucoup ramé ces deux dernières années en prenant des joueurs derrière moi au classement, et j’aimerais changer la situation, que ce soit moi qu’on tire vers le haut, et pas l’inverse, même si le niveau de jeu ne correspond pas toujours aux points. On verra bien. »

Padel Magazine : « Qu’est-ce qui a changé entre le Thomas Leygue qui a foulé pour la première fois le Chatrier et celui d’aujourd’hui ? »
Thomas Leygue : « Je dirais la maturité, l’expérience, le fait d’avoir joué plusieurs fois sur ce court, et ensuite le niveau de jeu. Il y a eu beaucoup d’entraînements, beaucoup de remise en question, et de nombreux changements dans ma vie. Aujourd’hui, je suis plus mature et j’ai plus d’expérience. »
Des nouveautés en Equipe de France
Padel Magazine : « Que penses-tu de cette nouvelle Équipe de France avec Manuel Vives et Timéo Fonteny convoqués pour les Mondiaux de Doha ? »
Thomas Leygue : « La sélection devient de plus en plus dure. Je sais qu’il y a un peu plus de concurrence à gauche qu’à droite. Aujourd’hui, il y a peut-être six ou sept joueurs qui méritaient d’être en Équipe de France. Je suis très content pour Man et Timéo. Si ça avait été Adrien Maigret ou Jérôme Inzerillo, ça aurait aussi été mérité. C’est Pablo qui prend la décision, je respecte entièrement son choix, et je suis très content de cette équipe.”
Ça va être compliqué de défendre cette médaille de bronze. L’objectif est de finir dans les quatre premiers, et une médaille serait la cerise sur le gâteau. »

La polémique avec les Émirats Arabes Unis
Padel Magazine : « Que penses-tu de la nouvelle sélection des Émirats Arabes Unis avec quatre joueurs espagnols, Ayats, Icardo, Furtado et Jofre ? »
Thomas Leygue : « J’ai un peu de mal avec ça. Je ne veux pas critiquer tout le monde, mais je suis complètement contre ce genre de pratique. Pour moi, on ne peut pas nationaliser des joueurs comme ça, sinon ce seront des championnats du monde entre Espagnols et Argentins. Je trouve que ce n’est pas bon pour le développement du sport. C’est important que chaque nation se développe avec des joueurs de leur nationalité. Aujourd’hui, c’est leur choix, ce sont leurs valeurs, c’est eux qui ont accepté de ne pas représenter leur pays. Moi, je ne l’aurais pas fait, mais c’est comme ça. On respecte leur choix, ainsi que la décision de la FIP qui accepte ce genre de chose. »
Padel Magazine : « Est-ce que tu trouves ça différent des Argentins qui représentent l’Italie, mais qui ont tout de même un lien familial avec ce pays ? »
“Pour rien au monde je ne quitterais la France”
Thomas Leygue : « Pour moi, c’est la même chose. Je suis très proche d’Aris Patiniotis, qui est un très bon ami, mais je suis contre le fait de nationaliser les joueurs. On a tous des liens avec des parents ou des grands-parents dans un autre pays. Mais aujourd’hui, quand tu décides de représenter un pays, tu te donnes à fond. Ces joueurs, le jour où ils auront la possibilité de jouer avec l’Argentine, ils quitteront l’Italie sans problème, et ce sera pareil pour les Espagnols à Dubaï. Je ne pense pas qu’ils soient fiers de représenter les couleurs qu’ils portent, mais je me trompe peut-être. Pour rien au monde, je ne quitterais la France et je représenterai toujours mon pays »
Un défi de taille attend Thomas et son partenaire cet après-midi. À 18h, ils affronteront la tête de série n°15 du tournoi, Xisco Gil et Juanlu Esbri, avec un seul objectif : faire vibrer et enflammer le public du court Philippe Chatrier. Suivez la rencontre en direct sur la chaîne YouTube de Premier Padel.
Fan d’ovalie, de ballon rond mais aussi de sport de raquette, il a été piqué par le padel lors de son adolescence en Galice. Aussi à l’aise devant la caméra que derrière un micro, Vince saura apporter sa vision et son expertise de passionné de la petite balle jaune.

























































































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