À l’heure où le padel français entre dans une phase de structuration accélérée, symbolisée notamment par l’arrivée du Salon du Padel les 28 et 29 mars 2026 au club Padel Horizon à Sucy-en-Brie, certaines initiatives viennent répondre à des problématiques très concrètes du quotidien des pratiquants. BUP fait partie de ces avancées.
Derrière la marque, Théo Bourdarel, 24 ans, passionné de tennis depuis l’enfance, fils de joueur de padel de haut niveau propose une solution simple à un problème universel : la durée de vie des balles.
Une idée née sur le terrain… et dans les livres
Quand Théo reprend sa raquette de tennis en 2022 après une pause pour ses études, il a une mauvaise surprise. « Je me suis rendu compte que les balles n’étaient plus les mêmes qu’avant. Autour de moi, tout le monde me disait la même chose : depuis le Covid, la qualité est partie en cacahuète. »
Curieux, il cherche à comprendre et tombe sur un article de 1935 signé René Lacoste, expliquant le principe de la balle pressurisée regénérable. Oui, 1935, Lacoste !
« Il avait pensé la balle comme un ballon de foot. Une balle faite pour être regonflée. Et je me suis dit : comment on a pu oublier ça pendant un siècle ? »
Le déclic est aussi écologique.
« Voir des clubs jeter des tonnes de balles toutes les semaines, je trouvais ça fou. Moi-même, je rachetais des balles tout le temps alors qu’elles étaient encore bonnes pour jouer. »
BUP : conserver la pression, prolonger le jeu
Avec trois associés et amis, deux ingénieurs et un profil opérationnel, Théo lance BUP. Le concept est redoutablement simple : « On a développé une machine qui permet de conserver les balles sous pression pour améliorer leur durée de vie. BUP, c’est comme un tube de balles neuves, mais en grand format. »
Théo nous propose une analogie pour tout comprendre : « C’est comme un frigo pour les aliments. Si tu veux conserver quelque chose plus longtemps, tu le mets dans le bon environnement. »
Techniquement, la balle perd de sa pression dès l’ouverture du tube. Le caoutchouc est poreux, l’air s’échappe. BUP recrée donc un environnement pressurisé qui permet à l’air de réintégrer la balle.
Clubs : économie pour les uns, performance pour les autres
Sur le terrain, l’accueil est globalement très positif, pour des raisons différentes selon les profils.
« Le président de club, il ne voit que l’économie. Le coach, lui, se dit surtout : enfin, je vais arrêter de me prendre des remarques parce que les balles sont molles. »
La promesse est attractive : des balles qui durent deux à trois fois plus longtemps et une pression constante pour le jeu. Mais pour Théo, l’atout majeur est ailleurs : « Aujourd’hui, la balle est la dépense numéro un dans n’importe quelle structure, tennis ou padel. Notre fer de lance, c’est l’économie. »
En phase de développement, la facilité et la rapidité d’usage ont été prioritaires : « Il fallait que ça prenne moins d’une minute trente par jour pour un coach. Sinon, ça ne marche pas. »
Le padel, un terrain plus réceptif que le tennis
Si l’adoption est rapide en padel, elle est plus lente en tennis. La raison ? Les habitudes. « Certains coachs de tennis fonctionnent de la même façon depuis 30 ans. Forcément, changer une routine, ça peut agacer. »
Au padel, la solution s’intègre naturellement et vient (enfin) rabaisser le “ticket d’entrée” pour jouer : « Aujourd’hui, la vraie barrière à l’entrée du padel, c’est le coût. Les balles, c’est 7–8 euros à chaque partie. » D’où l’intérêt de BUP. Ainsi, de nombreux clubs ont adopté un modèle vertueux : récupérer les balles de tournoi, les repressuriser, puis les revendre 1 euro la balle : « Ça permet aux joueurs débutants d’avoir de bonnes balles à moindre prix. Et au club de valoriser ce qu’il jetait avant. »précise Théo Bourdarel.
Marché, résistance et effet boule de neige
Côté fiabilité, qualité et efficacité du produit, tout n’a pas été simple pour arriver au résultat final : « La R&D, c’est dur. Chaque solution crée de nouveaux problèmes. » Et puis il y a eu les exigences du marché avec lesquelles il a fallu composer : « Il y a 1 à 2 % de très bons qui veulent absolument des balles neuves. Au début, c’était dur de les convaincre. » Mais le bouche-à-oreille a fait le reste : « Aujourd’hui, tous niveaux confondus, les joueurs vont dans le club d’à côté utilisant BUP, voient qu’ils jouent avec des balles à 3 euros et se demandent pourquoi chez eux c’est encore 8. »
Résultat : aujourd’hui, 18 à 19 % des clubs de padel français sont équipés de bUP et de solutions similaires. Sur le tennis, le taux est encore plus bas (3 à 5 %), mais la dynamique est lancée.
Une aventure qui ne fait que commencer
BUP commence à s’exporter : Maroc, Portugal, Europe de l’Est et bientôt le Moyen-Orient. Sur la différence entre balle neuve et balle repressurisée, Théo est transparent : « On n’atteint pas la surpression des cinq premiers points d’une balle neuve. En revanche, on est à 90–95 % du rebond optimal, de manière constante. » C’est déjà beau !
Pour le jeune entrepreneur, « BUP, c’est la plus belle aventure de ma vie. On répond à un besoin clé, on a un impact écologique et je travaille avec des gens passionnés. Je pense que BUP va devenir indispensable à notre sport. »
Une conviction qui résonne particulièrement à l’heure où le padel français cherche à grandir, le tout sans rehausser les coûts.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 au Domaine De Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet son antoushiasme et sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !

























































































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