A la fois co-organisateur du FIP Silver Caen et joueur engagé sur les pistes, à 39 ans, Jimmy Devaux a encore prouvé qu’il savait conjuguer exigence organisationnelle et compétition, en s’offrant une finale de previas au coté de Alban Mounier Alonso (alias Albano Padel) lors de cette deuxième édition passée du FIP Bronze au FIP Silver.
Joueur investi, sans statut professionnel
Jimmy Devaux assume pleinement son statut de joueur amateur très investi, régulièrement présent sur le circuit.
« On n’est pas obligé d’être professionnel pour être bien entouré. Le maillot, les partenaires, c’est aussi une manière de s’amuser tant qu’on le peut encore. »
Ancien joueur semi-professionnel de tennis de table, il revendique cette filiation technique.
« Le ping-pong m’a donné une très bonne main, des réflexes, le petit geste. J’ai essayé d’adapter ça au padel, notamment sur le retour de service. »
Son topspin masqué, particulièrement déroutant, est devenu une signature.
« Il n’y a quasiment pas de geste, juste un coup de poignet. Ça part au dernier moment, c’est volontairement masqué. »

Des qualités… et des limites assumées
Face à des joueurs plus puissants, Devaux reste lucide.
« Je ne suis pas fort au filet, je fais très peu de points gagnants. Mon jeu, c’est d’éviter la faute. Sur ce match, j’ai voulu forcer un peu plus, et forcément, ça amène de la frustration. »
Il souligne aussi la dimension physique et mentale du padel.
« Ce n’est pas moins physique que d’autres sports, c’est différent. Le cardio peut monter très haut. Et la concentration mentale joue énormément, on ne s’en rend pas toujours compte. »
Un projet club structurant en Normandie
En parallèle du tournoi, Jimmy Devaux est aussi entrepreneur “du “club de padel“.
« À la base, je me suis retrouvé avec un terrain sur les bras après la première édition. J’ai appelé trois amis et on s’est dit : on crée un club. »
Le projet a vu le jour à Granville, zone touristique encore peu équipée.
« Aujourd’hui, on a une structure 100 % autonome, avec un terrain de double et un simple, et ça fonctionne très bien. On vient de déposer un permis pour ajouter quatre pistes supplémentaires. »
À terme, le Tcholé Padel Club s’agrandira avec un véritable club-house.
« On veut garder la partie autonome pour les horaires tardifs, et développer à côté un vrai club, avec salle de séminaire, badminton, un central de qualité et un club-house pensé comme un lieu de vie. »

FIP Silver Caen : succès sportif et axes d’amélioration
Sur le plan organisationnel, Devaux se félicite du plateau réuni.
« Un FIP Silver, c’est très bien. La preuve : le niveau est là. »
Mais il identifie aussi des points à améliorer sur le circuit FIP.
« Le système d’inscription mérite réflexion. Diffuser les tableaux trop tôt peut décourager certains joueurs. Peut-être faudrait-il les publier le jour J. »
Autre sujet sensible : les forfaits tardifs.
« Fermer les inscriptions 10 jours avant, ça n’a pas beaucoup de sens. En dix jours, il peut se passer énormément de choses : blessures, forme, déplacements. »
Il évoque également la question des pénalités.
« Ce ne sera pas populaire, mais il faut responsabiliser. Trouver un certificat médical aujourd’hui, c’est parfois trop simple. »

Un événement qui marque les esprits
Sur le terrain comme en tribunes, le succès populaire est au rendez-vous.
« Dès le premier match du matin, il y avait déjà du monde. Les tribunes sont pleines, et ce n’est que le début. »
Le point d’orgue aura lieu au Parc Expo, avec plus de 3 000 spectateurs attendus pour les finales.
« On a voulu proposer quelque chose de différent, avec un concert live après les matchs. Le panneau de score devient une scène, le filet disparaît, le terrain se transforme. »
Une vision assumée.
« On aime sortir de l’ordinaire, se challenger et marquer les esprits. La Normandie est une vraie terre de padel, avec des gens qui viennent parfois de très loin pour assister aux matchs. »
Un regard lucide sur l’évolution du padel
Comparant padel et tennis, Jimmy Devaux observe une évolution nette.
« Le padel correspond davantage au rythme de vie actuel. Aujourd’hui, des non-initiés viennent simplement voir de beaux matchs. »
Il reste toutefois attentif aux équilibres du jeu.
« Il y a peut-être des axes d’amélioration, comme ralentir légèrement les balles ou favoriser plus de diversité au plus haut niveau. Mais quand on voit 16 000 personnes en tribunes à Barcelone, on sait qu’il se passe quelque chose. »
Sur une dernière touche plus personnelle, l’ancien pongiste conclut sans hésiter.
« Aujourd’hui, je prends plus de plaisir à regarder un match de padel qu’un match de tennis de table. Même si les frères Lebrun restent une référence absolue. Je reste un enfant du ping-pong. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
























































































FIP Silver Caen : les seizièmes livrent leur verdict, l’aventure continue pour plusieurs Français
FIP Platinum Marseille : Thomas Leygue de retour à l’international aux côtés de Nuno Deus
Alejandra Salazar choisit Alejandra Alonso pour écrire son dernier chapitre
P50, barèmes, P2000/P3000, licence unique : les évolutions majeures du padel français
Rafael Frogé, 15 ans, le padel comme évidence
Ustero sur Ari Sanchez : “Ce qui me frappe le plus, c’est son professionnalisme”
Sacha Devriendt : « Quitte à vouloir faire du padel, autant aller le plus haut possible »
FIP Silver Caen : place au tableau principal avec une grosse journée de huitièmes en perspective
FIP Silver Caen – Les qualifs livrent leurs verdicts, un lucky loser pas comme les autres
À La Rochelle, l’Impact Stadium lance les inscriptions de son P1000 BC METAL du 13 au 15 février
Qualifications FIP Silver Caen – Des premiers tours favorables aux Français, place aux matchs décisifs
Martin Di Nenno : “En 2025, je n’ai pas pu construire quoi que ce soit avec personne”
Antonio “Pincho” Fernández rebondit chez Enebe Pádel après son départ de Joma
BUP ou comment une idée oubliée a remis la balle au centre du jeu
Le padel attire Rolex : Arturo Coello devient le premier joueur de padel de la marque suisse
Ti Break : à Guilers, un projet padel pensé sur le long terme, entre passion, exigence et vision
Sports de raquette “de l’ombre” : les ignorer serait une erreur stratégique
HEAD devient équipementier officiel de la MY CENTER Academy
Service au padel : ce que change vraiment la nouvelle règle FIP
FIP Tour : répartition du prize money et montants par catégorie de tournoi
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Et Ducati créa la pala la plus rapide du monde !
Une pédagogie du padel centrée sur le geste
Quand le padel se synchronise : pourquoi on tombe parfois dans le rythme de l’adversaire
Pourquoi le lob excentré est une opportunité à exploiter même si…
Les gauchers sur le circuit : une dynamique de plus en plus agressive chez les hommes
Adrien chez Padel Stuff : mission solidité pour un revers encore perfectible
Le Star Point fait son entrée sur le FIP Promises : le top départ d’un nouveau format de score
FIP Promises : un nouveau cadre réglementaire pour la formation et les tournois des jeunes dès 2026
Prévenir les blessures au padel : les méthodes qui permettent de jouer plus longtemps
Échauffement, étirements, récupération : les clés pour durer
Padel : un sport passionnant, mais pas sans risques
À Barcelone, OSS Tennis Padel entre sport de haut niveau et expériences partagées
FIP Academy : la Fédération Internationale de Padel lance sa plateforme mondiale de formation officielle
Andoni Bardasco : Galán, “insupportable” à affronter / Le vrai modèle : Coki Nieto