La finale dames des Championnats de France interclubs N1 a tenu toutes ses promesses. Longtemps indécise, parfois renversante, souvent sous très haute tension, elle s’est finalement conclue par la victoire du TC Bandol, tête de série n°1, au bout d’un troisième match totalement dingue. Les favorites l’emportent, mais elles se sont fait très peur.

Big Padel frappe en premier

Le premier double lance parfaitement la finale pour Big Padel. Alignées d’entrée, Camila Fassio Goyeneche et Natividad López Díaz confirment leur statut et livrent une prestation très propre face à Clara Mansart et Marianne Vandaele.
Victoire 6/4 6/2 en 55 minutes, avec une domination nette, visible aussi dans les chiffres : 3 balles de break obtenues, 3 converties, aucune concédée, et surtout 59 points gagnants contre 33. Big Padel prend logiquement l’avantage.

Bandol remet les compteurs à zéro

Dos au mur, le TC Bandol répond immédiatement. Léa Godallier et Carla Touly, récentes lauréates du P2000 de Bordeaux, imposent leur loi face à Catherine Lalanne et Camille Moga.
Match à sens unique, maîtrisé de bout en bout, conclu sur un 6/2 6/0 en seulement 39 minutes. Tout se jouera donc sur un troisième match décisif pour le titre.

Un troisième match complètement fou

Le titre se joue entre Cassandra Senjean / Manon Marcarie pour Big Padel et Giorgia Marchetti / Mélissa Martin côté Bandol. Sur le papier, l’avantage est clairement bandolais, avec une Marchetti top 60 mondiale et Martin ancienne numéro 1 française, au-dessus en termes de référence. Mais sur la piste, rien ne va être simple.

Le premier set démarre fort pour Bandol, qui prend rapidement deux breaks. Big Padel s’accroche, revient dans le set, mais Marchetti et Martin serrent le jeu pour s’imposer 6/4.

Dans le deuxième set, changement total de dynamique. Senjean et Marcarie breakent tôt, tiennent leurs engagements et égalisent à un set partout (6/4). La finale bascule alors dans un troisième set irrespirable.

Un dernier set sous très haute tension

Les cinq premiers jeux de la manche décisive sont totalement fous : cinq breaks consécutifs, aucune équipe ne parvient à confirmer. Break, débreak, break, débreak… la tension est maximale.
Big Padel finit par confirmer un break et mène 4-2. À cet instant, le titre semble leur tendre les bras.

Mais Bandol refuse de lâcher. Marchetti et Martin reviennent, débreakent, puis prennent l’avantage pour mener 5-4. Le jeu suivant restera comme l’un des moments les plus intenses de cette finale.

Sept balles de match, un scénario irréel

Bandol se procure sept balles de match.
Six sont sauvées par Senjean et Marcarie dans une atmosphère irrespirable.
Sur ces six balles de match sauvées, trois points gagnants touchent la bande du filet, chaque fois au moment le plus critique.

Mais la résistance finit par céder. Sur la septième balle de match, Giorgia Marchetti et Mélissa Martin concluent enfin. Victoire Bandol, au bout de l’effort, au bout du suspense.

Bandol au sommet, Big Padel peut être fier

Le TC Bandol décroche ainsi son premier titre de champion de France interclubs N1, confirmant son statut de tête de série n°1. Le recrutement ambitieux de l’intersaison, notamment avec l’arrivée de Giorgia Marchetti, a porté ses fruits, même si la route vers le titre aura été bien plus tortueuse que prévu.

Côté Big Padel, la déception est forcément immense. Le titre n’était qu’à deux jeux, mais le bilan reste extrêmement positif : une demi-finale remportée face au Stade Toulousain (TS2), et une finale où elles auront fait vaciller les grandes favorites jusqu’au bout.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !